PEYREHORADE
Centre Européen de Biologie Moléculaire

La société MONSANTO inaugure son laboratoire de génomique végétale au service d’une agriculture compétitive et durable. -
- Jean-Pierre ZANA -

Site de PEYREHORADE
Lorsque ce matin du 29 mai 2001, je me suis embarqué pour Biarritz avec 20 autres journalistes pour un voyage de presse organisé par la société MONSANTO, j’emmenais avec moi une série de questions préparées lors de discussions familiales et amicales sur le thème des O.G.M.. Je me suis senti investi d’une mission : « il faut que tu fasses savoir que beaucoup de gens redoutent ces manipulations et renforcent chaque jour un peu plus les rangs des anti OGM ».
Accueil simple et chaleureux, dans une entreprise multi-nationale, et dès notre arrivée dans les Landes, la direction, les scientifiques responsables du centre, nous expliquent que le laboratoire qui s’ouvre doit permettre de nouvelles perspectives pour l’activité de semences en portant essentiellement sur le marquage moléculaire. Cette technique améliore l’efficacité des processus de sélection pour la création de variétés hautement performantes. Elle est basée sur l’analyse des différences de séquences d’ADN permettant l’étiquetage du génome grâce à des marqueurs moléculaires et rend la sélection classique beaucoup plus puissante en permettant le choix des meilleures combinaisons de gènes ainsi que leur construction.



Ainsi nous a-t-on expliqué d’abord puis montré ensuite, que la génomique est basée sur le travail de séquençage systématique de la molécule d’ADN, en particulier des régions riches en gènes et sur l’étude de leurs fonctions au travers des protéines codées par ces gènes. De puissants moyens informatiques permettent l’assemblage de ces séquences pour retrouver le chemin des chromosomes. Il est ainsi établi des cartes génétiques marquées à distance régulière de bornes appelées marqueurs moléculaires, localisées à proximité ou sur des gènes, dont les fonctions sont ou vont être identifiées. On peut ainsi repérer la qualité de l’huile, de l’amidon, la hauteur des plantes, la précocité de floraison etc. La comparaison des séquences ou des gènes de ces espèces modèles avec celles d’intérêt agricole et alimentaire permet d’accélérer le décryptage des très grands génomes de plantes telles que le maïs, le colza ou le blé et d’appliquer dès maintenant, à très grande échelle, les techniques de sélection utilisant les informations génomiques.



La cartographie de ce génome à l’aide des milliers de bornes que sont les marqueurs moléculaires permet de localiser rapidement les régions impliquées dans le rendement ou la qualité de certains constituants des plantes. Le processus qui sera développé par le laboratoire de PEYREHORADE permet d’envisager des gains de sélection deux à trois fois supérieurs aux techniques classiques basées sur le croisement de plantes aux caractéristiques complémentaires comme par exemple le rendement en grain et qualité d’amidon.




Amplification de l'ADN

Lors de notre visite du laboratoire, nous avons été frappés par la jeunesse des professionnels hautement diplômés et chargés des études en cours consacrées pour l’essentiel au maïs. En effet, le site des Landes s’appuie sur un réseau d’essais et de pépinières dans le grand sud. L’utilisation des techniques de marquage moléculaire permettra d’obtenir des hybrides plus performants accroissant le gain de rendement annuel par an. Le site de PEYREHORADE regroupe les activités de marquage moléculaire, et le principal centre industriel de MONSANTO France pour l’usine et le traitement des semences commerciales. Ce centre produit 10 000 tonnes de semences soit 5 000 tonnes de maïs, 2 000 tonnes de colza et 3 000 tonnes de tournesol. Une visite du centre de production non prévue, nous a permis de nous rendre compte de l’important dispositif de contrôle des qualités que l’entreprise a mis en œuvre.

Lors du vol retour, je préparais déjà mes arguments en faveur de ces avancées technologiques qui trouveront rapidement leurs applications pour un meilleur rendement, une qualité améliorée et pourront contribuer à la lutte contre la faim dans le monde à condition que les hommes et les femmes libres que nous sommes, ne ferment pas la porte au progrès sans savoir, et restent vigilants sur l’utilisation de ces progrès technologiques.
Pour en savoir plus

Contact presse : Annabelle BIOTTI
S.P.R.I.M. Box 16, av. Elisée Reclus - 75007 Paris
Tél : 01 53 59 14 71 - Fax : 01 53 59 94 77
annabelle.biotti@wanadoo.fr
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