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LES RAYONS INFRAROUGES


Quels sont les effets physiologiques et biologiques des rayons infrarouges
ainsi que les divers aspects médicaux et esthétiques de l’irradiation générale
ou localisée du corps.


En exposant un individu à une source de chaleur par infrarouges, nous constatons que de nombreux mécanismes de régulation du corps s’organisent. En réaction à une augmentation de la température au niveau de la peau (38-42°C) et de la température interne du corps (38-39°C), nous assistons au déclenchement de plusieurs mécanismes physiologiques de régulation. Grâce à la thermorégulation, une vasodilatation s’opère, qui provoque une diminution de la résistance des vaisseaux sanguins périphériques, en particulier au niveau de la peau.

On constate d’autres effets physiologiques lors de la phase d’échauffement :
la résistance périphérique diminue de l’ordre de 40 à 70% ;
la pression sanguine artérielle diminue de 10 mm de Hg ;
le pouls augmente d’environ 70% ;
la fréquence et l’amplitude respiratoire augmentent par le travail plus important du cœur et des glandes sudoripares
la température interne du corps augmente aussi, mais elle dépend de l’intensité de la source de IR ;
le taux d’oxygène augmente car l’apport supplémentaire d’oxygène est nécessaire pour le bon fonctionnement du cœur et des glandes sudoripares ;
le volume du plasma diminue à cause de la perte d’eau par sudation ;
a sécrétion de la sueur augmente du fait de l’augmentation de la température interne du corps.


L’exposition
L’exposition régulière à des sources d’infrarouges amène le corps à une capacité de réguler sa température interne de manière plus constante. Grâce à cette capacité d’adaptation, plusieurs effets provoqués au début du réchauffement lors d’une exposition à une source d’infrarouges sont beaucoup moins remarquables après des expositions régulières. D’autres phénomènes réflexes seront provoqués par une exposition totale du corps à la chaleur, comme par exemple une perte de poids.
En général, après une exposition à une source d’infrarouges, le pouls s’accélère brutalement de 50% en moyenne, alors qu’il ralentit lors de la phase de refroidissement qui suit. La pression artérielle systolique et diastolique baissent généralement, mais d’une façon plus variable que le pouls.
Une pression artérielle systolique basse persiste plus longtemps que la pression artérielle diastolique, mais à la différence de la systolique, durant la phase de refroidissement, la diastolique revient quasiment à son niveau normal. Après un traitement de 8 à 10 séances d’infrarouges consécutives, le pouls reste le même qu’avant le début du traitement et la pression artérielle systolique a tendance à baisser.

Par l’augmentation de la température interne du corps, les mécanismes de régulation se mettent donc en place, en réponse aux capteurs sensoriels de la chaleur. En plus des réflexes sollicités par le système nerveux, le système hormonal est également sollicité. La régulation des hormones libérées par la glande pituitaire (hypophyse) comme l’hormone de croissance, la prolactine, les endorphines… va solliciter d’autres glandes endocrines comme la thyroïde, les surrénales, les gonades qui, à leur tour, vont libérer d’autres hormones comme les catécholamines (adrénalines et noradrénaline).


La phase de refroidissement
Dans la phase de refroidissement, la température interne du corps retrouvera sa normalité ; la durée de refroidissement est liée au moyen de refroidissement : cela prendra 3 à 4 minutes dans l’eau froide, 5 minutes sous une douche fraîche et environ 30 minutes à l’air ambiant de 18-20°C. Le refroidissement de la peau provoque une vasoconstriction des vaisseaux sanguins de la peau et augmente ainsi la résistance périphérique. En dépit d’une diminution du rythme cardiaque, la pression sanguine artérielle augmente, suivant l’intensité du mode de refroidissement.

Les aspects médicaux de l’irradiation locale ou totale du corps
Comme nous l’avons vu précédemment, les principaux effets physiologiques du traitement aux infrarouges résultent du réchauffement des tissus et des stimulations des réponses réflexes sur la circulation sanguine, l’augmentation du métabolisme, la diminution de la douleur et une plus large propagation du collagène.
Le collagène est le constituant principal des tendons et des ligaments situés autour des articulations. La chaleur rend les articulations plus souples, mais cette chaleur ne doit pas être trop élevée, sinon elle altérerait les propriétés élastiques des fibres des tissus dans les tendons et de la zone articulaire.On utilise ce rayonnement dans le sport avant d’exécuter des étirements passifs pour prévenir les contractures ou les déchirures.

Il est clair qu’une utilisation de la chaleur doit être appliquée en dessous du seuil de la douleur à la chaleur.La douleur est une réponse réfléchie et un mode d’avertissement pour le corps d’un endommagement éventuel ou effectif des tissus. Les organes sensoriels de la douleur sont les nerfs terminaux que l’on trouve essentiellement dans l’épiderme de la peau.

Chaque stimulus nocif a son propre seuil d’alarme de la douleur ; le seuild’alarme de la douleur pour la chaleur sur la peau est à 45°C en moyenne. On aura alors en réaction, une vasodilatation locale ou érythème de chaleur, un œdème et une hypersensibilité ou hyperalgésie.

En conséquence, la température de la peau soumise à une exposition infrarouges se situera vers les 40°C et l’augmentation de la température interne du corps devra être limitée de 0,5°C à 1,5°C. Ainsi, nous obtiendrons les effets optimaux, augmentation du métabolisme et du transport des métabolites et autres composants biochimiques essentiels.
À 3 mm de profondeur sous la peau, la chaleur est transférée dans les couches inférieures grâce à des propriétés de l’eau contenue dans les tissus permettant une bonne conduction et le réchauffement du sang. On obtient une action identique avec les ultrasons.

En thermothérapie locale, les résultats obtenus se traduisent par une amélioration locale de la circulation sanguine, une détente (muscles, tendons, ligaments…), un soulagement de la douleur et une amélioration du métabolisme.
Pour toute maladie non inflammatoire, une thermothérapie locale sous infrarouges améliorera le processus de régénérescence, une bonne cicatrisation, et soulagera la douleur.

Dans le cadre de traitement de maladies articulaires, musculaires, nerveuses, la thermothérapie locale sous infrarouges consiste essentiellement à soulager la douleur, à détendre les muscles et à améliorer la diffusion du collagène en chauffant les tendons, les ligaments et les membranes synoviales. Les traitements sous infrarouges sont également bien connus pour les problèmes neurologiques comme les névralgies, les lumbagos, les myalgies (douleurs musculaires), les tendinites, les douleurs dentaires… Aussi, après un traumatisme, des déformations, des élongations, des entorses, des œdèmes…. un traitement par infrarouges peut être préconisé. En plus du soulagement de la douleur, ces traitements réduisent l’hypertonicité musculaire et les épanchements liquidiens en améliorant les effets résorbants et circulatoires grâce à la chaleur. Bien évidemment, nous obtiendrons d’excellents résultats sur des phénomènes arthrosiques et arthritiques.


Contre-indications
La thermothérapie locale par infrarouges n’est pas conseillée lors de la présence de phénomènes inflammatoires, elle pourrait effectivement accentuer cette inflammation.
Du fait que le traitement par infrarouges améliore la circulation sanguine, il ne doit pas être appliqué sur des zones vasculaires fragilisées, varices, troubles veineux, maladie de Raynaud, engelures…


Esthétique et Infrarouges
En esthétique, il faut utiliser des sources infrarouges du même type que la chaleur émise par les rayons du soleil sur la terre. Cette chaleur radiante est une formed’énergie qui chauffe les éléments directement, sans avoir à chauffer préalablement l’air ambiant. L’énergie infrarouge est une méthode efficace et efficiente de production de chaleur, étant donné la tendance qu’a le corps humain à absorber le rayonnement infrarouge.
L’énergie infrarouge pénètre le corps et produit de la chaleur, ouvrant ainsi les pores de la peau, augmente la chaleur du corps, l’activité cellulaire et le taux métabolique. La chaleur s’échappe de la peau via la transpiration ; la peau respire, aspirant et rejetant les éléments, tel un organe.

En association avec des applications cosmétiques de qualité, les soins infrarouges produisent des résultats performants. L’augmentation de la circulation et de l’activité cellulaire métabolique permet d’obtenir une absorption rapide des produits cosmétiques appliqués sur le corps, optimisant ainsi les résultats du soin. Plus le produit est performant, meilleur sera le résultat. Les infrarouges facilitent ainsi la diffusion profonde et rapide des produits cosmétiques ou applications.

Grâce aux soins infrarouges, les clients seront satisfaits par leur peau saine et les bons résultats sur leur corps. Les soins infrarouges sont conçus pour compléter et améliorer les traitements très demandés en termes de :
- réduction de la « peau d’orange » ;
- hydratation, reminéralisation et adoucissement de la peau ;
- silhouette et forme ;
- soin anti-âge ;
- soin du visage…


En conclusion, la chaleur est un des éléments primordiaux de l’efficacité des soins du corps et du visage. Les propriétés exceptionnelles des soins à la chaleur ont été observées tout au long des siècles par beaucoup de civilisations : Grecs, Romains, Turcs, Finlandais… Tous témoignent des bienfaits de la chaleur sur la beauté et la qualité de la peau, voire même sur la santé générale.

Loïc Davranche pour LIFE COMPANY
Tél. : 01 34 68 25 25

Crédit Photos : LIFE CIE
 
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