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L’entorse du ligament latéral externe de la cheville est, sans nul doute, la pathologie traumatique la plus fréquente, touchant sans distinction « le sportif du dimanche » (6000 cas par jour en France) comme le sportif professionnel (25% des blessures chez les basketteurs de Pro A au cours de la saison 1995/1996). De ce fait, sa prise en charge thérapeutique, qu’elle soit médicale ou rééducative, est aujourd’hui, dans son ensemble, bien connue de tous. Pourtant nous constatons, depuis plusieurs années, qu’il existe une recrudescence non négligeable des complications concernant cette pathologie, soit sous forme de douleurs résiduelles péri-articulaires, soit de façon fréquente sous forme d’instabilité chronique objectivée par des épisodes d’entorses à répétition plus ou moins graves et dont les facteurs déclenchants sont de moins en moins francs (notion d’entorses spontanées). En dehors d’un diagnostic différentiel à l’origine de cette instabilité (luxation des péroniers, diastasis péronéo-tibial, corps étranger intra-articulaire...), la proprioception de la cheville et sa faculté à réagir face à des stress plus ou moins importants est au coeur du débat. Nous pensons que deux aspects de la rééducation proprioceptive sont à prendre en considération : - l’aspect qualitatif - l’aspect quantitatif qui touche plus particulièrement le sportif professionnel. En effet, chez ce dernier, les conséquences économico-sportives de son arrêt vont nécessiter une compression maximum de son indisponibilité au profit d’un ré-entraînement le plus précoce possible. De ce fait, la rééducation proprioceptive, si elle est bien exécutée dans un premier temps, se retrouve dans un deuxième temps incluse dans l’activité sportive et autogérée avec plus ou moins de réussite et de sérieux. Car, une fois que l’athlète est réintégré dans son équipe, la compétition reprend souvent ses droits et redevient parfois prioritaire au détriment de la rééducation. En ce qui concerne le travail proprioceptif proprement dit, nous ne reviendrons pas sur l’aspect anatomo-physiologique de la re-programmation neuro-motrice ni sur son efficacité. Par contre, nous pensons que la richesse du pied en récepteurs sensibles aux étirements, en baro-récepteurs, ainsi que sa complexité arthrologique nécessite un appareillage plus adapté que les outils proposés aujourd’hui. Dans la phase de déstabilisation unipodale, les différents supports habituellement utilisés sur lesquels les sportifs sont placés, offrent une balistique angulaire telle que la participation du genou devient prédominante dans la stabilité du patient. De la même manière, l’oreille interne et le système cérébelleux relayent les récepteurs proprioceptifs et diminuent d’autant l’efficacité de la rééducation. De plus, la taille des plans instables proposés ne permettent pas de dissocier, de façon sélective, le travail de l’avant-pied par rapport à l’arrière-pied ou inversement. Ils n’autorisent pas non plus la possibilité, pour le sportif professionnel, de travailler en auto-rééducation dans les meilleures conditions et donc de combler le vide quantitatif énoncé plus haut.
• La plaquette verte comporte 2 demi-cylindres disposés parallèlement sur la longueur des deux côtés lui assurant une stabilité parfaite. • Les plaquettes jaune et bleue sont identiques et possèdent 2 demi-cylindres alignés situés en leur milieu permettant une instabilité dans un seul plan de l’espace. • La plaquette rouge présente une demi-sphère fixée en son centre permettant une instabilité dans tous les plans.
Les exercices décrits ici ne sont qu’un exemple d’enchaînements parmi tant d’autres. Le praticien pourra bien évidemment les adapter en fonction de la pathologie et des aptitudes de son patient. Lorsque les PROPRIOFOOT seront utilisés en auto-rééducation, nous pourrons proposer à l’athlète quatre étapes qu’il devra réaliser successivement avant de passer à un exercice plus difficile : - équilibre unipodal, bras écartés - équilibre unipodal, bras croisés - équilibre unipodal, bras écartés, yeux fermés - équilibre unipodal, bras croisés, yeux fermés La reprogrammation neuro-motrice de la cheville et du pied est sans nul doute l’une des armes essentielles pour lutter contre l’instabilité chronique de la cheville. Nous pensons qu’elle doit faire l’objet d’une stratégie spécifique, notamment lors de sa phase unipodale, grâce à l’utilisation d’outils plus adaptés. D’autre part, il est à notre avis indispensable d’insister sur le fait que la proprioception doit être poursuivie le temps nécessaire lorsque l’athlète réintègre son équipe ou son groupe d’entraînement. Car, c’est pendant cette période où la cheville n’est pas encore à 100% qu’elle est vulnérable. Les risques de récidive sont alors réels et peuvent engendrer des complications qui au bout du compte augmenteront la durée d’indisponibilité du sportif. L’auto-rééducation peut être dans cette phase un compromis très acceptable permettant à l’athlète de continuer seul la proprioception, tout en minimisant les dangers d’une rechute. De plus, leur faible encombrement les rendant transportables, les PROPRIOFOOT s’adapteront parfaitement à la vie du sportif professionnel faite comme chacun le sait de multiples déplacements.
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