Didier COSTEAU : En neurologie, mon but a toujours été de rechercher la plus grande autonomie pour mes patients. Avant HUBER, j'employais des méthodes manuelles classiques (sur les diagonales par exemple) mais aussi des techniques extrapolées de la musculation classique. Pour le problème des transferts, mes patients ont besoin de développer leur force notamment pour être plus à l'aise dans leurs occupations familiales et professionnelles. M.P. : Pourquoi vous être équipé d'un appareil technologique tel que HUBER ?
M.P. : Comment a réagi votre patientèle face à HUBER ? D.C. : La gageure de départ était de rendre HUBER accessible depuis le fauteuil. Ensuite, c'est vrai que HUBER est impressionnant : mes patients sont habitués à effectuer des mouvements et à déplacer des poids, quand on est paralysé on apprécie de voir « bouger » quelque chose. Il a donc fallu leur montrer quel intérêt HUBER aurait pour eux sans déplacement apparent ni déplacement de charges : cette perception nouvelle du travail sur HUBER, élément essentiel dans la neurologie, ils s'y sont vite habitués malgré leur perplexité de départ ! Et aujourd'hui, ils l'ont adopté ! M.P. : Quel est le vrai point fort de HUBER, selon vous ? D.C.
: Sans hésiter, je dirais ce côté
feedback / quantification fine et précise entre le côté
droit et le côté gauche, que l'on ne peut obtenir nulle part
ailleurs. M.P. :HUBER a-t-il redonné goût à la rééducation à vos patients ? D.C. : Sans aucun doute, oui ! Au départ il faut être volontaire et assimiler l'appareil. Je dirais même que c'est une activité cérébrale ! Très vite, HUBER permet de prendre conscience qu'on peut travailler son corps autrement, qu'on peut travailler des groupes musculaires qui étaient laissés à l'abandon. De plus, HUBER a un aspect très ludique ! Ça change, on « joue » quelque part sur HUBER! M.P. :HUBER change aussi le quotidien du praticien ? D.C.
: Oui, il y a un réel intérêt professionnel.
Comme vous le savez, il y a beaucoup de lassitude dans la rééducation
neurologique, car les progrès sont lents et infimes. La routine
s'installe aussi bien pour mes patients que pour moi d'ailleurs. J'essaie
aussi d'organiser
D.C. : Pour la spasticité chez l'hémiplégique, c'est très intéressant au niveau des membres supérieurs parce qu'on peut les faire travailler debout et donc il y a une recherche d'appui, une resollicitation de fonctions laissées à l'abandon. Des séances de HUBER, combinées avec des exercices sur vélo, montrent une vraie diminution de la spasticité. Au niveau articulaire, je m'en sers pour des épaules en utilisant HUBER non plus dans des fonctions de travail d'équilibre, mais dans des fonctions passives de mobilisation : au lieu de faire bouger la main par rapport au corps, on fait bouger le corps par rapport à la main. HUBER est une véritable aide dans la mobilisation passive. M.P. : Qu'en est-il des automobilisations ? D.C. : Normalement quand vous voulez attraper quelque chose, vous projetez votre main dans l'espace, il y a une sollicitation de fonctions musculaires et articulaires que l'on ne soupçonne pas. Effectivement avec HUBER et ses multiples paramétrages on facilite ce travail de mobilisations (colonne, plateau…). M.P. : L'éducation des transferts ? D.C. : C'est indéniablement le grand intérêt d'HUBER : le ré-apprentissage de l'équilibre. Au fil des séances, on augmente la vitesse et l'amplitude du plateau, cela permet aux paralysés d'améliorer leur équilibre en fauteuil pour certains ou debout. Cette matérialisation des appuis différents sur les côtés gauche et droit, c'est la grande qualité d'HUBER. Par exemple chez le tétraplégique, il y a souvent des lésions asymétriques (port de tête décalé sur le côté) ; HUBER leur fait prendre conscience de ses déformations pour mieux corriger. Sur HUBER on leur montre qu'il faut travailler davantage d'1 côté que de l'autre, mais aussi davantage certains groupes musculaires que d'autres (comme les fixateurs d'omoplates, pectoraux, dorsaux) : tout est asymétrique. M.P. :HUBER a donc sa place en rééducation neurologique ? D.C. : HUBER apporte des perceptions nouvelles dans la recherche de l'équilibre. Les personnes paralysées sont sans cesse en train de solliciter leur dos qui est toujours en rotation. HUBER permet d'éviter cette hyper sollicitation d'un seul côté en recentrant le travail en symétrie, fondamental en neurologie.
M.P.
: Une belle histoire à nous raconter ? M.P. : Le mot de la fin ? D.C. : Comme les trois quarts du corps sont insensibles chez ces personnes, il n'y a pas d'informations qui remontent. Il faut jouer sur tout ce qui reste, le solliciter et le stimuler. Grâce à HUBER et sa cible, on a enfin un renvoi et c'est extraordinaire pour le kiné ! En résumé, HUBER est un assistant fidèle. Ce qui me réjouit le plus ? Je sais que je suis loin d'avoir utilisé toutes les fonctions d'HUBER… Informations : www.lpgsystems.com Crédit Photos : LPG SYSTEMS |