La formation continue des kinésithérapeutes
La formation continue :
une nécessité
Depuis que lhomme existe, il a toujours souhaité
apprendre pour mieux vivre, mieux travailler. Lhomme préhistorique
a cherché à mieux chasser en fabriquant des outils dont la réalisation
était le fruit de lobservation des éléments qui
lentouraient. La formation est donc ancrée au plus profond de
chaque individu.
Pour les kinésithérapeutes, cest une nécessité
que nul aujourdhui ne peut nier. Les techniques évoluent et le
savoir aussi. Lapprentissage est nécessaire pour parfaire son
savoir-faire et sa richesse personnelle qui profiteront aux patients qui nous
sont confiés.
Cependant, bon nombre de confrères nont pas encore trouvé
le chemin de la formation continue. Si lon veut bien retenir ce chiffre
: 10% des kinésithérapeutes se forment, soit environ 3 500,
ce qui est peu. Les évaluations analysées, les réunions
avec des directeurs dIFMK, les sondages réalisés par téléphone,
nous apportent les enseignements suivants, qui sont tous discutables et interprétables
:
Le prix est un frein à la formation.
Vrai et faux à la fois : cela peut être le cas de confrères
ayant des difficultés, mais il faut se rappeler quil y a 10 ans,
il ny avait pas de formation continue aidée et que les confrères
allaient se former dans les mêmes proportions en France ou à
létranger pour des prix élevés sans contrepartie
financière.
Il ny a pas assez de pratique.
Argument souvent faux, car même dans les stages où il y a 50%
de pratique, nos confrères trouvent quil ny en a pas assez
! Ne serait-ce peut-être pas un manque de motivation et la solution
de facilité ? Il est en effet plus facile dappliquer des recettes,
que de recevoir un enseignement où lon vous donne des outils
et des modes de raisonnement susceptibles de vous permettre daborder
toutes les situations pouvant se présenter au lit du malade.
Je nai pas de temps disponible.
Seuls les confrères inorganisés peuvent se prévaloir
dun tel argument. La gestion du temps est un élément important
de lorganisation du travail.
Les stages ne sont pas assez vivants.
Là, nos confrères ont peut être raison, cest aux
organismes de formation de changer leur mode denseignement. Il existe
des outils de pédagogie active qui permettent de dynamiser un cours,
il serait dommage de sen priver.
Pour de nouvelles méthodes de formation
il ne suffit pas de dire que les confrères désertent les formations,
il faut en cerner les causes, même si quelquefois laspect psychologique
est important et si les causes ne sont pas forcément rationnelles.
Nous avons beaucoup à apprendre des autres pays. La pédagogie
doit être plus active, cest à dire que doivent cesser les
enseignements théoriques trop longs et pas interactifs.
Des outils spécifiques existent où le stagiaire est sans arrêt
sollicité pour participer activement par petits groupes à sa
formation. Cest ce que nous mettons en place dès 2000 au CEFIPS.
En second lieu, nous utilisons dès maintenant les potentialités
énormes du web. Aussi, dès le 30 septembre prochain, vous pourrez
vous former sur la théorie par Internet en liaison avec les enseignants
et interactivité assurée. Pour la pratique, vous aurez à
vous rendre dans quatre ou cinq villes de France où après une
mise à niveau de quelques heures, vous entrerez dans le geste pratique.
Moins cher, moins de déplacements, plus au cabinet donc mieux au service
de vos patients, lobjectif que vous vous serez fixé en terme
de compétence sera atteint avec un abonnement gratuit à Internet
pour un an.
Voilà qui va révolutionner la profession.
A vos ordinateurs www.cefips.org
et vous entrez dans le troisième millénaire. A bientôt
de vous rencontrer sur le web et dans le stage pratique.
Le Président du CEFIPS
Alain Garnier
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