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Rééducation des entorses de la cheville
Du concept neurophysiologique à la pratique
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P.
Toschi : kinésithérapeute, Cevres, Le Bourget du
Lac
J.-C. Chanussot : kinésithérapeute, Centre médicochirurgical
des jockeys, Chantilly
N. Forestier : Maître de Conférences, LMAS, Université
de Savoie, Le Bourget du Lac |
FMT
MAG a déjà fait écho
de ce concept de rééducation proprioceptive de la cheville
développé par notre confrère Pascal Toschi
et que chacun a pu découvrir lors de la 40ème édition
du Mondial de la Rééducation. Notre confrère
s’est entouré de compétences reconnues pour apporter
des arguments supplémentaires à son travail et on ne peut
que féliciter et encourager ses kinésithérapeutes
qui, au quotidien, loin des polémiques, mettent au service de tous
et des patients en particulier des moyens pour améliorer la qualité
fonctionnelle de leurs articulations perturbées par des traumatismes
liés au sport ou à l’activité professionnelle.
Introduction
Les atteintes du ligament latéral de la cheville sont l’une
des lésions les plus fréquentes du système musculo-squelettique.
Brooks estime le nombre d’entorses de la cheville
à une pour 10 000 personnes par jour, soit 6 000 par jour en France.
Outre
l’importance de cette fréquence d’apparition, force
est de constater que la récurrence de cette pathologie entraîne
une charge sociale et économique conséquente.
Mécanismes traumatiques
Les
mécanismes traumatiques expliquant l’atteinte du LLE, peuvent
avoir lieu dans trois positions différentes du pied (varus-équin,
varus en position neutre ou varus en talus) ou survenir au cours d’un
mouvement associant successivement ces trois positions.
La description d’une réception de saut synthétise
ces 3 cas de figure :
• |
première
phase, lors du contact au sol, pied en flexion plantaire :
la projection du poids du corps passe en dehors de la surface d’appui
au sol et de l’axe de l’articulation tibio-tarsienne.
L’asymétrie de cette contrainte entraîne un varus
de l’arrière-pied et une supination de l’avant-pied.
Ce phénomène est aggravé par le recul de la
malléole externe et le glissement externe de la tête
astragalienne qui vient s’appuyer sur la facette antéro-externe
de face supérieure du calcanéum. Le varus-équin
de l’articulation tibio-tarsienne et de l’arrière-pied,
associés à la rotation externe de la pince bimalléolaire
et au glissement de la tête astragalienne qui vient appuyer
contre le LLE, met en tension le faisceau péronéo-astragalien
antérieur (PAA) du LLE (risque de déchirure du PAA
ou d’arrachement de la malléole externe), les ligaments
de l’articulation péronéo-tibiale inférieure
(risque de déchirure des ligaments antérieur et postérieur
et du ligament inter-osseux engendrant un diastasis péronéo-tibial)
et impacte l’interligne articulaire interne (risque de fracture
ostéochondrale de l’astragale ou de fracture de la
malléole interne).
La
contrainte en varus-supination se propage vers la palette externe
avec mise en tension des péroniers (risque de luxation du
CPL et du LPL ou d’arrachement du CPL sur l’apophyse
de la base de M5) et des plans capsulo-ligamentaires externes des
articulations de Chopart et de Lisfranc (articulations calcanéo-cuboïdienne
et cuboïdo-métatarsienne) |
• |
deuxième
phase, pied à plat au sol, cheville à 90° :
les mécanismes lésionnels précédents
se poursuivent mais sont majorés par la bascule du calcanéum,
qui “se couche” sur sa face externe sous l’effet
de la contrainte en varus, mettant en tension le faisceau péronéo-calcanéen
(PC) du LLE et risquant de léser les ligaments de l’articulation
sous-astragalienne (possibilité d’entorse sous-astragalienne
associée). |
• |
troisième
phase, phase d’amortissement terminal, pied en flexion dorsale
: l’avancée du mat jambier, sous l’effet du poids
du corps, engendre un talus forcé du pied avec impaction
antérieure de la tibio-tarsienne associée à
une traction postérieure mettant en tension le faisceau péronéo-astragalien
postérieur (PAP) du LLE (risque de déchirure du PAP).
Les contraintes en compression et en flexion dorsale sur l’ensemble
du pied peuvent se traduire par une atteinte des articulations de
Chopart et de Lisfranc (risque d’entorse ou de luxation) ou
par une fracture des métatarsiens. |
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Le
mécanisme des entorses externes de la cheville le plus souvent
évoqué est un mécanisme en varus de l’arrière-pied
associé à une supination de l’avant-pied engendrés
par un porte à faux entre la projection du poids du corps
et la réaction au sol.
Ce mécanisme traumatique peut dépasser la résistance
des éléments anatomiques intra et/ou juxta-articulaires
et donner lieu à des atteintes ligamentaires, tendineuses,
osseuses ou ostéochondrales. |
Mécanismes de protection de la
cheville : rétro-action versus anticipation
Le contrôle neuro-musculaire de la cheville peut se concevoir de
deux manières :
-
Selon l’hypothèse de Freeman (1965) reprise
par Castaing et Delplace (1975) la protection de la cheville
est assurée par une boucle de rétro-action d’origine
proprioceptive : les informations en provenance de mécanorécepteurs
situés dans la capsule et les ligaments de l’articulation
tibio-tarsienne et dans les pelotons graisseux péri-articulaires
sont capables d’évoquer des réactions réflexes
destinées à protéger cette articulation. La survenue
d’une entorse entraîne une destruction des mécano-récepteurs
articulaires à l’origine d’une perte de l’apport
afférentiel proprioceptif (dé-afférentiation partielle
de l’articulation lésée) responsable d’une sensation
d’insécurité voire de récidives. Dans le but
de prévenir ces dernières, Freeman et al., ont préconisé
une rééducation “proprioceptive” visant à
solliciter les mécanorécepteurs articulaires restants, les
mécanorécepteurs myo-tendineux (FNM et récepteurs
de Golgi) et les mécanorécepteurs cutanés. Cette
reprogrammation neuro-musculaire, effectuée sur des plans instables,
a pour finalité de déclencher des réflexes musculaires
de protection stabilisant la cheville.
-
Selon J.L. Thonnard (1988) le temps nécessaire
pour induire une lésion ligamentaire de la cheville (inférieur
à 30 ms) est largement inférieur aux temps de latence des
bouffées myoélectriques réflexes les plus courtes
enregistrées sur les deux principaux muscles protecteurs de la
cheville que sont le court péronier latéral (CPL) et le
jambier postérieur (JP). Le muscle CPL présente trois bouffées
myoélectriques distinctes : une première bouffée
de moyenne latence (80 ms), une bouffée de longue latence (148
ms) et une bouffée d’activité volontaire (après
230 ms). Le muscle JP présente une réponse de longue latence
(après 115 ms).
Cet auteur insiste sur le fait que lorsque les muscles de la cheville
sont au repos au moment du traumatisme les mécanorécepteurs
périphériques n’ont pas le temps d’évoquer
une réponse musculaire capable de protéger la cheville de
l’entorse. Des phénomènes d’anticipation, permettant
d’adopter une stratégie motrice particulière, doivent
donc exister.
La
synthèse de ces deux points de vue, combinant les systèmes
d’anticipation (feedforward) et de rétro-action (feedback),
est la suivante :
-
Au niveau central et inter-central, un standard de référence
typique pour chaque activité gestuelle, est constitué au
cours de l’apprentissage psychomoteur de l’individu en réponse
à une commande interne (cortex moteur) et à des stimuli
périphériques (récepteurs visuels, acoustiques, labyrinthiques,
mécanorécepteurs articulaires, myo-tendineux et cutanés).
Ce standard de référence permet d’envoyer en périphérie
(feedforward) des ordres moteurs synthétiques préprogrammés
(pattern), responsables de phénomènes de pré-activité
musculaire. Ce système compare les afférences rétro-actives
qu’il reçoit (boucles de rétro-action longues) à
celles qu’il s’attend à recevoir. Si ces afférences
sont compatibles avec la référence, le mouvement n’a
pas besoin d’être corrigé. Au contraire, si les afférences
ne correspondent pas à la référence un signal d’erreur
est engendré et une correction des ordres moteurs envoyés
en périphérie (efférences) est effectuée.
-
En périphérie, les muscles reçoivent les efférences
issues du standard de référence qui est modulé comme
on l’a vu par les afférences périphériques
(boucles de rétro-action longues) issues des récepteurs
périphériques. Ces récepteurs périphériques
renseignent en permanence les muscles moteurs par des boucles de rétro-action
courtes et modulent l’activité de ces muscles grâce
à une intégration médullaire.
| La
régulation neuro-musculaire des muscles péri-articulaires
de la cheville leur permet de développer une raideur active
s’opposant aux mécanismes susceptibles de léser
les éléments passifs intra-ou juxta-articulaires.
Cette régulation repose surtout sur la capacité d’anticiper
les situations à risque en mettant les muscles en prétension
: cette préactivité musculaire est engrangée
dans des pattern moteurs préprogrammés.
Les activités réflexes, au premier rang desquelles
le réflexe myotatique d’étirement, ne servent
pas à protéger l’articulation mais à
affiner les pattern moteurs d’anticipation. |
Limites
de la rééducation « proprioceptive »
Force est de constater que les techniques de rééducation
“classiques”, basées sur la proprioception, ne permettent
pas d’éviter la récidive des entorses de la cheville.
Comme nous l’avons évoqué ci-dessus, et bien que cette
assertion soit discutée (Refshauge et coll., 2000), une des voies
explicatives postule à un déficit proprioceptif consécutif
à l’entorse elle-même (Freeman et coll., 1965).
Cette hypothèse s’appuie sur le fait que lors du mécanisme
d’entorse les récepteurs articulaires sont endommagés
ou, plus précisément, coupés du système afférent.
Ceci aurait comme effet d’altérer les signaux proprioceptifs
issus des ligaments et de la capsule articulaire et donc d’augmenter
le risque d’apparition d’un traumatisme similaire. C’est
d’ailleurs la raison pour laquelle la plupart des méthodes
de rééducation fonctionnelle sont basées sur l’utilisation
de méthodes d’entraînement dite « proprioceptives
» (Brukner et Khan, 1994).
Toutefois, cette assertion peut être discutée si l’on
considère les résultats de Refshauge et coll. (2000) qui
montrent, pour une population de sujets présentant des signes d’entorses
récurrentes, que le signal proprioceptif ne semble pas altéré.
Ce maintien s’explique si l’on considère qu’il
existe de multiples sources d’information (cutanée, articulaire
et musculaire) qui concourent à la proprioception (cf. McCloskey,
1978, pour une revue sur la question) : il a été montré
que toute dégradation de l’une ou l’autre source afférente
peut être compensée par l’intermédiaire d’une
facilitation nerveuse réalisée au niveau spinal ou à
des niveaux supérieurs (Gandevia et McCloskey, 1976).
| La
rééducation proprioceptive ne permet pas d’éviter,
dans un certain nombre de cas, la récidive de l’entorse.
La destruction éventuelle des mécanorécepteurs
au cours de l’entorse et la compensation possible par d’autres
mécanorécepteurs, n’expliquent pas cette récurrence. |
Concept
de signal proprioceptif « global »
Plutôt que de solliciter les compensations proprioceptives périphériques
isolément, il apparaît intéressant d’optimiser
le signal proprioceptif “global” responsable du contrôle
de la cheville. Cette approche
« globale » cherche à solliciter de manière
sélective les muscles protecteurs de la cheville, mais de manière
à ce que les bouffées d’activité soient intégrées
à un pattern moteur (celui de la marche ou du saut par exemple)
en insistant sur la pré-activité de ces muscles.
Dans
cet esprit, un premier travail réalisé sur 9 sujets sains
(Forestier N., Toschi P. Muscular reinforcement against ankle sprain recurrence.
Article qui sera publié en novembre 2004 dans la revue International
Journal of Sports Medicine) permet, par l’intermédiaire d’une
analyse électromyographique, d’établir un comparatif
entre l’utilisation du plateau de Freeman et d’une orthèse
innovante de déstabilisation de l’arrière-pied utilisée
dans des conditions de marche normale sur terrain plat.
L’orthèse utilisée dans cette étude est un
appareil breveté qui permet d’engendrer une inversion de
l’arrière-pied lors de la mise en charge (de 0 à 15%
du cycle de marche).
Comme
l’illustre la figure 1, le dispositif se
compose d’une tige qui englobe l’arrière-pied
et la cheville et qui repose sur un mécanisme articulé.
Le chausson d’arrière-pied pivote autour d’un
axe disposé dans le plan horizontal selon un angle de 45°
par rapport à l’axe sagittal et suivant une direction
allant de dehors en dedans et d’arrière en avant, reproduisant
en l’exagérant la direction |
|
de l’axe de Henke. Ainsi, l’inversion de l’arrière-pied
s’effectue lors de la mise en charge du sujet, à chaque
pas. Le transfert de masse située en dessus du mécanisme,
n’a aucune incidence sur le verrouillage de la cheville, et
seuls les muscles éverseurs assurent ce rôle. |
|
Cette
étude confirme tout d’abord que le port de l’orthèse
augmente significativement l’activité musculaire, c’est-à-dire
la commande motrice des muscles périarticulaires de la cheville.
Toutefois comme l’illustre la figure 2, il
est intéressant de noter que cette augmentation d’activité
est ciblée, dans le sens où il ne s’agit pas
de co-activation globale - comme c’est le cas lors de l’utilisation
du plateau de Freeman -, mais d’une activation augmentée
respectant le pattern de marche. |

figure 2 |
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La spécificité de la stimulation obtenue au moyen de
l’orthèse permet d’activer les muscles de la loge
latérale de manière dynamique ce qui nécessite
de la part du système nerveux central l’envoi de messages
nerveux similaires (en terme de caractéristiques de recrutement)
à ceux mis en jeu lors de la marche naturelle. |
Ce résultat apparaît comme essentiel car, comme le souligne
Hertel (2000), le processus de réentraînement ou de réhabilitation
consiste, d’une part à restaurer les amplitudes articulaires
et les capacités de génération de force associées
aux articulations lésées, mais d’autre part également
à rétablir les pattern moteurs générés
lors de la réalisation du mouvement physiologique.
Le second point important de cette étude est que les délais
d’activation des muscles
péroniers sont diminués lors du port de l’orthèse.
Fortement déstabilisante, l’orthèse induit un verrouillage
anticipateur de près de 80 ms de la loge externe. Ce mécanisme
sécuritaire, qui n’apparaît pas en condition normale,
est d’un intérêt certain puisqu’il permet de
prévenir l’occurrence des mécanismes d’entorse
en augmentant la pré-activité des éverseurs et par
voie de conséquence la stabilité de la cheville lors de
la pose du pied.
| Les
plans instables habituellement utilisés dans le cadre d’une
rééducation proprioceptive
« classique » provoquent une activités de tous
les muscles péri-articulaires, sans distinction, dans un
contexte postural et gestuel artificiel.
L’emploi d’une orthèse articulée d’arrière-pied,
déstabilisant la cheville en varus-équin permet, au
cours d’une activité physiologique telle que la marche,
d’augmenter la préactivité et l’intensité
de la contraction des muscles éverseurs qui stabilisent la
cheville, en respectant leur chronologie d’intervention. |
EVOLUTION
ET PERSPECTIVES
La
première évolution de l’hortèse déstabilisante
d’arrière-pied a été bien sûr de
mettre au point une méthode de rééducation
des entorses de la cheville. Cette méhode a pour objectifs
d’utiliser cette orthèse sur des patients atteints
d’une entorse du LLE de la cheville, de sécuriser cette
utilisation en effectuant des exercices de difficulté croissante,
et de réaliser un protocole basé sur des exercices
fonctionnels : exercices posturaux, marche, sauts, activités
de la vie courante, comme illustré par la figure
3. |

figure 3 |
Elle permet ainsi une reprise rapide des fonctions de locomotion dans
un contexte sécurisé en écourtant l’arrêt
des activités professionnelles et sportives tout en conservant
les schémas sensitivo moteur physiologiques.
La
seconde étape consiste à réaliser des mesures d’activités
musculaires mais aussi d’amplitudes articulaires en positionnant
sur l’orthèse des capteurs myo-électriques et goniométriques
capables d’évaluer les déficiences du sujet et le
gain généré par la méthode de rééducation.
En
pratique clinique, l’orthèse permet de mesurer la valeur
angulaire de l’inversion et de l’éversion, de tester
le sens arthrokinétique, d’objectiver la réactivité
en charge et de quantifier l’endurance musculaire des éverseurs
sur des modes de contraction musculaire excentrique et concentrique. L’étape
suivante réside dans l’emploi de l’orthèse d’arrière-pied
en tant qu’outil de prévention des entorses de la cheville
: à ce titre elle est systématiquement employée au
cours d’entraînements dans des sports à risques notamment
au hand-ball, basket, tennis et rugby.
La
philosophie de cette rééducation en situation « écologique
», c’est-à-dire dans des situations fonctionnelles
de la vie quotidienne ou des activités sportives, a conduit tout
naturellement à la conception d’une orthèse plantaire,
intégrée au chaussage, reproduisant les activités
musculaires sollicitées en rééducation. Cette orthèse
« dynamique » se veut complémentaire des orthèses
de stabilisation
« passives » et constitue le continuum du concept initial
qui fait une large place aux notions de pré-activité et
de protection pro-active de la cheville.
Les
perspectives d’évolution sont larges puisque ce concept peut
être étendu à d’autres articulations et d’autres
pathologies (entorses du genou, troubles posturaux) et à d’autres
champs d’application (rhumatologie, médecine du travail ou
neurologie par exemple).
Conclusion
L’intérêt de la rééducation des entorses
de cheville réside dans le développement de phénomènes
d’anticipation d’origine centrale et inter-centrale capables
d’engendrer des activités musculaires préprogrammées
en réponses à des déséquilibres potentiellement
dangereux pour l’articulation tibio-tarsienne. Cette programmation
neuro-musculaire est un véritable apprentissage qui doit modifier
les schémas moteurs déjà engrangés par le
cerveau en majorant l’activité des muscles protecteurs de
la cheville dans des conditions proches des activités fonctionnelles.
Il
apparait que l’orthèse déstabilisante d’arrière-pied
engendre des effets bénéfiques susceptibles de s’appliquer
à différents domaines comme celui de la kinésithérapie
(rééducation fonctionnelle ciblée des entorses de
cheville) ou bien encore comme celui de l’entraînement sportif
(prévention des mécanismes traumatiques d’entorses)
en sollicitant les muscles éverseurs en situation « écologique
».
| REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES |
|
-
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the lateral ligament of the ankle : a prospective trial. Br Med
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-
Refshauge KM, Kilbreath SL, Raymond J. The effect of recurrent ankle
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|
Crédit
Photos : CEVRES