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Depuis 14 ans,
Diétécom est resté fidèle à sa devise : informer, expliquer
et communiquer de manière scientifique et conviviale. Cette
année encore et durant 48 heures, ces Journées de Nutrition
Pratique ont été le carrefour de l’information nutritionnelle
de pointe pour tous les professionnels de la santé. Nutrinews
était présent.
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La pratique des régimes amaigrissants s’est généralisée
aujourd’hui au point d’apparaître comme le mode normal d’alimentation
pour une grande part de la population. Malheureusement, la restriction
cognitive que ces conduites entraînent engendre de nombreuses
nuisances, physiques et mentales, ainsi qu’une instabilité pondérale
avec tendance à la prise de poids. Une approche centrée sur
le développement de la capacité à réguler ses prises alimentaires
en fonction de ses sensations de faim, de rassasiement et de
satiété aurait pour avantage une moindre nocivité. L’objectif
pondéral visé serait une stabilisation au poids d’équilibre
et non pas à un poids artificiellement bas.
Dr G. Apflerdorfer, Psychiatre
– Paris
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Quel
intervalle optimum entre chaque repas ?
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Il n’y a aucun argument pour dire qu’il faut
obligatoirement que le petit déjeuner soit pris à 8h du matin,
le déjeuner à 12h et le dîner à 20h. Probablement tout horaire
est valable, à condition qu’il soit aussi régulier que possible.
En effet, nos cycles métaboliques et de faim/satiété répondent
à des conditionnements temporels. On peut être tout à fait «
normal « en prenant un petit déjeuner à 10h ou à 6h… si tel
est le rythme de vie qu’on a adopté. En revanche, il est important
de respecter les cycles tels qu’ils sont. Il ne faut pas dire
non plus qu’ils ne sont pas immuables sur le long terme. On
peut parfaitement changer son rythme propre, mais à condition
que cela ne se produise pas tous les jours, ni même toutes les
semaines…
Pr M. Fantino – Dijon
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Personnes âgées : la spirale de
la dénutrition
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Chez la personne âgée, certains évènements mineurs
peuvent décompenser un équilibre nutritionnel précaire. Le choc
psychologique engendré par la maladie, et plus encore par l’hospitalisation,
aboutit à une diminution importante des ingesta pendant plusieurs
jours et fait ainsi entrer la personne âgée dans un redoutable
cercle vicieux anorexie/dénutrition/ morbidité, qui risque d’entraîner
une accumulation de complications.
Pr X. Hébuterne, Hôpital de l’Archet –
Nice
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Obésité et société :
le mariage, véritable gare de triage
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L’obésité joue un rôle dans la mobilité sociale,
influencée par trois facteurs principaux : le niveau d’éducation,
l’activité professionnelle et le mariage. Mais ceux-ci n’ont
pas le même poids selon les sexes. Pour les hommes, l’éducation
et l’activité professionnelle ont un rôle plus important.
Pour les femmes, le mariage est considérablement plus déterminant,
même si son importance tend à diminuer. C’est ainsi que les
femmes minces font plus fréquemment des mariages ascendants-
c’est-à-dire se marient avec des hommes de statuts sociaux
plus élevés qu’elles- et qu’à l’inverse les femmes fortes
font des mariages descendants –c’est-à-dire se marient avec
des hommes de statuts sociaux moins élevés qu’elles. Sous
la pression du modèle esthétique de minceur, le mariage apparaît
comme une véritable « gare de triage «, orientant les femmes
minces vers le haut de la société et les femmes fortes vers
le bas.
J.-P. Poulain, sociologue – Toulouse
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Les allégations : mode d’emploi
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Il existe différents types d’allégations, et l’exemple du calcium
illustre cette diversité :
- les allégations nutritionnelles donnent au consommateur une information
sur la teneur en énergie ou en nutriments d’une denrée
alimentaire ; exemple : «ce fromage est riche en calcium» ;
- les allégations fonctionnel les décrivent le rôle d’un aliment ou
d’un nutriment dans les fonctions normales de l’organisme
; exemple : « le calcium intervient dans le métabolisme osseux, la
solidité de l’os, le capital osseux…»
- les allégations relatives à la santé indiquent, suggèrent ou impliquent
une relation entre un aliment ou un nutriment et un
état lié à la santé ; exemple : « le calcium améliore la densité osseuse
« ;
- les allégations faisant une référence explicite à une maladie :
« cet aliment riche en calcium prévient l’ostéoporose
«, voire « prévient les fractures du col du fémur «.
Ce type d’allégation est interdit sur l’étiquetage des denrées alimentaires
au sein de l’Union Européenne.
Pr L. Cynober – Hôpital Hôtel-Dieu, Paris
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Sportifs : attention à la déshydratation
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La déshydratation affecte les capacités de travail en altérant principalement
les possibilités d’endurance. D’une façon générale, la réduction de
la performance physique est proportionnelle au niveau de la déshydratation
exprimée en pourcentage du poids corporel. Elle compromet également
les régulations cardiovasculaires et thermiques, favorisant l’apparition
d’accidents graves, parfois mortels, comme le coup de chaleur.
Dr B. Melin CRSSA – La Tronche-Grenoble
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Enfant : être obèse et le rester
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Globalement, la probabilité qu’un enfant en surpoids ou obèse le reste
à l’âge adulte varie de 20-50% avant la puberté à 50-70% après la
puberté. La présence d’une obésité parentale accroît fortement ce
risque chez le jeune enfant alors que plus l’enfant est âgé, plus
son propre degré d’obésité devient déterminant.
MA Charles – Inserm – Villejuif
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Maladie cœliaque : 2 à 3 fois plus de
femmes
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La maladie cœliaque survient essentiellement chez les sujets de race
blanche et est exceptionnelle chez les Noirs africains, les Chinois
et les Japonais. Elle a deux pics de fréquence, avec une révélation
soit dans l’enfance, le plus souvent entre six mois et deux ans après
l’introduction du gluten alimentaire, soit à l’âge adulte, le plus
souvent entre 20 et 40 ans. Les formes à révélation tardive (après
65 ans) ne sont cependant pas exceptionnelles. Cette maladie est deux
à trois fois plus fréquente chez la femme. Le diagnostic de la maladie
cœliaque repose sur trois critères : les données sérologiques, histologiques,
et l’efficacité de l’exclusion du gluten.
Pr C. Cellier – Hôpital G. Pompidou – Paris
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Sécurité alimentaire :
l'atout HACCP
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Actuellement la loi exige une obligation d’innocuité pour tout produit
mis sur le marché et donne au producteur ou au transformateur la responsabilité
de cette obligation. Cela implique la mise en œuvre de méthodologies
de maîtrise des risques de type HACCP (Hazard Analysis Critical Control
Points). En fait, il s’agit d’appliquer une méthode scientifique systématique
pour identifier les dangers liés aux matières premières et aux différentes
phases des opérations effectuées sur l’aliment ; de hiérarchiser ces
dangers ; de déterminer les points critiques où des risques significatifs
peuvent apparaître ; et enfin de mettre en place des outils de maîtrise
de ces risques, pour assurer l’innocuité du produit fini livré au
consommateur.
Pr J. F. Narbonne – Université Bordeaux I
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Etes-vous chocolatomaniaque ?
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L’âge se situe entre 16 et 70 ans (avec un maximum de 20 à 35 ans).
Le rapport taille/poids n’est pas différent de celui d’une population
non consommatrice. La durée de la chocolatomanie varie de 3 mois à
15 ans. Les facteurs déclenchants ou d’escalade se retrouvent dans
l’enfance, dans des situations de deuil ou d’échec, lors d’émotions,
à propos d’activités sportives, ou par entraînement social et familial.
Deux populations sont isolables : - chez les adeptes du chocolat noir
(plus volontiers masculins), les sports de fond sont largement pratiqués,
mais aussi les sports de vitesse. On retrouve aussi des joueurs :
cartes, poker, jeux de société, casino. Le travail de nuit, pendant
lequel a lieu la consommation, n’est pas rare. Enfin, certaines activités
compulsives sont signalées : lecture, rangement, recherche sexuelle,
cinéma. - chez les adeptes du chocolat au lait (plus volontiers féminines),
les sportifs et les joueurs sont également fréquents. On trouve aussi
des personnes casanières, volontiers inquiètes et plus orientées vers
la vie domestique et son retranchement.
Pr C. Bismuth, Hôpital Lariboisière – Paris
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