FLEURBAIX LAVENTIE, VILLE
SANTE
S'il te plaît, dessine-moi un enfant qui mange bien

Depuis 1992, Lesieur est partenaire de l'étude "Fleurbaix Laventie Ville Santé" dont la première phase s'achèvera en 1997. Les résultats recueillis jusqu'alors évoquent le rôle prépondérant de l'alimentation de l'enfant dans le risque de développement, à l'âge adulte, de pathologies notamment cardio-vasculaires.
UNE ÉTUDE CONSTRUITE AUTOUR DE DEUX INTERROGATIONS MAJEURES
L'objectif de cette enquête épidémiologique est de
réunir les éléments pour répondre à deux
questions sur l'influence de la nutrition sur la santé :
I. Peut-on influencer les habitudes alimentaires de toute la famille en
intégrant une information nutritionnelle dans les programmes scolaires
?
II. Peut-on identifier précocement les enfants susceptibles de développer
une maladie liée à la nutrition ?
Deux communes de la région du Nord/Pas-de-Calais, Fleurbaix
et Laventie, ont été choisies pour la stabilité de
leur population, la cohésion de l'équipe des médecins
généralistes et l'extraordinaire accueil réservé
par l'équipe municipale et les enseignants. Une mobilisation générale
a permis de réaliser, en 1992, une évaluation des habitudes
alimentaires des familles des enfants scolarisés de la grande section
maternelle au CM2, dans toutes les écoles.
Cette vaste enquête alimentaire concernait 549 familles, 2 364 personnes,
1 195 femmes et 1 169 hommes dont 633 filles de moins de 18 ans et 643 garçons
de moins de 18 ans. Pour obtenir une mesure fiable des ingesta alimentaires
des enfants, une diététicienne a enregistré, à
domicile, une journée de leurs apports alimentaires.
Pour répondre à la première question, un programme pédagogique
a été mis au point en collaboration avec l'Education nationale.
Les enfants de Fleurbaix et de Laventie bénéficient régulièrement
d'une information nutritionnelle incluse dans les programmes scolaires. L'impact
de cet enseignement sera évalué par une seconde enquête
en 1997.
Quant à la deuxième question, les enfants bénéficient
chaque année d'un examen clinique, réalisé par deux médecins
scolaires, qui permet de mesurer le poids, la taille, l'épaisseur des
plis cutanés qui reflète l'importance de la graisse corporelle,
le tour de taille, le tour de hanches, la tension artérielle et le
développement pubertaire.
Dans les écoles, un dépistage des taux de triglycérides
(graisses dans le sang), de cholestérol et de glycémie (sucre
dans le sang) a été effectué chez tous les enfants à
jeun à l'occasion de matinées "Petit déjeuner dépistage".
Ce dépistage est effectué à partir d'une goutte de sang.
Prélevée au bout du doigt de manière parfaitement indolore,
cette goutte est déposée sur une bandelette. Trois minutes suffisent
au Réflotron® pour donner le résultat.
LE SURPOIDS CHEZ L'ENFANT :
UN FACTEUR DE RISQUE CARDIO-VASCULAIRE
À L'ÂGE ADULTE
Si l'on compare le poids des enfants de Fleurbaix et de Laventie à
celui de référence établi par l'Organisation mondiale
de la santé, on ne constate aucune différence significative
: l'identité entre les deux est proche de 100 %. Les enfants
"Ville Santé", dans l'ensemble, ne sont pas plus gros qu'ailleurs !
Il n'y a pas plus d'enfants obèses à Fleurbaix et Laventie que
dans le reste de la France ou de l'Europe : ce problème touche
8 à 10 % d'entre eux.
Les filles sont plus "dodues" que les garçons. L'épaisseur de
leurs plis cutanés est significativement plus importante que celle
des garçons. Par ailleurs, le tour de taille de ces derniers, dès
l'âge de 5 ans, est plus élevé que celui des filles alors
que l'on pensait que ces modifications n'apparaissaient qu'après la
puberté.
On a constaté que chez les enfants ayant une surcharge pondérale,
l'épaisseur du pli sous-scapulaire (mesuré en dessous de l'omoplate)
est associée à un niveau de tension artérielle, aussi
bien systolique que diastolique, plus important. L'épaisseur de ce
pli reflète la quantité de graisses au niveau du tronc. Plus
il est important, plus la tension artérielle est élevée.
Or l'hypertension artérielle chez le sujet adulte est un facteur de
risque cardio-vasculaire majeur. Des études récentes ont montré
qu'un excès de poids chez l'enfant est associé, à l'âge
adulte, à un risque cardio-vasculaire plus important. Ce risque passerait
par l'augmentation progressive de la tension artérielle et des perturbations
des lipides sanguins. D'ailleurs, des résultats similaires sont en
effet retrouvés avec le taux de triglycérides. Leur dosage reflète
la quantité de graisses présentes dans le sang. À l'âge
adulte, un excès de triglycérides sanguins expose à un
risque plus grand d'infarctus ou d'athérome. Dans l'enquête "Fleurbaix
Laventie Ville Santé", les enfants dont les plis sous-scapulaires sont
plus épais ont un niveau de triglycérides également plus
élevé. Cela sera-t-il un facteur de risque majeur à l'âge
adulte ? Le suivi de la cohorte d'enfants à plus long terme permettra
de répondre à cette question.
Ainsi, les résultats de l'enquête "Fleurbaix Laventie Ville Santé"
démontrent que dès l'enfance, l'augmentation du tissu adipeux
basée sur l'épaisseur des plis sous-cutanés, est associée
à des facteurs de risques cardio-vasculaires de l'adulte plus élevés
comme l'hypertension artérielle ou l'hypertriglycéridémie.
| Aliments | Proportion d'enfants ayant consommé ces aliments lors de la journée d'enquête |
|---|---|
| Sucreries | 90 - 95 % |
| Lait | 80 - 90 % |
| Pommes de terre | 70 - 80 % |
| Céréales ou pâtes | 60 à 70 % |
| Viande | 70 à 80 % |
| Gâteux | 65 à 70 % |
| Matières grasses végétales visibles | 65 % jusqu'à 7 ans 15/18 ans : 95 % des filles et 85 % des garçons. |
| Légumes verts | 55 - 65 % |
| Yaourt | 55 - 60 % |
| Charcuterie | 50 % |
| Fromage | 50 % |
| Fruits frais | 30 - 40 % |
| Poisson / uf | 20 % |
PROFIL NUTRITIONNEL DES ENFANTS DE FLEURBAIX- LAVENTIE :
TROP DE GRAISSES CACHEES ET PAS ASSEZ DE FRUITS
L'alimentation, notamment un excès de protéines au début
de la vie, une alimentation riche en lipides par la suite et la diminution
de l'activité physique, favorisent l'augmentation de l'adiposité
de l'enfant. Qu'en est-il alors du profil alimentaire des enfants de Fleurbaix
et de Laventie ?
Les enquêtes alimentaires réalisées auprès des
enfants permettent de dégager la répartition énergétique
par repas ainsi que les catégories d'aliments qu'ils consomment le
plus.
L'apport au petit déjeuner a tendance à être un peu en
dessous des 25 % de l'apport énergétique total (AET) recommandés.
Le déjeuner est le repas le plus important des enfants puisqu'il représente
32 à 33 % de l'AET. Le dîner varie, selon l'âge, entre
27 et 30 % de l'AET et 15 à 18 % environ pour le goûter,
en sachant qu'il est un peu plus faible chez la fille que chez le garçon.
À partir de ces enquêtes alimentaires, on constate que les enfants
de "Fleurbaix-Laventie" consomment globalement une grande proportion de glucides
sous forme de céréales, de pommes de terre et de produits sucrés.
Les glucides couvrent près de la moitié de l'apport énergétique
total des enfants.
Le lait et ses dérivés fournissent les mêmes apports caloriques
que le groupe viande et œuf aussi bien chez les filles que chez les garçons.
On note une très faible consommation de poisson, puisqu'elle ne
représente que 2 % de l'apport énergétique total.
La même remarque est applicable à la consommation de légumes
et surtout de fruits qui n'assurent qu'une très faible partie de la
ration énergétique journalière. En effet, 60 à
70 % des enfants n'ont pas consommé un fruit frais le jour de
l'enquête.
Quant à la ration lipidique, les matières grasses d'origine
végétale (huile et margarine) ne représentent que 8 %
de l'apport énergétique total (AET) qu'il s'agisse des filles
ou des garçons. Une proportion similaire en ce qui concerne les matières
grasses d'origine animale (beurre, gras de bœuf...). Il apparaît qu'une
partie importante de l'excès de graisses alimentaires provient des
graisses cachées.
GROS PLAN SUR LA CONSOMMATION LIPIDIQUE : PRIVILÉGIER
LES LIPIDES MONO-INSATURÉS
En terme de consommation énergétique totale, les enfants
de l'étude "Fleurbaix-Laventie Ville Santé", les filles comme
les garçons, n'ont pas d'apports caloriques excessifs. Les apports
augmentent avec l'âge et deviennent à partir de l'âge de
6 ans plus faibles chez les filles que chez les garçons. À partir
de 6 ans, les filles ont une alimentation proche de celle des femmes et les
garçons proche de celle des hommes.
À cet âge, le profil alimentaire est plus proche des recommandations
que celui des adultes, aussi bien chez les filles que chez les garçons
:
o La ration protidique n'est pas trop élevée, elle représente
12 à 15 % de l'AET, conformément aux recommandations.
o En revanche, l'apport en glucides complexes est trop faible. Ceci est particulièrement
vrai à partir de l'âge de 8 ans.
o La ration lipidique totale des enfants est trop importante même si
elle reste inférieure à celle de l'adulte. Elle est de 30 %
à 35 % de l'AET, jusqu'à l'âge de 7 ans, mais elle
augmente ensuite pour se rapprocher des 40 % des apports énergétiques
à partir de l'âge de 10/11 ans. Elle est très déséquilibrée
en lipides saturés apportés par les graisses cachées
des aliments tels que les gâteaux et les préparations à
base de matières grasses animales, ceci au détriment des
graisses mono-insaturées.
Selon les recommandations nutritionnelles :
o Les lipides saturés doivent représenter 7 % de l'Apport
Energétique Total (AET) environ. Ils sont présents dans
les graisses laitières (lait, beurre, fromage...), les viandes et les
charcuteries grasses, ils favorisent l'excès de cholestérol
sanguin.
o Les lipides mono-insaturés doivent représenter 18 %
de l'AET environ. Les sources principales sont l'huile d'olive, de colza,
la graisse d'oie, l'avocat et Isio 4 de Lesieur qui contient entre autres
de l'oléisol®, une variété de Tournesol très
riche en acides gras mono-insaturés. A noter que les viandes contiennent
50 % de lipides mono-insaturés.
o Les lipides poly-insaturés doivent représenter 7 %
de l'AET environ. Ils sont essentiellement issus des huiles végétales
fluides (dont Isio 4) et des poissons. Elles ont un impact favorable
sur le risque vasculaire si elles sont consommées en quantité
raisonnable.Les enfants de Fleurbaix et de Laventie ont une consommation de
graisses mono-insaturées trop faible. Elle est de 14 % chez les
enfants de Fleurbaix et Laventie (18 % recommandé environ). Ceci
au profit des lipides saturées qui représentent 18 % chez
les enfants de Fleurbaix et de Laventie (7 % recommandé environ).
L'AVENIR : L'ÉDUCATION NUTRITIONNELLE
Si la tradition culinaire du nord de la France est encore très ancrée
dans les communes de Fleurbaix et de Laventie (la consommation de pommes de
terre en témoigne), on constate malheureusement que l'alimentation
des enfants est globalement trop riche en lipides. Non pas en lipides visibles,
mais en lipides cachés en particulier dans les gâteaux et les
charcuteries grasses. En effet, la consommation de corps gras d'origine végétale
(huile ou Margarine) ne représente que 8 % de l'apport calorique
de la journée.
Cette mauvaise répartition de la ration lipidique, à l'âge
adulte, est un facteur de risque sur la santé à plus forte raison
lorsqu'il est associé à une faible consommation de fruits frais
et de légumes verts.
Apprendre
à réduire sa ration de lipides cachés. Augmenter l'apport
visible d'huiles végétales comme Isio 4. Augmenter la consommation
spontanée de fruits et légumes. C'est ce que toute l'équipe
médicale de l'étude Ville Santé attend de l'information
nutritionnelle menée auprès des enfants pour limiter les risques
de développement des maladies cardio-vasculaires. Rendez-vous fin 1998
pour les résultats de l'enquête finale.
SERVICE RECHERCHE EN NUTRITION
14, bd du Général Leclerc
92572 Neuilly/Seine Cedex
Tél. : 01 41 43 15 43
L'IMPLICATION DE LESIEUR DANS LA RECHERCHE , NUTRITIONNELLE
ET LA SANTE
Lesieur Alimentaire innove, depuis plus de 30 ans, dans le domaine de
la recherche nutritionnelle. Lesieur participe régulièrement
à de nombreux congrès de médecine et de nutrition, pour
rester à la pointe des connaissances médicales mais aussi pour
mieux faire connaître les recherches effectuées par la société.
Dans le cadre de son programme Lipides et Santé, Lesieur a participé
activement à la création et à l'orientation des travaux
scientifiques de l'Institut des Corps Gras (ITERG). Lesieur collabore aussi
avec les plus grands spécialistes en nutrition des milieux hospitaliers,
universitaires, de l'INSERM et de l'INRA. Par ailleurs, Lesieur est partenaire
de l'étude épidémiologique Fleurbaix Laventie Ville Santé,
qui observe les habitudes alimentaires et la transmission familiale des facteurs
de risques cardio-vasculaires de plus de 400 familles du Nord de la France.
Toutes ces actions s'inscrivent dans la politique de recherche de Lesieur
en lui permettant de mieux connaître les besoins nutritionnels et les
goûts des consommateurs, et de mieux comprendre le rôle de l'alimentation,
en particulier celui des corps gras, sur les facteurs de risques cardio-vasculaires.
Toutes ces connaissances sont alliées au savoir-faire technologique
de Lesieur afin de développer des produits qui associent santé
et plaisir.
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