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Hélène CUSIMANO

KINEPOLE
PROMOTION DU MASSAGE SANTE/BIEN-ETRE
ET LUTTE CONTRE L’EXERCICE ILLEGAL
 

La Loi du 30 avril 46, en confiant le monopole du massage aux seuls Masseurs Kinésithérapeutes, obéissait au triple souci de garantir :

1) La Santé Publique, avec la création des professions de santé et l'édiction aujourd'hui des bonnes pratiques professionnelles.
2) La Salubrité Publique, c'est-à-dire l'environnement physique et moral (lutte contre la drogue, la prostitution.)
3) L'Ordre Public : « vaste conception d'ensemble de la vie en commun sur le plan politique et administratif à laquelle s'opposent -d'un point de vue dialectique- la liberté de pensée et la liberté d'exprimer sa pensée, entre autres. »

COMPETENCE, PROTECTION DU MONOPOLE
La compétence est l'élément fondamental reconnu -sur lequel s'appuient les instances- permettant à une profession d'assurer la santé de ses semblables dans le respect de ces garanties.
La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. » (Définition de l'Organisation Mondiale de la Santé)
La Médecine, quant à elle, est la Science qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé, de prévenir et de soigner les maladies de l'homme (Robert)
La Thérapeutique (Robert) est la partie de la médecine qui étudie et met en application les moyens propres à guérir et à soulager les maladies. Employé comme adjectif « thérapeutique » signifie : qui concerne l'ensemble des actions et pratiques destinées à guérir les maladies.

De ces définitions, il ressort que le domaine médical déborde le seul cadre thérapeutique, duquel ne relèvent que les pathologies constituées.
Les actes à visée préventive, hygiénique ou esthétique, faisant appel à des connaissances en anatomie, physiologie, épidémiologie, pharmacologie, diététique…. ou utilisant des techniques médicales ou chirurgicales constituent avec le champ thérapeutique un ensemble indissociable regroupé, dans la législation française, au sein du Code de la Santé Publique

Ainsi le monopole du massage conféré aux Masseurs Kinésithérapeutes ne peut et ne doit pas être perçu comme un avantage corporatiste -agent conservateur d'une profession en mal de privilèges- mais comme le garant de la protection de la Santé Publique si cher au Législateur, en ce qui concerne la part qui nous est dévolue. Il est ainsi de notre devoir de défendre le monopole du massage.


NECESSITE DE PREVENTION
Selon l'observatoire français des drogues et des toxicomanies, le nombre de consommateurs réguliers de médicaments psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques et hypnotiques) est en France de 3,8 millions. Près d'un adulte sur dix déclare avoir consommé au moins une fois dans l'année des tranquillisants ou des somnifères. La France fait malheureusement en la matière figure de « championne » en Europe. Un certain nombre d'études et d'enquêtes ont démontré l'importance du rôle du massage dans la prévention du stress et la préservation du capital santé/bien-être.


PREVENTION ET ECONOMIE DE SANTE
Il apparaît donc que la prévention primaire -secteur essentiel de la Santé- mérite un investissement massif de notre profession, investissement qui à terme doit se traduire en économie de santé et par la reconnaissance du rôle fondamental de la Masso Kinésithérapie de bien-être. Notre champ de compétence nous permet d'intervenir en « amont » de toute pathologie constituée (prévention), durant la phase de soins (curatif) mais aussi en « aval » afin de maintenir et conserver l'état de bien-être.
Si la phase du traitement curatif entre dans le cadre de la prise en charge par les organismes de Sécurité Sociale, il n'en va pas de même pour les phases d'aval et d'amont.
Dès lors, la confusion s'installe dans l'esprit du patient redevenu « consommateur » qui -en l'absence du fameux remboursement- présume à tort que la prise en charge de son capital santé/bien-être ne dépend plus du professionnel de santé. Se confiant à des mains inexpertes il prend sans le savoir le risque non négligeable de laisser évoluer à bas bruits les symptômes d'une nouvelle pathologie !
Il convient donc de changer l'image du Masseur Kinésithérapeute dans l'esprit du public et des organismes de Protection Sociale afin qu'il ne soit plus perçu comme un « maillon générateur de déficit » mais bel et bien comme le promoteur du bien-être à moindre coût. Encourager l'accès direct du patient chez le professionnel de santé -garant d'une pratique de qualité alternative aux médicaments- ne nécessite pas pour autant de mettre ces massages à la charge de la Sécurité Sociale !


FORMATION
La gestion du bien-être, véritable « thérapie préventive » ouvre donc dans ce domaine une voie royale au massage. Une pratique de qualité ne peut se concevoir sans une solide formation, celle-ci nous confirmant dans notre rôle d'expert.
Qu'elle soit initiale ou continue le développement de la formation apportera aux professionnels les outils nécessaires pour répondre à la demande du public.

En l'occurrence, la diversité des massages nés hors de nos frontières (ayurvédiques, thaïlandais, shiatsu, californien etc…) doit nous amener à proposer des pratiques plus« exotiques » dont la médiatisation provoque l'engouement chez les consommateurs. La décentralisation des stages permettrait un accès plus facile à ces formations afin qu'un plus grand nombre de Masseurs Kinésithérapeutes puissent satisfaire la demande du public sur tout le territoire.

DANGER
Les illégaux ne possédant pas les formations requises tentent maladroitement de nous écarter du domaine de la prévention, considérant le massage (qu'ils nomment habilement : non thérapeutique !) comme un marché économique exploitable et libre de concurrence.
Ces mêmes illégaux ont tendance à croire que « l'Europe » va changer la donne dans ce domaine. Il n'en est rien ! Sachez que les Etats membres conserveront leur pleine responsabilité pour définir l'organisation de leurs systèmes de santé et leurs politiques de santé. La grande diversité des systèmes de santé des Etats membres, qui tiennent à des facteurs à la fois historiques, culturels et politiques, le justifie.
La recrudescence des annonces de « services » et publicités racoleuses nous prouve à quel point il est inconcevable de laisser le massage servir de façade à des activités incontrôlées, charlatanesques, ésotériques, sectaires ou de prostitution.
Les médias ont un rôle important à jouer dans l'information du public mais doivent prendre garde à ne pas inciter et promouvoir l'exercice illégal de la Masso-kinésithérapie.
Régulièrement dans les différentes presses nationales et locales les « illégaux » se targuent de soi-disant compétences, vertus et pouvoirs. Se nommant bien souvent
« thérapeutes » ils affirment prendre en charge -citons en vrac- : les symptômes physiques dûs au stress, les douleurs musculaires et articulaires, les rhumatismes, les problèmes circulatoires et lymphatiques, les affections dermatologiques, la boulimie, la constipation, la stérilité, les problèmes gynécologiques etc… la liste est longue !

Certains vont même jusqu'à prétendre posséder un pouvoir de guérison des ma-ladies…à distance !!! Tandis qu'un autre propose à tout public « une formation, sans connaissance particulière… de spécialiste en parachirurgie énergétique » !!!

Lorsqu'on en arrive à ce point, il convient de s'interroger sur la responsabilité et la liberté de publier tout et n'importe quoi et de réfléchir aux conséquences désastreuses que peut avoir ce genre de communication.


CREATION DU GROUPE
Depuis des années la profession tente de faire barrage aux pratiques dangereuses des illégaux et « margoulins »de tout poil. Les pouvoirs publics alertés ne semblent pas prendre la mesure de ce danger pesant sur la santé des concitoyens.

Dernièrement, en créant leur Fédération, les « pseudo masseurs de bien-être » ont déversé la goutte d'eau de trop dans le bocal glauque de l'illégalité !
Spontanément réuni par l'exaspération et les protestations entendues dans la plupart des départements, un groupe de travail s'est rapidement formé.

Nous avons donc le plaisir de vous annoncer la naissance de :
« KINEPOLE »
Promotion du Massage Santé/Bien-Etre et Lutte contre l'exercice illégal

Notre groupe pan professionnel est constitué de représentants des syndicats représentatifs, des non syndiqués, et des représentants des salariés.


PROMOTION
Notre action se situe dans le domaine nouveau de la « prévention et du maintien du capital santé/bien-être »
Elle requiert des études permettant :
D'analyser les besoins et les attentes du public à partir d'une enquête étendue.
D'optimiser l'apport des bienfaits du massage « kiné / bien-être » sur la santé, la gestion du stress, les performances physiques et intellectuelles, le retard du vieillissement, les problèmes de poids….
De « méta-communiquer » et promouvoir la spécificité des compétences des Masseurs Kinésithérapeutes dans la prévention et le maintien du capital santé/bien-être.

La promotion du massage par les seuls Masseurs Kinésithérapeutes doit avoir pour objectifs :
Protéger, préserver, prendre en charge le capital santé/bien-être des consommateurs.
S'investir dans le champ de la prévention nécessite également de promouvoir l'outil irremplaçable du MK : ses mains.

ACTION
Lutter contre les illégaux qui par mercantilisme s'approprient le massage est un devoir de chacun de nous.
En effet les prétentions de ces individus ne se limitent plus à ce qu'ils appellent le
« massage de bien-être » mais empiètent de plus en plus souvent sur le domaine thérapeutique : leur discours de façade est de nous dire qu'ils ne souhaitent pas intervenir dans le thérapeutique alors que leur dessein est bel et bien de s'accaparer le massage dans toutes ses composantes, au motif que cette technique existe depuis des millénaires et peut donc être pratiquée par tous. Avec de tels arguments les illégaux ne tarderont pas à pratiquer la maïeutique en lieu et place des sages-femmes au motif que faire naître existe depuis des millénaires… !
Il en est -au sein de notre profession- qui pensent que le versant non thérapeutique de la pratique professionnelle du massage pourrait être laissé à ces mêmes illégaux.
Cela pose le problème de la définition et de la distinction d'un massage thérapeutique avec un massage non thérapeutique : si les intentions diffèrent, les techniques sont identiques dans les deux cas, conservant les mêmes effets physiologiques et les mêmes contre-indications.
Le MK agit dans un but thérapeutique s'il y a pathologie et dans un but de bien-être s'il n'y a pas de pathologie, mais encore faut-il pouvoir affirmer qu'il n'y a pas de pathologie quand on a la prétention de se cantonner au bien-être.

Or, à l'évidence, les illégaux du massage ne sont pas formés pour
- affirmer l'absence de pathologie,
- exercer en toute sécurité et
- dépister les contre-indications des massages
que nous pratiquons à longueur de journée et que nous encadrons avec nos bilans diagnostiques kinésithérapiques.

Ce raisonnement qui répond au principe de précaution démontre que la législation Française en matière de massage, si elle se distingue de celle de ses voisins Européens, est garante de la sécurité sanitaire des citoyens, et pourrait permettre d'éviter toute dérive mercantile, sectaire, charlatanesque, ésotérique voire sexuelle de la pratique professionnelle du massage. Le conditionnel est ici de rigueur, car force est de constater que ces dérives sont assez fréquentes chez les illégaux, que les pouvoirs publics laissent évoluer une situation déjà malsaine, parce que cette loi n'est pas appliquée.
Ainsi il est de notre rôle à chacun d'entre nous de demander à la justice de faire appliquer la loi quand nous sommes les témoins de pratique illégale du massage.

Pour ce faire, notre groupe met en place :
-une écoute au niveau national afin de centraliser les plaintes et cibler efficacement les illégaux
-à votre disposition : ses conseils en matière juridique avec notamment des dossiers « clés en mains », vous permettant de mettre les illégaux devant leurs responsabilités et de demander à la justice de faire appliquer la loi.


Pour nous contacter veuillez vous
rapprocher de vos syndicats locaux
qui nous transmettront vos demandes.

Bien confraternellement, KINEPOLE

Contacts Presse :
Jean Marie CARION 03 27 68 22 80
Hélène CUSIMANO
03 26 40 16 60