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simple et chaleureux, dans une entreprise multi-nationale, et dès
notre arrivée dans les Landes, la direction, les scientifiques responsables
du centre, nous expliquent que le laboratoire qui s’ouvre doit permettre
de nouvelles perspectives pour l’activité de semences en portant
essentiellement sur le marquage moléculaire. Cette technique améliore
l’efficacité des processus de sélection pour la création de variétés
hautement performantes. Elle est basée sur l’analyse des différences
de séquences d’ADN permettant l’étiquetage du génome grâce à des
marqueurs moléculaires et rend la sélection classique beaucoup plus
puissante en permettant le choix des meilleures combinaisons de
gènes ainsi que leur construction.
Ainsi nous a-t-on expliqué d’abord puis montré ensuite, que la génomique
est basée sur le travail de séquençage systématique de la molécule
d’ADN, en particulier des régions riches en gènes et sur l’étude
de leurs fonctions au travers des protéines codées par ces gènes.
De puissants moyens informatiques permettent l’assemblage de ces
séquences pour retrouver le chemin des chromosomes. Il est ainsi
établi des cartes génétiques marquées à distance régulière de bornes
appelées marqueurs moléculaires, localisées à proximité ou sur des
gènes, dont les fonctions sont ou vont être identifiées. On peut
ainsi repérer la qualité de l’huile, de l’amidon, la hauteur des
plantes, la précocité de floraison etc. La comparaison des séquences
ou des gènes de ces espèces modèles avec celles d’intérêt agricole
et alimentaire permet d’accélérer le décryptage des très grands
génomes de plantes telles que le maïs, le colza ou le blé et d’appliquer
dès maintenant, à très grande échelle, les techniques de sélection
utilisant les informations génomiques.
La cartographie
de ce génome à l’aide des milliers de bornes que sont les marqueurs
moléculaires permet de localiser rapidement les régions impliquées
dans le rendement ou la qualité de certains constituants des plantes.
Le processus qui sera développé par le laboratoire de PEYREHORADE
permet d’envisager des gains de sélection deux à trois fois supérieurs
aux techniques classiques basées sur le croisement de plantes aux
caractéristiques complémentaires comme par exemple le rendement
en grain et qualité d’amidon.
Amplification
de l'ADN
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Lors de notre
visite du laboratoire, nous avons été frappés par la jeunesse
des professionnels hautement diplômés et chargés des études en
cours consacrées pour l’essentiel au maïs. En effet, le site des
Landes s’appuie sur un réseau d’essais et de pépinières dans le
grand sud. L’utilisation des techniques de marquage moléculaire
permettra d’obtenir des hybrides plus performants accroissant
le gain de rendement annuel par an. Le site de PEYREHORADE
regroupe les activités de marquage moléculaire, et le principal
centre industriel de MONSANTO France pour l’usine et le traitement
des semences commerciales. Ce centre produit 10 000 tonnes de
semences soit 5 000 tonnes de maïs, 2 000 tonnes de colza et 3
000 tonnes de tournesol. Une visite du centre de production non
prévue, nous a permis de nous rendre compte de l’important dispositif
de contrôle des qualités que l’entreprise a mis en œuvre.
Lors du vol retour, je préparais déjà mes arguments en faveur
de ces avancées technologiques qui trouveront rapidement leurs
applications pour un meilleur rendement, une qualité améliorée
et pourront contribuer à la lutte contre la faim dans le monde
à condition que les hommes et les femmes libres que nous sommes,
ne ferment pas la porte au progrès sans savoir, et restent vigilants
sur l’utilisation de ces progrès technologiques.
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