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L'analyse du rapport du Conseil Médical du GAMM* révèle sur l'exercice 2002, pour 15363 masseurs kinésithérapeutes, 64 déclarations mettant en jeu leur responsabilité civile professionnelle. Pour qu'un professionnel se voit condamné au versement de dommages et intérêts en compensation du préjudice subi par une victime suite à son intervention, trois conditions doivent être réunies : Tout d'abord, une
faute doit avoir été commise par le masseur
kinésithérapeute. Cette faute peut être technique,
mettant en cause la qualité des soins prodigués. C'est le
cas notamment des actions initiées par les patients à la
suite de manipulations vertébrales en l'absence d'amélioration
ou en présence d'aggravation ou de douleurs persistantes.
Enfin, un lien de causalité, c'est à dire un rapport direct entre la faute et le dommage doit exister pour que soit reconnue la responsabilité du masseur kinésithérapeute. La preuve de ces trois
éléments doit être rapportée par le patie Il existe aujourd'hui quelques experts masseurs kinésithérapeutes auprès des tribunaux chargés, une fois nommés par le juge, d'apporter un avis professionnel sur l'affaire en cours. Rappelons que depuis la Loi du 4 mars 2002 sur les droits des patients et la qualité du système de santé, la souscription d'une assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour tous les professionnels de santé libéraux. Par conséquent, en cas de condamnation d'un masseur kinésithérapeute, l'assureur auprès duquel la souscription a été réalisée, paiera les dommages et intérêts à la victime préservant ainsi son patrimoine privé des conséquences souvent désastreuses d'une condamnation civile. * Groupement des Assurances Mutuelles Médicales |
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