40 ans de rencontres professionnelles
!
40 ans de salon
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Beaucoup
de joie et de plaisir !
Réunis tous ensemble pour fêter 40 ans de profession,
je ne pouvais rêver plus beau cadeau.
Nous vivons tous de la kinésithérapie, c’est
à nous à faire vivre la kinésithérapie.
Mon seul regret, c’est de ne pouvoir partager ce grand moment
avec mes amis disparus qui auront marqué leur génération
par leur générosité et dévouement :
à Louis LAVANCHY qui a donné l’impulsion
nécessaire aux fabricants de matériel d’évoluer
et à Jean BOUDOT, un grand Monsieur de la
FFMKR ; tous deux passés trop rapidement
à la kiné éternelle.
L’avenir
est entre vos mains.
Philippe GOETHALS
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Pour
célébrer comme il se doit le 40ème
anniversaire du Mondial Rééducation/ Equip’salles,
FMT MAG a souhaité laisser parler ceux qui font
véritablement la kinésithérapie et qui, à
travers leurs propos, vous représentent.
Différentes personnalités liées à votre
activité se sont exprimées sur le sujet qui leur tenait
à cœur… pour notre plus grand plaisir.
J.P. ZANA |
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La signature de l’avenant à la convention nationale
le 11 avril 2003 par l’Assurance Maladie, la Fédération
Nationale des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs
et le Syndicat National des Masseurs Kinésithérapeutes
Rééducateurs a engagé un nouveau partenariat.
L’Assurance Maladie veut faire vivre ce partenariat, en conduisant
des projets axés sur la qualité et l’efficience
des soins, des projets structurants, voire interprofessionnels.
Dans
le cadre fixé par la loi du 6 mars 2002 portant réforme
des relations conventionnelles, la priorité a été
donnée d’une part à la reprise des travaux de
revalorisation progressive de la nomenclature des actes de kinésithérapie,
et d’autre part à la définition d’objectifs
médicalisés d’évolution des pratiques.
Ces objectifs s’inscrivent dans un cadre nouveau, celui du
contrat : contrat collectif avec l’accord de bon usage des
soins portant sur la fiche de synthèse du bilan diagnostic
kinésithérapique et contrat à adhésion
individuelle avec le contrat de pratique professionnelle. Ces accord
et contrat témoignent de la volonté de voir les compétences
du masseur kinésithérapeute reconnues, en particulier
en valorisant le bilan diagnostic kinésithérapique
réalisé par le professionnel. C’est dans le
sens de cette meilleure qualité des soins apportés
aux assurés que nos travaux conventionnels continueront de
s’inscrire, en organisant aussi la coordination des soins
autour du malade.
Des
projets ont déjà abouti. D’autres chantiers
ont été ouverts. Nous rencontrons parfois des difficultés,
mais c’est, étape par étape, qu’ensemble
nous y apportons des solutions.
La dynamique engagée nécessite encore aujourd’hui
une appropriation de la refondation conventionnelle et je vous remercie
de me donner l’opportunité, à l’occasion
de l’anniversaire du Mondial Rééducation, d’en
souligner l’importance.
Je souhaite plein succès à ses organisateurs.
Daniel LENOIR
Directeur de la Caisse Nationale de l’Assurance
Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS)
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Kinésithérapie
: portrait chinois.
Si
la kinésithérapie était un arbre ?
Elle serait une essence millénaire dont les fruits poussent
dans les étoiles.
Si
la kinésithérapie était un animal ?
Elle aurait le goût de la meute, mais revendiquerait farouchement
l’aventure solitaire.
Si
la kinésithérapie était une fleur ?
Elle déroberait à la marguerite son effeuillage et
à la rose son parfum, pour garder son mystère.
Si
la kinésithérapie était une ambition ?
Elle aurait la ténacité de ses pionniers et la résolution
de ses héritiers.
Si
la kinésithérapie était un sentiment ?
Elle volerait aux désirs, leurs nuances et aux excès,
leurs volontés.
Et
si la kinésithérapie était un instant d’humour
?
Elle n’aurait que deux doigts de génie, mais tous les
autres serviraient à sa gloire.
Fanny
RUSTICONI
MKDE PARIS
FFMKR Secrétaire Générale Chargée de
la Communication
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La
kinésithérapie d’hier s’est construite dans
le sillage médical comme réponse à un besoin
de société, un besoin d’efficacité pour
réparer des structures endommagées, restaurer des fonctions
estompées. Au contact des souffrances, des espoirs et récupérations,
elle a développé ses propres technologies et savoirs
jusqu’à les dépasser d’une certaine idée
de sa spécificité centrée sur la gestuelle humaine.
Aujourd’hui
? la kinésithérapie reste une question marquée
par la prise de conscience de son identité. Cette attente
concerne la façon avec laquelle elle vivra son autonomie.
Parce qu’on ne peut être responsable que de ses propres
décisions. Parce que la détermination ne dépend
que de soi.
La
kinésithérapie de demain sera ce que nous en ferons,
juste ce que nous en ferons.
Michel
GEDDA - Directeur de l’IFMK de Berck-sur-Mer
Chef-de-projet de la Direction de l’Evaluation de l’ANAES
Rédacteur-en-chef adjoint de la revue
« Kinésithérapie »
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Le massage est
une technique vécue comme une activité « ringarde
», pas assez noble aux yeux de certains de mes collègues
et l'absence de sensibilisation et de formation au toucher-massage
dans les écoles, ont mis les kinésithérapeutes
français hors jeu du développement et des réalisations
dans le domaine du bien-être. Le kiné est certes reconnu
comme le spécialiste de la mécanique humaine, un excellent
mécanicien du corps, mais qui s’intéresse encore
insuffisamment aux prises en charge de la personne dans sa globalité.
L'étude exploratoire que je viens de rendre publique, sur
mes quelques 20 ans de pratique tous azimuts de massages minutes
(des autoroutes… au métro parisien en passant par les
événementiels type Téléthon, Handicap
international, etc.) et à l'hôpital sur les effets
du toucher-massage pratiqué notamment par les aides-soignantes,
confirme son action extrêmement bienfaitrice pour toutes les
personnes qui souffrent de douleurs physique ou morale, de solitude,
de stress, de manque de caresses ou de reconnaissance ; et enfin
sans oublier que cette pratique est créatrice de liens et
de convivialités, aspects que les institutions, entreprises,
hôpitaux, commencent à reconnaître comme particulièrement
positifs pour leur fonctionnement interne.
On ne peut revenir en arrière, les milliers de personnes
amateurs ou professionnels qui pratiquent quotidiennement le toucher-massage
ou les techniques manuelles à visée de bien-être
se sont installées dans la société durablement.
La génération massage est en marche !
Les centres de thalasso, les clubs de vacances, les entreprises,
les établissements hospitaliers, les unités de soins
palliatifs, bref la quasi totalité des institutions qui proposent
aujourd'hui des prestations massage font appel à des professionnels
du bien-être et de la relation d'aide, et laissent les kinés
sur la touche. C'est leur choix et je le regrette pour ma profession
car ce champ d'application de la masso-kinésithérapie
justifiant cette approche humaine et globale aurait valorisé
notre profession.
Les nouveaux programmes (sélection et contenu) qui se rapprochent
de ceux de la faculté de médecine éloignent
à jamais le kiné de la relation humaine. Heureusement,
certains confrères ont compris l'intérêt, autre
que mercantile, de s'impliquer dans le domaine du bien-être
et viennent se former à ces techniques dans nos écoles.
Mais pour tous ces kinés, oublier le muscle, sortir de l'explication
systématiquement mécanique, accepter au contraire
que le toucher de bien-être est tact, douceur, sensualité,
empathie, humilité (car faut-il rappeler que l'approche bien-être
n'a rien à voir avec la démarche médicale et
paramédicale, parfois même elle est antinomique dans
son contenu, sa forme et en tout cas par son enseignement et sa
pédagogie), est devenu une réelle difficulté
et demande une véritable remise en cause.
L'avenir semble se décliner avec d'un côté des
praticiens de bien-être qui sauront écouter, prendre
soin et en charge les personnes et les patients dans leur globalité
et d'un autre côté des thérapeutes à
compétence de plus en plus pointue qui répondront
aux besoins et problèmes spécifiques de la kinésithérapie.
J'ai bien peur qu'en l'état actuel des études et de
l'orientation médicales, on ne puisse espérer mieux
qu'une bonne complémentarité… en attendant…
Joël
SAVATOFSKI |
Le
passé et le présent doivent se conjuguer au futur.
L’avenir,
c’est la mise en place de projets, ambitieux, innovants et
courageux en rapport avec tous les aspects de notre profession :
-La formation : généraliser la sélection des
étudiants en faculté de médecine, porter la
durée de nos études de 3 à 4, voire 5 ans,
pour adapter celles-ci à la réalité de l’exercice
professionnel.
-Les conditions d’exercices : proposer aux diplômés
d’Etat de véritables spécialités en kinésithérapie
(comprenant entre autres, un diplôme de kinésithérapeute-ostéopathe
et une véritable formation de kinésithérapeute-enseignant
qui nous fait tant défaut actuellement).
-La recherche : mettre en place un cursus universitaire parallèle
aux études (LMD) pour permettre à la profession de
travailler à la validation de ses propres techniques.
-Le développement de notre champ d’action : créer
une profession de masseur (comme partout dans le monde), dont la
formation et les conditions d’exercices seraient gérées
par les kinésithérapeutes. Grâce à cette
disposition, la profession deviendrait, de fait, prescriptrice dans
le domaine thérapeutique et gagnerait le domaine du massage
non-thérapeutique qui lui échappe actuellement.
-Le changement de notre titre : utiliser celui, plus international,
plus adapté et plus fédérateur de physiothérapeute.
Notre profession
peut ainsi réellement devenir responsable et autonome.
Des projets
d’envergures, mais notre profession ne le mérite-t-elle
pas ?
Bon anniversaire
au Mondial de la Rééducation, bravo à
FMT MAG pour son dynamisme, tous mes vœux de réussite
vous accompagnent.
Jean-Michel
LARDRY - Directeur Technique - IFMK Dijon (21)
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A mon retour
d'Algérie, il y maintenant quarante ans, malgré une
connaissance incertaine de ce qu'était la kinésithérapie,
le souhait de changer mes perspectives d'avenir, le hasard d'une
rencontre avec un professionnel m'ont amené à me diriger
vers cette profession. Deux ans d'études suffisaient pour
obtenir son diplôme d'Etat après une formation très
généraliste, plus basée sur l'acquisition d'un
vernis médical qu'à proprement parlé kinésithérapique.
L'école de cadre m'a permis, quelques années après,
d'améliorer et d'approfondir mes connaissances et de les
partager. Je ne peux que constater l'évolution de notre profession
et si certains aspects peuvent être contestés, ils
ne peuvent masquer son côté positif.
De simples exécutants de prescription, le MK a fait un pas
vers l'autonomie, mais cette évolution ne doit pas s'arrêter
là, l'avenir reste incertain.
Formateurs de moins en moins nombreux et mise en cause de certaines
pratiques. La nécessité d'une évolution est
incontestable, mais elle ne doit pas se faire en oubliant que l’on
ne soigne pas une pathologie, mais une personne. Cette profession
n'a pas seulement une dimension thérapeutique, mais aussi
sociale.
La reconnaissance de l'ostéopathie il y a 2 ans doit conduire
à son intégration dans la formation du MK et être
l'occasion d'une réforme du programme des études pour
qu'elles répondent mieux à la réalité
du terrain.
Enfin si c'était à refaire, ce serait avec enthousiasme.
Robert NICAULT
Cadre de santé, ostéopathe Dourdan
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| Lors
de mes études en kinésithérapie , j'ai appris
que l'ontogenèse reproduisait en raccourci la phylogenèse.
Eh bien j'ai le sentiment que nous vivons la même évolution
dans notre profession qui reproduit, à grande vitesse, les
changements de notre société.
En 50 ans, nous sommes passés
de l'utilisation de techniques millénaires (avec le massage
entre autres), aux systèmes les plus high tech. Ces bouleversements
s'opèrent aussi au niveau de notre rôle d'acteur de
santé. Nous suivons en cela la conception de la santé
donnée par l'OMS : de soignant avec un objectif curatif nous
sommes passés à une fonction de rééducateur
et actuellement, accompagnant en cela les contingences matérielles
de l'assurance maladie et les pensées écologiques
de nos contemporains, nous allons développer notre mission
d'éducateur préventeur.
Enfin, il nous reste à envisager les mutations quant à
notre formation professionnelle ; allons-nous effectuer une transition
consensuelle entre le compagnonnage et la reconnaissance universitaire
?
Mais n'oublions pas que, comme pour
les espèces, l'évolution des professions n'est pas
linéaire et que certaines sont plus en danger que d'autres...
Remy
HIGNET
Cadre de santé en Kinésithérapie
DEA de Biomécanique |
Chaque
année, depuis 25 ans, je sacrifie mon premier week-end d’octobre
à la grande messe du GICARE. C’est,
en peu de temps, l’occasion unique, non seulement de se tenir
au courant des avancées et des nouveautés de la kinésithérapie,
mais également de rencontrer et de discuter avec les fabricants
de matériel et aussi avec mes confrères kinés.
C’est pour moi un moment incontournable qui m’a permis,
au fil des années, de créer des liens d’amitiés
avec les exposants qui ont tous répondu présents et
sont devenus des partenaires efficaces dans les actions que j’ai
menées, tant sur le plan humanitaire en créant un Centre
de Rééducation à Biên-Hôa au Viêt-nam
que sur le plan sportif avec les Kinés Du Désert, présents
sur le Rallye OPTIC 2000 de Tunisie.
Merci à BSM MEDICAL, TIME-FRANCE, HELP-MEDICAL et COUVERCHEL
pour leur aide et Très Bon Anniversaire à Tous, Fabricants,
Organisateurs et Kinés visiteurs.
Jean-Pierre
PROST - kinésithérapeute DE
Diplômes universitaires de kinésithérapie pédiatrique
et cardio-respiratoire de la Faculté de Médecine de
Paris - Expert technique auprès des CSPD de la Sécurité
Sociale. Chargé d’enseignement - président de
l'Amicale des kinésithérapeutes du XV.
|
|
Sans aller jusqu'à
dire que le massage fait partie des plus vieux métiers du
monde, la réalité oblige à constater que la
masso-kinésithérapie a profondément évolué
durant ces quarante dernières années.
Partis, non pas des cavernes, quoique..., mais des masseurs formés
"sur le tas" (si on ose dire), puis des infirmiers-masseurs
fonctionnant dans les hôpitaux à partir de la guerre
1914-1918, jusqu'à la dernière guerre mondiale, les
masseurs kinésithérapeutes sont arrivés officiellement
avec la création du diplôme d'Etat en 1946. Ce diplôme
devenant une obligation pour exercer ce nouvel art médical
qui progressivement trouve ses lettres de noblesse, le praticien
passant du statut de simple exécutant à celui de décisionnaire
responsable et revendiquant de l'être.
En parcourant
les collections de " Kiné Actualité"
d'il y a 40 ans, on a aussi la preuve des changements qui ont jalonné
la vie de la profession. Il suffit, en effet, de voir les publicités
qui figuraient dans ces revues des années 1960: sur 20 pavés
publicitaires, on trouvait au moins 5 publicités sur les
pommades, crèmes ou baumes ! Combien aujourd'hui ?
Naturellement la kinésithérapie du XXIème siècle
va évoluer vers une technicité de plus en plus élaborée,
ce qui nécessitera des investissements probablement plus
importants, pour arriver à des plateaux techniques qui laisseraient
nos aînés pantois .
En corollaire, l'orientation de l'exercice va aller, encore plus
qu'aujourd'hui, vers les cabinets de groupe pour rendre plus facile
l'acquisition de ces nouveaux matériels et pour d'autres
raisons d'organisation du travail en cabinet (vacances, maladie,
maternité, week-ends, etc.)
Mais quels que soient les avantages procurés par la technique,
que les masseurs kinésithérapeutes n'oublient pas
de travailler avec leurs têtes et leurs mains.
Bon
anniversaire au Gicare... euh, pardon, au Mondial Rééducation/Equip’salles.
Gérard
COLNAT, kinésithérapeute, directeur de la rédaction
de kiné-actualité. Paris |
| Mission
actuelle des Kinés
Aux
termes de l’article L 4321-1 du Code de la santé publique,
la profession de masseur kinésithérapeute consiste
à « pratiquer habituellement le massage et la gymnastique
médicale ».
Définition technique, bien cadrée et rigoureuse, semble-t-il.
Mais pas pour tout le monde, car on a vu fleurir depuis deux décennies
de nombreuses pratiques de « thérapies naturelles »
et autres, qui tentent de s’en arroger les prérogatives,
souvent dans un esprit de « fitness » (ou Forme, en
franglais), et parfois en dénigrant les kinés.
Concurrence d’autant plus séduisante pour le public
que les kinés de jadis passaient pour de rudes dompteurs
du corps, dont les pratiques n’étaient pas toujours
douces !
Autre ambiguïté : étant étymologiquement
« thérapeutique par le mouvement » (ou encore,
du mouvement), la kinésithérapie fait partie d’un
ensemble plus vaste que nos cousins Canadiens (cf. Université
de Montréal) enseignent sous le vocable de « kinésiologie
», terme beaucoup plus équivoque en France.
Quelle solution à ces difficultés existentielles ?
Porter à un plus haut niveau l’enseignement de la kinésithérapie,
comme c’est notamment le cas en Belgique, et promouvoir des
cursus « post-graduate » à définir, pour
valoriser la Kinésithérapie par rapport à ses
imitateurs ou détracteurs. Et ne pas laisser non plus le
vaste champ de la Forme au seul secteur commercial, alors que les
kinés devraient en être les meilleurs protagonistes
!
Pr.
Pierre HARICHAUX
Faculté de médecine d’Amiens
|
La
société du Partage de compétences »
Le partage de
compétences est d’actualité et les Kinésithérapeutes
ont déjà reçu leur part : le Diagnostic Kinésithérapique
qui entraîne le choix des actes thérapeutiques et du
nombre de séances, un pas de géant vers la professionnalisation
de ce qui était jusqu’alors un « métier
». Profession : des connaissances étendues, des responsabilités
importantes.
L’Ordre des Kinésithérapeutes sera chargé
de faire respecter les devoirs qui nous incombent : « Pas
de responsabilités sans contrôle, ni de contrôle
sans sanctions ». Deux obligations : renseigner le prescripteur
par la Fiche de Synthèse et tenir à jour son niveau
de connaissances par la Formation Continue.
Les AcBus et Contrats de Pratique Professionnelle (CPP) montrent
que nous sommes considérés « majeurs et responsables
».
Il nous faut apporter un « niveau de preuve » pour assurer
que nous utilisons des « actes » techniques importants
pour le monde d’Economie de Santé dans lequel nous
évoluons.
La couverture protectrice de la seule responsabilité médicale
nous a été retirée. Nous avions pris l’habitude
d’être des pantins attachés aux ficelles de la
Médecine, le vertige de la liberté n’est pas
ressenti positivement par tous.
Eric VIEL, MK, D.Sc., ex-directeur de Bois-Larris
Pour
en savoir plus :
Viel E. Le Diagnostique Kinésithérapique (2ème
édition) Paris, Masson, 2000
Garnier A, Viel E. Kinésithérapie rénovée
– réussir face aux exigences normatives, Paris, SPEK
2004 |
|
Gaétan
CRESSON
CSK CHU LIMOGES
(D.E 75, Moniteur Cadre en 79,
Cadre Supérieur depuis 2000)
Ma
vision personnelle de l’évolution
de notre profession sur 30 ans :
Jadis,
nous avions une autonomie et une représentativité
forte mais très variable car reposant sur des individualités
humaines, image basée sur l’identité modèle
de quelques-uns d’entre nous à forte personnalité,
avec peu de bagages professionnels mais beaucoup de charisme, dans
un monde alors en pleine effervescence.
Aujourd’hui, une complexité et une diversité
des domaines techniques de compétences nous a fait occuper
des territoires variés dans le soin, en tache d’huile
sur le mode horizontal.
Ce qui faisait notre identité, le massage et la gymnastique,
s’est dilué vers d’autres acteurs pendant qu’apparaissaient
de nouvelles qualifications parfois ésotériques ayant
les honneurs des kinés.
Cette variété d’approches, qui est une richesse,
nous la vérifions dans la difficulté d’élaboration
des consensus, ce qui est dommageable.
Les diverses filières de formation initiale ne sont pas encore
unifiées et sacralisées par l’université.
Ce qui fait la part belle aux instituts à vocation lucrative
et a certaines ONG dont la place est sur les champs de bataille
plus qu’à l’école. Notre apprentissage
insuffisant rend difficile la réalisation du « diagnostique
», car un niveau d’ingénieur est requis dès
que nous devons observer, analyser et dégager des objectifs
puis les rédiger.
Dans le secteur public, nous demeurons des médico-techniques
dont le niveau de compétence reconnue est Bac+2. Une hiérarchie
de corps qui pourrait être autorisée par un cursus
ou des compétences validées, n’existe pas pour
nous, il manque des barreaux à l’échelle, ils
permettraient l’accès à un niveau de prises
de décisions. Ceci nous maintient dans un niveau de dépendance
subalterne à côté d’autres professions
mieux structurées sur le mode vertical, et qui ont retardé
volontairement notre maturité.
Des liens horizontaux bénéfiques se sont tissés
de l’intérieur par l’intermédiaire de
circuits de lecture, je pense entre autres à la lettre du
CSK, et à la qualité de nos périodiques.
Le constat est que, les MK ayant atteint un niveau de Direction,
(en dehors de celui des écoles), n’ont pu réussir
qu’en sortant du cadre de leur métier d’origine.
Ils ne sont donc plus concernés directement par notre évolution.
Nous avons, comme par le passé, conservé et enrichi
les variables inter individuelles. Mais toujours pas acquis en tant
que corps la possibilité d’exister.
Cela fait de nous des libéraux plus que des fonctionnaires,
et des opportunistes avisés plus que des membres d’un
corps professionnel.
|
Gilles
PENINOU
Docteur en Biomécanique
Cadre de Santé Masseur kinésithérapeute
IFMK EFOM Paris
La profession
de kinésithérapie est en mutation. Une nouvelle profession
se crée, s'officialise comme déjà il y a quelques
années les ergothérapeutes puis les psychomotriciens,
les orthodontistes, les orthophonistes, aujourd'hui ce sont les
ostéopathes. Ces professions investissent le champ de l'activité
autrefois tenu par les seules kinésithérapeutes. On
est en droit de penser que chaque fois il y a une bonne raison technique,
mais est-ce là le fond ou la forme des choses?
Je crois que la société française manque cruellement
de kinésithérapeutes et que les politiques économiques
et syndicales des uns et des autres ont fortement favorisé
volontairement ou non ces pénuries. Aujourd'hui, on est en
attente des décrets d'applications de deux professions :
les ostéopatriciens et les chiropraticiens. Ces deux professions
recouvrent la clientèle aujourd'hui soignée par les
kinésithérapeutes de ville. Ces décrets permettront
de libérer des "bras" pour d'autres activités
qui se développent telles que les soins palliatifs à
domicile, les soins de suivis des traitements au long court (en
respi, en cardio), les actions de prévention dans le monde
du travail, du sport etc..., des actions de surveillance orthopédique,
mais aussi de recherche etc. Non, la kinésithérapie
n'est pas prête à mourir, d'ailleurs les syndicats
de M.K. sont les premiers à favoriser ces créations
de professions. Les kinésithérapeutes n'ont pas démérité,
on ne fait aucune différence aujourd'hui entre un bon M.K.
et un bon Ostéo, ni entre un mauvais M.K. et un mauvais Ostéo.
Alors ce qui crée ces nouveautés n'est pas d'ordre
technique. Mais beaucoup plus d'ordre sociologique et économique.
Il est vraisemblable que ces "nouvelles" pratiques ne
seront pas reconnues comme appartenant au champ médical,
mais plutôt comme des pratiques péri-médicales.
Elles seront en dehors du champ de l'encadrement administratif pourtant
si cher à la culture française. Elles y trouveront
de l'indépendance avec liberté de faire et manque
de protection. Il faut bien admettre que la kinésithérapie
est une sacrée profession, en terme de richesse d'idées
et de potentiels, puisqu'elle se permet d'enfanter tant de pratiques
et d'intérêts. Au fait, le travail des syndicats est-il
de favoriser la profession des kinésithérapeutes ou
celle de la création de nouvelles corporations ? |
| La
Kinésithérapie en mouvement…
La kinésithérapie
se féminise !
Les femmes restent moins longtemps dans la vie active que les hommes.
Nous devons anticiper cette évolution, en prévoyant
l’impact sur les retraites, la vente de clientèles
ou la démographie. Les femmes apporteront aussi d’autres
valeurs dans leur approche thérapeutique. La kinésithérapie
évoluera vers des spécialisations mieux rémunérées
(respiratoire, uro-gynécologie, neurologie,…). Ceux
qui poursuivront ces formations apporteront de nouvelles connaissances
en participant à des programmes de recherche clinique. Des
associations professionnelles aideront les praticiens à choisir
des techniques adaptées ou donneront accès à
des bases documentaires ou des revues. Internet jouera son rôle
à plein. La concurrence européenne amènera
le passage des IFMK à l’université. La formation
sera orientée sur des approches de traitement de problèmes
(perte d’amplitude articulaire, hypo extensibilité
musculaire) et non sur des traitements de pathologies. L’évaluation
des résultats des traitements s’appuiera sur des outils
de mesure plus fiables et comparés à des standards.
L’autoévaluation de sa pratique permettra aux kinésithérapeutes
de mieux déterminer les points à améliorer
et les formations à suivre pour pouvoir être accrédités.
Les kinésithérapeutes libéraux seront rémunérés
sur la base de « réalisation d’objectifs généraux
» et non plus à l’acte individuel…
Pierre
TRUDELLE,
Kinésithérapeute, cadre de santé, Paris.
|
Aujourd’hui,
les gens sont avides de massage pour faire face à un quotidien
de plus en plus stressant, pour preuve le développement de
sociétés de massage qui interviennent aussi bien sur
le lieu du travail qu’à domicile. On s’occupe
de plus en plus du corps, on l’écoute enfin. Il était
temps, car dans notre société où nous fuyons
le contact physique (portable, Internet…), le corps crie au
secours.
Le massage reste
une technique empirique, dont on connaît les effets, et les
contre-indications, mais dont les mécanismes sont encore
loin d’être connus.
Ses effets sont variables en fonction de la vitesse, du rythme,
de l’intensité des mouvements.
Nous savons tous que ces gestes ne sont pas anodins, qu’ils
ont une action réflexe sur l’organisme.
C’est notre capacité au bilan diagnostic qui nous permet
de prendre en charge la personne dans sa globalité, de pouvoir
dire « non », d’anticiper et de prévenir.
Notre titre
est celui de masseur kinésithérapeute, et nous avons
trop facilement tendance à laisser ce terme de masseur de
côté : pas assez médical, peu valorisé
financièrement (quand on est dans le cadre du soin prescrit)…
Et bien, non,
ce terme nous devons le conserver.
Que certains aient fait le choix de ne pas, ou de ne plus masser,
et bien qu’ils l’assument. Mais d’autres souhaitent
continuer à exercer cet art.
Sachons sortir
du « confort » (!) que nous offre Dame Sécu,
qui ne sera pas toujours là. Nous réclamons plus de
reconnaissance, plus de valorisation, plus d’indépendance
: certes, mais cela nous engage à plus de responsabilité.
Y sommes-nous prêts ?
Le massage fait
partie de notre décret de compétence. Sachons répondre
à la demande du public.
Nous
avons un savoir-faire, donnons-nous les moyens du faire savoir.
Olivier
SALTARELLI
MKDE - Trésorier d’Action Kiné Massage
|
|
Il aura fallu 30 ans !
1974,
j’arrivais comme stagiaire kinésithérapeute
dans ce qui s’appelait encore l’hospice. Dans cette
institution de type asilaire vivaient des personnes rarement très
âgées, accueillies ici pour des raisons plus sociales
que médicales. La stagiaire que j’étais a gardé
en mémoire les images fortes de ce monde qui allait disparaître.
Les étudiants masseurs kinésithérapeutes lâchés
chez les « vieux » n’avaient évidemment
pas d’objectif de stage si ce n’est celui de s’en
sortir le mieux possible. Puis une lente et parfois chaotique progression
s’est mise en route. On a développé la médecine
des vieillards, inventé des filières gériatriques
à multiples facettes pour répondre à des besoins
grandissants. La nécessité de rééduquer
les patients âgés, l’idée que la préservation
du mouvement était essentielle pour prévenir la grabatisation,
ont émergé des progrès de la médecine
gériatrique.
30 ans après nous y sommes, congrès, reconnaissances
des organismes officiels, réseaux, tout laisse à penser
que la toute jeune rééducation gériatrique
va enfin faire recette.
Ayant embarqué très tôt sur ce bateau, qui n’était
à l’époque qu’une petite barque, je suis
heureuse d’avoir traversé ces flots tourmentés
et de voir se dessiner enfin sur la rive, le bastion d’une
véritable kinésithérapie gériatrique.
France MOUREY
Cadre de santé kinésithérapeute - Docteur es’science
- Dijon 21
|
Vision
de la kiné d’hier, d’aujourd’hui, de demain
A travers l’évolution incessante de l’informatique,
et des progrès faits en chirurgie et en médecine, n’avez-vous
pas été frappés de constater que la gymnastique,
le mouvement sont pratiqués comme il y a 80 ans en arrière,
avec des mouvements répétitifs !
« C’est
comme si on continuait à se servir de la machine à
écrire plutôt que de l’ordinateur et du fiacre
plutôt que du TGV. »
La kinésithérapie,
de mon point de vue, reste trop analytique, segmentaire, linéaire.
Le kinésithérapeute n’a pas une vision assez
globale de son patient et ne tient pas assez compte de ses capacités
de prise de conscience de lui-même et d‘auto éducation.
« On n’apporte
pas son corps au kiné comme on apporte sa voiture chez le
garagiste. »
De la même
façon que l’on est arrivé à faire changer
les comportements dans la conduite automobile, on peut aussi faire
changer les mentalités en ce qui concerne la santé,
nous y serons de toutes façons contraints pour une question
économique.
Le kinésithérapeute
de demain devra donc jouer un rôle plus éducatif, plus
informatif et rendra son patient plus autonome et responsable de
sa guérison.
Si je me suis
orientée vers la méthode FELDENKRAIS, méthode
globale de prise de conscience pendant l’action, c’est
pour ne plus voir revenir toujours les mêmes personnes avec
les mêmes problèmes au printemps et à l’automne,
car même avec de très bons résultats soit en
ostéopathie, soit avec une très bonne kinésithérapie,
si on ne fait pas un travail éducatif, dans 80 % des cas,
le problème reviendra.
Il est temps
d’aller, en amont, voir ce qui se passe et que le kiné
de demain joue un véritable rôle de prévention.
Le Kinésithérapeute de demain aura 50% de son activité
dans le soin et 50% dans la prévention soit à son
cabinet, soit en institutions.
Mes propositions
:
1- Postes de Kinésithérapeutes dans l’éducation
nationale : primaire et secondaire.
Cours d’anatomie, de biomécanique et de posturologie.
« Ce corps avec lequel nous vivons toute notre vie est complètement
méconnu. ». Cours théoriques avec Internet et
cours pratiques interactifs de façon à rendre l’apprentissage
ludique et facile.
2- Postes de
kinésithérapeutes dans toutes les mairies pour des
cours de prévention auprès des adultes.
3- Postes de
kinésithérapeutes sur les lieux de travail, obligatoires
pour un mieux-être du personnel et une meilleure rentabilité,
moins d’absentéisme et d’arrêts de travail.
4- Instituer
un diplôme Européen de masseur sans être kinésithérapeute,
pour réglementer ce courant en pleine expansion et éviter
les méfaits de mains inexpertes.
Est-ce
que les études de Kinésithérapie ou la Formation
continue préparent le kinésithérapeute à
jouer ce rôle ?
Françoise FIGUIERE
Kinésithérapeute- Formatrice
Méthode FELDENKRAIS
Tél. : 01 40 51 01 49 ou 06 09 05 25 62
f.figuiere@worldonline.fr
|
Depuis bientôt 33 ans que j’exerce ce beau métier
de masseur kinésithérapeute, je ne vous dirai pas
le nombre de fois où j’ai entendu prédire la
fin de notre profession ! Pourtant, nous sommes toujours là
et de plus en plus présents dans le monde de la santé,
de la beauté et du bien-être. Mon message sera donc
un message d’espoir pour les jeunes et de sérénité
pour les autres ; car tant qu’il y aura des malades, des personnes
qui aspirent à être mieux dans leur peau ou qui souhaitent
pratiquer un sport ou une activité physique, la masso-kinésithérapie
existera et prospèrera. Cessons de nous comporter en Cassandre,
retroussons nos manches et mettons-nous au travail pour élaborer
la kinésithérapie du XXIème siècle.
Cette kinésithérapie sera basée sur l’hyper
professionnalisme sur l’autoévaluation et, bien entendu,
sur ses résultats. Je n’ai pas de craintes à
ce sujet, tant les masseurs kinésithérapeutes de France
ont donné l’exemple à l’Europe entière
de leur volonté de se former et d’entretenir leurs
connaissances. La naissance de notre Ordre, l’accession à
un niveau Master et la possibilité d’atteindre un Doctorat
consacré à la recherche, ne font que conforter ma
vision d’un avenir serein pour notre profession, c’est
à nous tous de le construire. Avec votre aide, j’y
participerai de toutes mes forces.
René
COURATIER
Président National du SNMKR
rcouratier@snmkr.fr |
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La
masso-kinésithérapie, née des pratiques de
l'éducation du corps et du massage, a
trouvé son identité au début de la deuxième
partie du 20e siècle. Elle a depuis acquis une autonomie
incontestable dans le cadre de la prescription médicale.
La
masso-kinésithérapie de demain, parce que la main
en est le principal outil, fera appel à des moyens d'investigation
sophistiqués pour valider la complexité « de
ce qui se passe » quand la main agit, pour en faciliter l'enseignement
et la formation à partir de modèle de simulation.
La masso-kinésithérapie de demain, je la vois avec
une identité encore plus affirmée et renforcée
en cela par la
recherche et une démarche diagnostic/traitement/évaluation
mature.
Christian
FAUSSER
Cadre de santé en kinésithérapie
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J’ai
déjà été convié pour FMT
à l’exercice périlleux qui consiste à faire
des projections d’avenir de l’exercice du métier
de Kinésithérapeute. Il y a une bonne dizaine d’années,
j’envisageais que la MK s’exercerait de plus en plus en
groupe soit entre professionnels, soit avec des médecins dans
des maisons médicales. Je sais que ce mode d’exercice
se fait de plus en plus mais ne peut le chiffrer. Il est toutefois
clair que de nombreux praticiens exercent seuls dans leur cabinet
; ce qui ne fait que traduire le désir de liberté lié
au choix d’une profession libérale avec tous ses aléas.
L’exercice salarié se développe aussi dans des
conditions qui sont encore à améliorer. Le nombre de
professionnels libéraux en exercice augmente et la diversification
de leur activité, parfois loin du paramédical, leur
permet de maintenir ce statut de libéral auquel ils sont attachés.
Le métier de MK va continuer de progresser grâce au développement
des connaissances médicales et à l’approfondissement
des techniques permis par de nombreux travaux de recherche initiés
ça et là. C’est une des caractéristiques
de la MK actuelle que de fonder de plus en plus ses techniques sur
des preuves expérimentales. Une autre est de développer
la notion de « communication » avec le patient même
si souvent cela conduit à « psychologiser » la
relation comme le soulignait déjà B Dolto. Pas étonnant
que nombre de MK abandonnent complètement le métier
pour devenir psychothérapeutes ou psychanalystes pour rester
cohérents avec leur façon d’appréhender
la relation thérapeutique qu’ils préfèrent
loin du corps.
Quelle que soit l’importance de ces techniques validées,
comme on dit actuellement, il y aura toujours de la place pour une
MK inspirée, ce terme n’ayant rien de péjoratif
; il correspond à la nécessaire adaptation du thérapeute
au caractère évolutif de la situation thérapeutique
qui ne peut pas toujours faire l’objet d’une objectivation
précise et quantifiable.
Il ne faut cependant pas trop idéaliser les choses et reconnaître
que parfois ce que rapportent les malades des traitements appliqués
montre qu’ils ont été pour le moins rapidement
exécutés… mais il ne s’agit que de problèmes
d’hommes ce qui ne remet pas en cause l’ensemble des professionnels.
Docteur Jacques SAMUEL
Ancien Directeur de l’EFOM Paris |
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Diplômé
depuis dix ans, je vois et je vis l’évolution de notre
métier tout autant que celle du système de santé
dans lequel il s’inscrit.
Un temps tourné vers la rentabilité, l’exercice
libéral
s’oriente de plus en plus vers une recherche de qualité
et d’efficacité. Il apparaît, en effet, pour
mes confrères une volonté d’approfondir ou de
développer des compétences en lien direct avec l’entretien
des capacités fonctionnelles de leurs patients ou plus proches
de l’aspect relationnel de notre profession. L’engouement
pour les formations continues en thérapie manuelle ou les
techniques de relaxation matérialise cette quête d’évolution
des pratiques et du statut de soignant. Cette apparente recherche
d’autonomie est désormais aidée par la capacité
de dresser un Diagnostic Kinésithérapique, premier
pas vers une reconnaissance des compétences d’analyses
que nous avons déjà développées. On
notera aussi l’éclosion progressive des « cabinets
de groupe » qui permettent l’émulation et l’entretien
d’une dynamique collective ainsi que l’acquisition de
matériel haut de gamme. Car il est important de constater
l’extraordinaire évolution du matériel qui nous
est proposée, elle est bien loin la simple cage de «
poulie-thérapie »… Une autre évolution
importante réside dans l’ouverture de la kinésithérapie
vers le monde de l’entreprise et l’intérêt
marqué pour une approche préventive de notre profession.
Et c’est peut-être là que se joue l’avenir
de la kinésithérapie, dans l’ouverture vers
d’autres espaces, d’autres méthodes de travail
et d’autres conceptions du soin. Finalement, « kinésithérapie
» n’est-ce que le soin du mouvement ou bien aussi le
soin par le mouvement ? Et ce soin, cette façon de soulager
ou d’éviter la douleur, de restaurer ou d’entretenir
la mobilité et l’autonomie, peut-il faire l’économie
de son propre mouvement, de sa propre mutation ? Il nous appartient
alors de décider vers quelle direction nous souhaitons aller,
vers quels types de pratiques nous nous orientons. Par une réforme
des formations initiales, nous pouvons influer sur les connaissances
et compétences que nos futurs confrères doivent acquérir.
Par une meilleure cohésion et une valorisation objective
de notre efficacité, nous pouvons renforcer notre autonomie
sans pour autant chercher l’indépendance. Car c’est
bien en travaillant avec l’ensemble des acteurs du système
de santé que nous pourrons contribuer à l’amélioration
des conditions de vie de nos contemporains.
Julien
JAN
Cadre de Santé Masseur-kinésithérapeute
AGP Conseil et Formation Rennes
(Anatomie Gestes et Prevention)
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Le métier de Masseur Kinésithérapeute est
pour moi un des plus beau du monde.
Dans le quotidien de ma pratique, en aidant les personnes qui viennent
en consultation à prendre en charge leur santé, je
me laisse "toucher" par leur présence, leur histoire.
Ainsi, chacun évolue dans son histoire spécifique
avec plus de conscience de soi, plus de ressenti et plus de compréhension
des éléments de sa vie.
Pour moi, notre métier est tout autant une éducation
à la santé qu'un soin quand la maladie et le symptôme
sont installés. Cette éducation repose sur la possibilité
qu'a chaque personne de se prendre en charge dans sa globalité
corporelle et psychologique.Ma pratique se situe dans le monde du
psychosomatique.
Mes outils sont le massage, la relaxation, le focusing et la parole
sincère. Ces échanges verbaux et non verbaux se font
dans un cadre analytique reposant sur les fondements de la psychanalyse
et du développement psychomoteur de l'enfant. Chaque signe,
chaque symptôme, chaque souffrance devient alors un fil d'Ariane
pour trouver le labyrinthe de la connaissance.
Guy
LARGIER -
Somatothérapeute agréé A.F.S (Ass. française
de somatothérapie)
- Psychothérapeute agréé FFdP (Féd.Française
de Psycothérapie)
- Directeur d'une école de Somatothérapeute
- Tél : 04 90 63 15 21
- mail : massage@somatotherapie.net |
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