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LA KINESITHERAPIE
DE LA QUATRIEME DIMENSION

Tous les actes de rééducation, de kinésithérapie plastique et esthétique reposent principalement sur des désordres physiologiques liés à des pathologies liquidiennes associées.


La micro-circulation locale est perturbée, l’unité micro-circulatoire (Cf schéma) n’assure pas pleinement sa fonction. Il en résulte le plus souvent, soit une augmentation du liquide extra-cellulaire (œdème), soit une hyper-concentration de l’interstitium. Dans tous les cas, ces modifications de la physiologie engendrent une augmentation des phénomènes et aboutissent à un auto-entretien des processus pathologiques.

Il est donc illusoire de vouloir entreprendre un traitement sans tenir compte de la physiologie spécifique des compartiments liquidiens de l’organisme. Les techniques de drainage, d’élimination et celles favorisant les circulations retours veineuse et lymphatique devront être employées en priorité.Lors de l’étude de la composition corporelle, nous découvrons, en l’absence de pathologie, que le pourcentage d’eau est de l’ordre de 62% du poids du corps en moyenne. Ce chiffre tient compte des secteurs intra et extra-cellulaire.
Nous savons que les flux liquidiens sont pris en charge par le système artério-veineux au niveau capillaire pour assurer les échanges nécessaires au métabolisme cellulaire et à la fonction des différents organes.Le système sanguin artériel assure l’apport en oxygène, en aliments, en nutriments, en eau ainsi que tous les micro-éléments obligatoires à la vie.Le système veineux élimine tous les déchets du catabolisme, en particulier le gaz carbonique et l’eau excédentaire.

Schéma : Jean-Claude Ferrandez MKDE

Sans entrer plus avant dans la physiologie, nous savons que toutes les macro-molécules et en particulier les protéines sont incapables de réintégrer le système sanguin retour, les pores des capillaires veineux étant trop étroits pour permettre leur pénétration.

La seule voie possible est celle du système lymphatique qui recueille ces macro-molécules, les transporte et assure leur retour jusqu’aux confluents lympho-veineux. A ce niveau, elles sont alors prises en charge par la circulation sanguine générale.

L’important est donc de permettre, d’une part la mobilisation, puis l’entrée de ces molécules dans le système lymphatique.
En effet, la tendance naturelle la plus fréquente est à la stagnation des liquides et des macro-molécules dans le milieu extra-cellulaire. L’œdème s’entretient, s’organise et finit par aboutir à un blocage complet de la zone. La fibrose peut alors aisément s’installer accompagnée de douleurs, de raideurs articulaires dans les pathologies rhumatismales ou neurologiques comme dans les cas post-traumatiques ou chirurgicaux.


Pour ce qui est des problèmes esthétiques, les désor-dres de la micro-circulation locale favorisent l’augmentation de volume des adipocytes, la rétention d’eau et l’altération du tissu conjonctif aboutissant à l’apparition tant redoutée de la peau d’orange.
Après de nombreuses années où « les cures miracles » faisaient recettes, les kinésithérapeutes sont de plus en plus sollicités pour essayer de trouver des réponses satisfaisantes à ces phénomènes. Ils connaissent les techniques, ils sont habilités à prodiguer les conseils élémentaires de nutrition et de diététique mais souvent ils hésitent à se lancer dans le traitement de la cellulite.

Il n’est nul besoin d’investir, tout du moins pour commencer des soins dans ce secteur, des sommes considérables. L’utilisation de moyens simples mais adaptés à la « pathologie cellulitique » permettra d’obtenir des résultats significatifs.

Pour ma part, l’évolution technologique de ces quelques dernières années m’a permis de découvrir une technique essentielle à mes yeux qu’est le DEPRESSO-MASSAGE. Il est le complément naturel aux techniques manuelles de massage, de drainage lymphatique manuel que j’ai pu apprendre lors de mes études ou lors de mes formations complémentaires.

Le dépresso-massage, outre le fait de recréer un pli de palpé-roulé mécanique plus ou moins ressemblant à celui que j’ai appris (la fatigue en moins…), me permet de travailler sur les tissus en les « décollant » des plans sous-jacents. La main aussi douce soit elle, appuie sur la peau, risque de nuire à la circulation locale, alors que cette composante de décollement me permetd’ajouter une 4ème dimension à mes techniques.

Nous favorisons alors l’augmentation des flux de la micro-circulation locale qui engendre :
- une hyperhémie superficielle importante et par effet rebond une relance circulatoire profonde
- une gymnastique cutanée favorisant l’activité fibroblastique avec amélioration de la souplesse et del’élasticité et de la qualité de la peau (élastine et collagène)
- une amélioration du métabolisme cellulaire par augmentation de la perméabilité cellulaire

Les avancées électroniques et technologiques proposées par certains des fabricants permettent d’obtenir des traitements confortables, toujours dans un seuil infra-douloureux et qui respectent pleinement la physiologie. Les dépressions finement choisies, en fonction des effets recherchés, permettent de mettre en œuvre des traitements spécifiques adaptés. Pour ma part, j’aime employer des pompages articulaires ou de groupes musculaires (spasmés ou douloureux) en employant des dépressions statiques alternées et rythmées. Souvent ces pompages sont suivis de traitements dynamiques où les têtes de traitement sont déplacées le long des membres ou du dos.

L’emploi de têtes de traitement transparentes et sans aucun organe de roulement, ni mécanisation du mouvement, me permet de visualiser les effets sur la peau mais aussi de sentir exactement sous ma main la réponse des tissus. Les réglages multiples offrent des possibilités de modulation infinies. Je peux adapter mes soins, en toute liberté, sans aucune contrainte protocolaire si ce n’est le respect de la physiologie et mes habitudes.

Après ces soins plus superficiels, effectués localement ou à distance (massage réflexe par exemple), il est souvent nécessaire d’employer des moyens plus important pour engendrer une accélération profonde des flux liquidiens. Outre le drainage lymphatique manuel et en complément, la PRESSOTHERAPIE nous permet une action efficiente sur le secteur veineux ou lymphatique.

Ce qui doit guider le choix de nos équipements est toujours le respect de la physiologie. Dans ce domaine encore plus que dans d’autres, il faut impérativement respecter certaines règles.
Les flux engendrés par l’appareillage doivent être dirigés dans le sens disto-proximal (sans possibilité de retour), les pressions sont impérativement faibles (sauf dans des cas pathologiques spécifiques) et doivent être appliquées de manière progressive sur lesmembres traités.

De la qualité des bottes ou des manchons de traitement dépend entièrement l’efficacité de la pressothérapie, l’absence de fermetures longitudinales permet une répartition harmonieuse des pressions sur le pourtour du membre sans effet de striction ou de garrottage.

Enfin, la réduction des temps d’application compensés par une action optimale de pressions légères induites automatiquement par le double gradient de pression (Brevet Eureduc®) nous assure un traitement efficace sans risque de lésions.

Pour ma part, j’ai fait mon choix : la PRESSOTHERAPIE TP05 de la société Eureduc® m’assure SECURITE et l’EFFICACITE depuis plus de 10 ans sans aucun problème.

Sa fiabilité totale m’a encouragé à choisir leur appareil de dépresso-massage et de VACUODERMIE® le TV10 qui lui aussi m’apporte toute satisfaction.
Il m’a semblé utile de le dire et de faire partager mon expérience à mes confrères.
 
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