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1ère
partie |
XIe
ASSISES NATIONALES DE LA KINESITHERAPIE
TOULOUSE LES 16 ET 17 OCTOBRE 2004
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Jean-Paul
DAVID |
J’étais
très heureux d’être présent et de participer
aux XIe ASSISES DE LA KINESITHERAPIE organisées
par la Fédération Française des Masseurs-Kinésithérapeutes-Rééducateurs
(FFMKR) à Toulouse.
Dans ce contexte, la profession a débattu sur l’évolution
des compétences en masso-kinésithérapie.
J’ai pu « kidnapper » pendant quelques minutes,
le Président de la FFMKR Jean-Paul DAVID,
afin de lui poser quelques questions : |
Philippe GOETHALS : Quel bilan de la profession tirez-vous
pour ces 5 dernières années ?
Jean-Paul
DAVID : De 1999 à 2004, la profession a plutôt
un bilan positif et quelques points négatifs qui, en fait, ne sont
qu’un retard dans une progression que l’on voudrait toujours
voir plus rapide que la réalité de la conjoncture.
Commençons
par les points positifs les plus marquants et par ordre d’importance
et non chronologique :
Tout d’abord la décision attribuée au masseur-kinésithérapeute
de choisir le quantitatif et le qualitatif de ses actes lorsque le médecin
ne précise que l’indication de masso-kinésithérapie
pour une affection qu’il a détectée.
Puis
il faut citer la rémunération du BDK (Bilan-Diagnostic-Kinésithérapique),
cet acte d’examen du patient suivi du traitement programmé
par le MK, est honoré et remboursé en temps que tel.
A
noter également : la restauration de notre ORDRE NATIONAL permettant
à la profession d’instaurer une discipline, une déontologie,
des modalités d’exercice sous sa propre autorité.
La suppression des plafonds dits « d’efficience » et
la disparition des quotas d’actes - même si ces derniers mois
quelques caisses d’assurance maladie tentent de les rétablir
avec maladresse… stratégie d’intimidation retardant
la mise en place d’une régulation médicalisée
intelligente au service de la qualité et de la responsabilité
? Et enfin la généralisation à la plupart des instituts
de formation d’une année préparatoire universitaire
en PCEM1 supprimant le bachotage sans intérêt des candidats
au concours.
Dans
un bilan sur 5 ans, il faut retenir quelques points négatifs :
le retard des revalorisations des actes inscrits dans la réforme
de la nomenclature, le blocage inadmissible des indemnités forfaitaires
de déplacement, l’échec de l’accord-cadre qui
aurait du apporter aux paramédicaux les mêmes avantages sociaux,
fiscaux etc. que ceux octroyés aux médecins.
P.G.
: La question du massage de bien-être et/ou du massage
thérapeutique anime tous les débats actuellement. Pensez-vous
que le combat soit perdu pour les kinés ?
J.P.D.
: Non, ce combat n’est pas perdu !
Il est même en passe de trouver des solutions… La plus récente
réponse du Ministre de la santé, la réponse au député
Philippe FOLLIOT en date du 26 octobre 2004 précise : « …
Les actes de massage thérapeutique ou non thérapeutique
sont réservés aux masseurs-kinésithérapeutes
D.E…. Le droit français encadre déjà cette
activité et l’autorise aux seuls masseurs-kinésithérapeutes.
Ainsi, les personnes qui ne sont pas masseurs-kinésithérapeutes
ne sont pas habilitées à réaliser ces actes et sont
passibles des sanctions pénales prévues à l’article
L.4323-4 du code précité. »
Les masseurs-kinésithérapeutes ne sont pas du tout opposés
à la haute technicité des esthéticiennes, celles-ci
prodiguent des soins esthétiques et concourent ainsi très
légitimement au bien-être et à la beauté de
la personne. Le massage, ce n’est pas le modelage, ce n’est
pas l’onction, ce n’est pas le « toucher » etc.
Le massage est défini dans le code de la santé publique,
et le plus élémentaire
« principe de précaution » ne l’autorise en France
qu’aux masseurs-kinésithérapeutes, qu’il soit
pratiqué manuellement ou avec un appareil de massage.
P.G.
: Le (un certain) massage peut-il être effectué
par et sur du public ?
J.P.D.
: Non s’il s’agit d’exercer sur un client,
un patient, que ce soit bénévole ou facturé…
La responsabilité morale, corporelle et parfois les conséquences
physiologiques ne peuvent être assurées que par un médecin
ou un masseur-kinésithérapeute.
Par contre une maman qui masse son bébé, un secouriste qui
« frictionne » la cheville d’un sportif etc. ne sont
pas en situation d’exercice illégal de la masso-kinésithérapie.
P.G.
: Comment envisagez-vous, dans l’avenir, le développement
de votre activité ?
J.P.D.
: L'avenir de la masso-kinésithérapie française
est brillant, il suffit de regarder au niveau mondial l’expansion
extraordinaire des thérapies manuelles, de la rééducation,
de l’éducation à la santé, de la prise en charge
du BIEN-ÊTRE. Le diplôme français autorise une très
large compétence, du massage aux techniques de rééducation
les plus sophistiquées, en équipe avec la chirurgie orthopédique,
la neurologie et bien d’autres spécialités médicales.
La demande de soins est largement supérieure à l’offre
organisée en médecine de ville et en établissement.
Notre profession doit s’organiser pour élargir sa formation
de base, en faire une grande discipline capable de mettre en place ses
propres recherches et son évaluation. Aux Assises de Toulouse en
octobre 2004, la profession a compris cette démarche d’évolution
qui lui permettra également de créer ses propres spécialités.
Généralistes
et spécialistes pourront ainsi mieux répondre aux multiples
demandes et éviter ainsi la floraison anarchique des illégaux
appâtés par « le marché » de la thérapie
physique.
L’avenir est malheureusement soumis à la prise en charge
sociale et solidaire de la santé. Les organismes d’assurance
maladie et la tutelle ministérielle freinent la valeur ajoutée
aux actes de haute technicité effectués par les masseurs-kinésithérapeutes.
Le volume des actes ne doit plus compenser la ridicule faiblesse de leur
rémunération.
La FFMKR, depuis maintenant 4 ans, œuvre pour restructurer l’exercice
par une réforme de la nomenclature ; cette réforme est le
pari d’un exercice libéral confronté à une
prise en charge sociale…
C’est
aussi la démonstration d’un exercice autonome
et
responsable vers lequel inéluctablement
la profession s’achemine.
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De
G à D : M.L. Mollis (MASCF) - F. Rusticoni (FFMKR)
J.P. David (FFMKR) - S. FIGUES |
M.
LEBRETON (MACSF)
S |
La
MACSF accueillait entre autre cette année, Solenne
FIGUES, médaille de bronze en 200 m nage libre
aux derniers Jeux Olympiques d’Athènes et membre
de l’Association Un maillot pour la Vie qui lutte contre
l’isolement des enfants malades à l’hôpital
et qui est présidée par Sam ESSEDIRI.
Max LEBRETON, représentant MACSF Toulouse,
a rappelé et décrit, au nom du Directeur Général
de la MACSF Michel DUPUYDAUBY, son engagement
dans ce mouvement. |
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