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PAIN
(et) SPORT
LE PAIN AU SERVICE
DES SPORTIFS
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Le mental et la forme grâce au pain !
Docteur Jean-Marie Bourre. Directeur
de l’unité INSERM de neuro-pharmaco-nutrition, membre
de l’Académie de Médecine, auteur de “ Les aliments de
l’intelligence et du plaisir “ aux Editions Odile Jacob.
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Lors
des compétitions sportives, le succès puise sa source
dans le talent, l’entraînement, le travail, la forme ;
et bien évidemment le mental. Si les muscles sont à la
tâche, le cerveau qui les commande doit être au mieux
de son efficacité ; étayé par une volonté de vaincre.
C’est-à-dire que le système nerveux doit être performant,
énergique. En d’autres termes, pendant la compétition,
il lui faut être approvisionné en énergie intelligente.
Ce que fait précisément le pain lorsqu’il est mangé avant
de la débuter ! Car il est fondamental de retenir que,
au repos, le cerveau consomme à lui seul 20 % de l’énergie
alimentaire absorbée, il utilise 20 % de l’oxygène respiré.
Etant donné que son seul carburant est le glucose (le
comburant étant l’oxygène), la qualité nutritionnelle
des glucides est de la plus haute importance. La conclusion
de cette simple observation physiologique est que, par
exemple, 40 % du pain consommé le matin au petit déjeuner
ne sert qu’à faire fonctionner le cerveau pendant la matinée
!
La force du mental est donc maintenue par ces sucres dits
à “ distribution lente dans l’organisme ”, que les dernières
avancées de la science et de la nutrition décrivent comme
étant à “ index glycémique bas ”. Parmi ces sucres se
situe le pain, d’autant plus qu’il est toujours accompagné
d’autres aliments qui améliorent ses qualités nutritionnelles.
Outre le cerveau,
nombre d’organes et de tissus ont impérativement besoin
de glucose, entre autres les globules rouges qui véhiculent
les grandes quantités d’oxygène nécessaires au cerveau
comme aux muscles. Ils doivent être régulièrement approvisionnés,
sans à coup. Il convient donc que la glycémie (la teneur
en glucose du sang) soit maintenue constante. Ceci ne
peut être obtenu qu’avec des aliments, généralement constitués
de glucides complexes, dont l’index glycémique est bas.
Ce qualificatif signifie que les glucides de ces aliments
délivrent sur la durée le glucose qui les compose, du
fait de la longueur de leur séjour dans l’estomac, de
leur lente digestion intestinale. Cette qualité permet,
par ailleurs, de bien reconstituer le précieux stock de
glycogène, utilisé ultérieurement pendant l’effort. C’est
un rôle qui doit être dévolu au pain.
D’ailleurs, il est
physiologiquement obligatoire de consommer des glucides
à tous les repas, sans exception ; ce que toutes les civilisations
ont traduit par la sélection de céréales. Culturellement,
en France comme dans nombre de pays, il s’agit du blé,
et par conséquent du pain. Ceci est particulièrement vrai
avant et après la compétition sportive.
Le sport dans
la vie de tous
Nous sommes de plus en plus nombreux à faire du sport
! Aujourd’hui plus des 2/3 des Français, tous âges
confondus, pratiquent régulièrement une activité sportive.
Le sport, qu’il soit de haut niveau ou amateur, concerne
donc la grande majorité d’entre nous, car c’est à la fois
un loisir, un mode d’éducation, une source d’épanouissement
et un facteur d’intégration sociale.
--- Les muscles, moteurs de l’effort
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Toute activité physique, quelles qu’en soient l’intensité
et la durée (sport de compétition ou non), est rendue
possible par le fonctionnement des muscles, moteurs de
l’effort.
De l’énergie pour
l’effort
• Les muscles utilisent pour se contracter de l’énergie
qu’ils puisent dans les réserves de l’organisme. Ces réserves
énergétiques sont constituées à partir de l’alimentation,
dont certains composants sont transformés et finalement
stockés sous forme de glycogène.
• Le glycogène est formé d’un grand nom- bre de molécules
de glucose mises bout à bout. Le glucose est la
molécule utilisée par toutes les cellules de notre corps
pour fournir de l’énergie en brûlant.
• Les réserves en glycogène de notre corps se trouvent
dans le foie et les muscles. Ces deux stocks d’énergie
ne sont pas utilisés de la même façon par l’organisme
:
- Le glycogène hépatique est utilisé petit- à-petit
entre les repas pour maintenir la glycémie sanguine,
c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang. Ce rôle
est particulièrement important puisque les organes utilisent
le glucose comme source d’énergie pour fonctionner. Une
glycémie constante leur permet donc de puiser à tout moment
dans le sang le glucose dont ils ont besoin, notamment
pendant l’effort.
Le cerveau n’utilisant que le glucose pour produire
l’énergie nécessaire au maintien des activités intellectuelles,
une glycémie constante apparaît tout à fait indispensable
!
- Le glycogène musculaire est utilisé par le muscle
lui-même pour fournir l’énergie nécessaire à sa propre
contraction.
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Les composants du pain et leurs qualités nutritionnelles
en adéquation avec les besoins des sportifs !
Les céréales
• Les farines utilisées pour la fabrication de
pain proviennent de céréales et essentiellement
du blé tendre. La farine extraite de l’amande
du grain contient de l’amidon, glucide complexe
qui sera transformé en glucose par l’organisme
lors de la digestion.
• Les céréales apportent également au pain des
fibres qui ont de nombreux effets bénéfiques
sur l’organisme (diminution de la constipation,
baisse du taux de cholestérol, diminution de la
vitesse d’absorption des autres composants du
bol alimentaire...)
• Le pain contient en outre des minéraux, vitamines
et oligo-éléments essentiels, comme les vitamines
B1 et E, du magnésium, du phosphore, du fer...
La vitamine B1 est particulièrement importante
car elle participe à la transformation des glucides
en glucose, et donc à leur stockage sous forme
de glycogène. Quant à la vitamine E, elle
a un effet antioxydant.
• Les céréales contiennent en outre des protéines
(le gluten), ce qui fait du pain une source
importante de protéines. Ceci est particulièrement
appréciable pour les sportifs, puisque le développement
musculaire, garant de la performance physique,
nécessite un apport important de protéines.
• Enfin, le pain contient très peu de matière
grasse : moins de 1 % seulement du poids total
! Ceci permet au sportif de ne pas augmenter
sa masse grasse...et d’atteindre ou de conserver
son poids de forme !
La levure/le levain
La levure est un ferment biologique qui fait gonfler
le pain, lui donne son aspect et participe à son
goût. Le levain, qui est une portion de pâte fermentée
prélevée d’une préparation précédente, peut être
aussi utilisé. Le pain au levain présente des
qualités de digestibilité et de conservation différentes
par rapport à un pain levé à la levure de boulangerie.
L’eau et le sel
L’eau est indispensable à la fabrication du pain.
Elle permet en outre la dissolution de sel à l’intérieur
de la pâte.
Le pain est
idéal pour l’alimentation de tous les sportifs
!
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Le
pain au coeur de l’équilibre
alimentaire des sportifs
Une alimentation équilibrée apporte des sucres,
protéines et matières grasses dont les proportions
sont en rapport avec les besoins de l’organisme.
Le ratio GPL (Glucides, Protides, Lipides),
élaboré par des nutritionnistes, définit la répartition
conseillée en nutriments énergétiques comme étant
la suivante :
• Protides : 15 % de la ration énergétique
• Lipides : 30 %
• Glucides : 55 % !
Et les sportifs ont encore plus besoin de glucides,
qui doivent représenter 60 à 65 % de leur ration
énergétique (pour une même quantité de protides
mais moins de lipides) !
• Le pain, riche en glucides et en protides
mais pauvre en lipides, répond donc parfaitement
aux exigences particulières des sportifs
qui ont besoin de glucides complexes pour fournir
un effort musculaire.
Le
pain, acteur d’une diversité
indispensable aux sportifs
• Le pain est au cœur de la diversité ali- mentaire.
Les sportifs, qui ont particulièrement besoin de
glucides complexes, ont également tout intérêt à
en varier les sources !...
--- La
diversité alimentaire peut améliorer
la performance sportive ---
La performance sportive ne peut qu’être améliorée
par la diversité alimentaire. En effet, chaque aliment
apporte des associations différentes de nutriments.
Il est donc important de n’exclure aucun aliment
de son alimentation.
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Après les “ pasta-parties ” les “ pasta-pain-parties ”
? ---
Les dernières recherches en physique et médecine du sport
laissent d’ailleurs entendre que la fameuse “ pasta-partie
” des sportifs pourrait être remplcée par une “ pasta-pain-partie
” qui allierait le pain et les pâtes pour renforcer les
réserves de glycogène !...
(Dr Gilbert PÉRÈS - Chef de Service de physiologie
et d’explorations fonctionnelles du sport - Hôpital de
la Pitié Salpêtrière - Colloque médicaux sportif “ Nutrition
et Récupération ” Poitiers 1997)
De plus, le pain offre une grande diversité
selon la farine utilisée. La farine peut provenir de
différentes céréales ou de mélanges de céréales (blé
tendre, seigle...) mais aussi être élaborée à partir de
plusieurs parties de la graine (farine classique, farine
complète...). L’index glycémique et les qualités nutritionnelles
varient donc d’un pain à l’autre, les rendant tous à la
fois complémentaires et indispensables.
Mais le pain n’est jamais mangé seul ! L’index glycémique
est abaissé par la présence des aliments qui l’accompagnent.
Il est largement diminué, rendant le pain encore mieux
adapté à l’apport d’énergie durable pour l’effort.
Le pain est donc un aliment central
et/ou d’accompagnement de tous les repas !
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En bref...
Le pain est donc un des aliments les mieux adaptés aux
besoins de tous les sportifs, qu’ils soient amateurs ou
professionnels. Il leur apporte en effet une grande quantité
d’énergie utilisable pendant longtemps pour maintenir
la performance au cours de l’exercice physique.
Mais c’est également un aliment riche et indispensable
pour l’ensemble de la population. En effet, aujourd’hui,
l’alimentation des Français est déséquilibrée en faveur
des lipides et des sucres “ rapides ”au détriment des
glucides complexes (alors que ces derniers sont justement
les nutriments quantitativement les plus importants de
l’alimentation !), ce qui se traduit entre autre par une
incidence croissante de l’obésité et de la surcharge pondérale.
De plus, la récente étude épidémiologique SU.VI.MAX
(menée de 1994 à 2002 auprès de 14 000 personnes et
portant sur l’impact de l’alimentation sur la santé) montre
que la consommation de pain permet de prévenir certaines
maladies, notamment du tube digestif ou cardiovasculaires.
Outre sa valeur symbolique et culturelle, le pain est
toujours très présent dans notre alimentation de ce début
du XXIème siècle. Ses qualités nutritionnelles, ses
qualités gustatives, la richesse des variétés de pains,
sont autant d’atouts qui nous incitent à le consommer
quotidiennement sans nous lasser.
LE PAIN EST AU CENTRE
DE L’ÉQUILIBRE NUTRITIONNEL
DES SPORTIFS MAIS ÉGALEMENT
DE L’ENSEMBLE DE LA POPULATION
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Contact Presse :
THOMAS MARKO & ASSOCIES
Tél. : 01 44 90 82 60
Fax : 01 44 90 82 61
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