FMT Mag a souhaité en savoir plus sur
cette manifestation qui regroupera beaucoup de professionnels
de la région du grand Ouest mais aussi d’autres
venus de toute le France. Chaque année, cette journée
s’enrichit de la présence de confrères
libéraux qui viennent partager avec les kinésithérapeutes
salariés leurs pratiques, leurs réflexions et
leurs interrogations. Nous vous rapportons les propos échangés
avec Henri Portero, Cadre de santé
au centre hospitalier des Sables d’Olonne et Co-organisateur
avec le Docteur Michel Caulier, Rhumatologue
du centre hospitalier, de cette journée.
Marcel
BENOIT
Marcel
Benoît : Monsieur Portero, vous
avez une longue carrière en qualité de kinésithérapeute
et de responsable d’équipes de kinésithérapeutes,
pourquoi avez-vous été amené à
choisir ce thème qui me paraît bien à
propos dans le silence médiatique où se trouve
notre profession ?
Henri
Portero : A mon sens, il me paraît
important actuellement de proposer aux M-K
des journées de réflexion sur notre pratique
et sur ce qui est produit par certains de nos confrères.
D’une façon générale, les kinésithérapeutes
communiquent très peu sur leurs pratiques. De plus,
je crois assez volontiers que ces rencontres régionales
sans trompette ni fanfare sont des lieux d’échanges
efficaces où chacun s’autorise à s’exprimer
alors qu’il est sans doute plus difficile de le faire
dans des manifestations plus conventionnelles. C’est
le message que j’ai fait passé aux intervenants
et qui a aussi retenu leur attention au-delà de notre
complicité professionnelle.
M. B. :
Pourquoi avez-vous souhaité la présence d’intervenants
venant d’horizons assez différents ? Qu’est-ce
qui vous fait croire que nos confrères sont intéressés
par les thèmes que vous allez aborder ?
H.
P. : Tous les intervenants, même
s’ils exercent dans des secteurs d’activité
divers, ont une formation de base de M-K. Un seul intérêt
les anime : l’évolution de la kinésithérapie.
Les thèmes choisis sont tout simplement les thèmes
développés dans le cadre des recommandations
par l’ANAES à la demande de différents
organismes liés à la masso-kinésithérapie.
Il nous est apparu important et nécessaire de rappeler
à nos confrères que cette institution a travaillé
et travaille encore à faire évoluer nos pratiques
sur des bases scientifiques.
Les
thèmes abordés font partie des pathologies retrouvées
en kinésithérapie. Cependant, il reste encore
beaucoup de travail de recherche et d’analyse pour élargir
l’éventail de ces recommandations.
M.
B. : Vos
réponses laissent transparaître un attachement
à cette kinésithérapie hospitalière,
salariée, certes importante, pensez-vous que les libéraux
trouveront dans les recommandations de vos intervenants matière
à trouver des pistes pour leur pratique professionnelle
?
H.
P. : Je n’ai pas un attachement
particulier à une kinésithérapie ou à
une autre. La profession est assez mature pour savoir que
nous devons défendre et faire reconnaître nos
pratiques que ce soit dans le secteur privé ou dans
le secteur public. Les recommandations ont été
élaborées par des groupes d’experts venant
des secteurs privé et public. Nous avons tout à
gagner à partager nos compétences. La kinésithérapie
hospitalière peut être à l’initiative
de certaines évolutions en particulier sur les pathologies
complexes et chroniques, la kinésithérapie libérale
a largement sa place pour la dominante réadaptative
de nos rééducations. Les confrères des
centres jouent aussi un rôle important dans la validation
de certaines techniques intermédiaires.
M.
B. :
Au-delà de ces rencontres, quelles sont vos réflexions,
votre regard sur la kinésithérapie d’aujourd’hui
et son évolution de demain ?
H.
P. :
La kinésithérapie de demain est en train de
se construire aujourd’hui, par les « vieux briscards
» et la jeune génération des masseurs-kinésithérapeutes.
En multipliant ce type de rencontres, nous invitons les jeunes
confrères à reprendre le flambeau et à
rester attachés à nos valeurs. Nous invitons
aussi les confrères plus expérimentés
à partager leur expérience dans le sens du concept
de développement durable tel qu’il semble s’instaurer
dans notre société.
M.
B. :
Pour conclure, que souhaiteriez- vous ajouter pour convaincre
nos lecteurs de faire le déplacement jusqu’aux
Sables ou de se jeter sur le futur FMT Mag qui reproduira
l’essentiel des interventions ?
H.
P. :
La 5ème Journée de Rééducation
des Sables d’Olonne se fera un plaisir d’accueillir
tous les kinésithérapeutes de tous bords pour
dialoguer et réfléchir de façon critique
et constructive sur nos pratiques actuelles et futures. Nous
remercions FMT Mag de sa participation à la diffusion
de cette journée m