LA SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE

Description clinique et conséquences La Spondylarthrite Ankylosante (SA) est le deuxième rhumatisme inflammatoire chronique après la polyarthrite rhumatoïde. Cette maladie atteint une population jeune (entre 15 et 50 ans) et n’épargne pas l’enfant. C’est une maladie polygénique mettant en cause des facteurs génétiques et environnementaux. Les formes familiales sont fréquentes.

Une maladie articulaire chronique...
La SA touche les articulations de la colonne vertébrale dans tous ses segments (dorsal, lombaire et cervical), les “soude” et, par conséquent, enraidit la colonne vertébrale, compromettant, d’une part, la souplesse, et, d’autre part, les mouvements respiratoires. En outre elle atteint les articulations du bassin (articulations sacro-iliaques), donnant des douleurs dans les fesses et des pseudo-sciatiques. La souffrance du patient est importante dans la journée comme dans la nuit. Elle perturbe le sommeil et détériore la qualité de vie. A la longue, elle peut même provoquer une véritable dépression réactionnelle.
En quelques années, la maladie peut déformer la colonne vertébrale, le plus souvent par accentuation de la courbe du dos (cyphose), qui se voûte de plus en plus, et par la projection de la tête en avant, attitude compensatrice. Dans les cas graves, le patient ne peut plus regarder le ciel !

SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE

Les chercheurs recherchent des familles
concernées pour une étude génétique
et immunogénétique européenne
N° Vert : 0 800 04 23 23

Les articulations des membres ne sont pas épargnées, notamment les hanches, qui peuvent être détruites nécessitant la mise en place de prothèses totales. Les autres articulations, mains, épaules, genoux, chevilles et pieds, peuvent aussi être touchées. Le pied est fréquemment atteint, en particulier le talon, ce qui peut rendre la marche pénible, difficile, voire impossible dans des cas rares, sans l’aide de béquilles. Cette atteinte est due à l’inflammation des attaches des tendons à l’os (ou enthésiopathies). Ces dernières peuvent être diffuses aux pieds, aux genoux, aux hanches et/ou aux épaules, provoquant une forme très douloureuse et très handicapante de la maladie.
Les formes invalidantes et graves concernent 25 à 30 % des patients atteints de spondylarthrite ankylosante. Elles peuvent aussi affecter différents organes en dehors du squelette comme l’œil, l’intestin, la peau avec le cuir chevelu et le cœur.

... du groupe des spondylarthropathies...

La SA appartient au groupe des spondylarthropathies qui rassemble des maladies ayant des caractéristiques communes sur le plan clinique, biologique, éthiopathogénique et thérapeutique. Ce groupe comprend notamment le rhumatisme du psoriasis (peau) et les maladies inflammatoires de l’intestin (entéropathies inflammatoires), telles la maladie de Crohn et la rectolite ulcéro-hémorragique. L’étude génétique de la SA peut participer à l’identification des gènes de prédisposition communs à ces différentes maladies.
... aux lourdes conséquences pour les malades et la société.

Outre la souffrance engendrée par ces maladies, les conséquences socio-économiques des spondylarthropathies, qui ont été étudiées par l’Inserm, se révèlent lourdes : - arrêt de travail annuel moyen de 62 jours par patient
- 27 % des malades sont admis en invalidité et pensionnés
- 20,3 % changent de profession
- 20,3 % abandonnent toute activité professionnelle.

“Vous souffrez de spondylarthrite, un membre de votre famille aussi. Vous pouvez nous aider à trouver les gènes de la spondylarthrite pour mieux soigner et vaincre la maladie. Parlez-en à votre médecin ou appelez le N° Vert : 0 800 04 23 23”. C’est l’appel que lancent en Europe les chercheurs et médecins du projet EUROAS (Consortium européen pour les études génétiques et immunogénétiques de la spondylarthrite ankylosante et des autres spondylarthropathies.). Ce projet qui rassemble 8 pays - Allemagne, Belgique, Finlande, France, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Suède - a pour objectif de localiser, puis d’identifier les gènes responsables de cette maladie. En France, il est coordonné par le service de rhumatologie A de l’hôpital Cochin à Paris et l’AP-HP en est le promoteur. Il bénéficie du savoir-faire de Généthon, le laboratoire de l’AFM dont la banque d’ADN conserve près de 40.000 échantillons de 287 maladies polygéniques comme la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis et l’épilepsie.
La campagne grand public a été lancée par voie d’affichage dans le métro parisien le 23 juin. Elle a succédé à une campagne de sensibilisation de 3500 rhumatologues français. L’objectif de cette campagne : recruter des familles touchées par la spondylarthrite ankylosante, indispensables pour découvrir les gènes de prédisposition à cette maladie. Les familles candidates doivent comporter au moins 2 personnes atteintes.

Un numéro vert 0 800 04 23 23
est à leur disposition ainsi qu’à celle des médecins. Après vérification du diagnostic par un entretien avec un rhumatologue, il leur sera simplement demandé d’effectuer une prise de sang. Les échantillons prélevés serviront à l’analyse des causes génétiques de la maladie. 120 familles ont déjà été identifiées et certaines d’entre elles prélevées.

Pourquoi cette campagne ?
La spondylarthrite ankylosante est le deuxième rhumatisme inflammatoire chronique, après la polyarthrite rhumatoïde. Elle touche plus de 300.000 personnes en France et environ 1,5 million en Europe. Source de déformations parfois lourdement handicapantes et souvent très douloureuses, cette maladie atteint une population jeune (entre 15 et 50 ans). Les formes invalidantes et graves concernent 25 à 30 % des malades. Les traitements actuels (anti-inflammatoires non stéroïdiens, cortisone, sels d’or, salazosulfapyridine...) prennent en charge l’inflammation et les symptômes avec des effets secondaires qui peuvent être importants. Maladie polyfactorielle, la spondylarthrite ankylosante met en cause des facteurs génétiques et environnementaux. Les formes familiales sont fréquentes. Un gène prédisposant (HLA B27) est déjà connu mais il ne représente que 30 % de la composante génétique de la maladie : plusieurs autres gènes semblent être en cause.

Seule l’étude d’un très grand nombre de familles permettra d’isoler ces gènes, donc de mieux comprendre la maladie et de développer de nouvelles approches diagnostiques et pronostiques. A terme, ces recherches devraient également permettre d’imaginer de nouvelles thérapeutiques. Cette campagne est parrainée par l’AFLAR (Association Française de Lutte Antirhumatismale) et l’ACSAC (Association Contre la Spondylarthrite Ankylosante et ses Conséquences). Elle est également soutenue par les laboratoires Boehringer Ingelheim et par Métrobus et la RATP qui ont mis grâcieusement à disposition leurs espaces publicitaires. Le projet EUROAS est subventionné par l’Union Européenne (Biomed 2) à hauteur de 800.000 Euros, soit 5,2 millions de Francs.

Le Comité de pilotage
Coordinateur du projet EUROAS :
Pr Ass Saddek Laoussadi Adjoint au Chef de Service de rhumatologie A, Hôpital Cochin, Paris
Tél : 01 42 34 17 44 - 06 60 60 92 39
Pr Dominique Charron, Chef du service d’immunogénétique et d’histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis, Paris - Tél : 01 42 49 90 81
Pr Marc Delpech, Chef du service de biochimie et de génétique moléculaire, Hôpital Cochin, Paris - Tél : 01 42 34 19 20
Pr André Kahan, Chef du service de rhumatologie A, Hôpital Cochin, Paris - Tél : 01 42 34 18 03
Pr Charles-Joël Menkes, consultant, service de rhumatologie A, Hôpital Cochin, Paris - Tél : 01 42 34 18 04
Dr Jean-François Prud’homme, Généthon, Evry - Tél : 01 69 47 29 46
Dr Antoine Toubert, service d’immunogénétique et d’histocompatibilité, Hôpital Saint-Louis, Paris - Tél : 01 42 49 48 96

Coordonnées association de malades
ACSAC (Association Contre la Spondylarthrite Ankylosante et ses Conséquences)
Hôpital Henri Mondor - Service de Rhumatologie - 51 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny -
94000 Créteil. Tél : 01 49 81 97 01

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