Après l'obtention du diplôme d'Etat, j'ai eu l'opportunité de pouvoir exercer à la fois dans le secteur hospitalier et libéral comme assistant d'un confrère, véritable tuteur, dont la disponibilité, l'expérience ont été un apport essentiel dans ma formation professionnelle, en particulier dans l'exercice libéral auquel la formation initiale m'a semblé et me semble toujours insuffisante. Le
désir d'approfondir mes connaissances, d'en acquérir de
nouvelles m'a conduit à suivre une formation à l'école
de cadre qui m'ouvrait deux possibilités, d'une part : Mon
orientation vers la pédiatrie s'est précisée et là
encore la nécessité de stages complémentaires orientés
vers cette discipline se sont imposés. L'évolution
de la formation des MK, la mise en place d'un diagnostic kinésithérapique
font que les deux concepts, kinésithérapie et ostéopathie
ne sont plus sur des sentiers parallèles, même si dans chacun
des deux camps subsistent des irréductibles voulant à tout
prix mettre une ligne de démarcation entre les deux exercices.
Je pense l'argument fallacieux, il est vrai qu'il est toujours difficile
d'admettre qu'un grand nombre de MK jeunes diplômés, voire
de plus anciens s'inscrivent dans les formations d'ostéopathie,
et n'y voir qu'un aspect mercantile même s'il existe. Les
décrets régissant la formation, les conditions d'exercice
sont en attente. Mais il est incontournable qu'elle devra se plier aux normes et procédures scientifiques, tant au niveau de la formation, que de son exercice, mais là aussi le terme de « médecine fondée sur les preuves » est un concept dont on peut discuter la pertinence. En effet les conditions d'une étude ne reflètent jamais la réalité, elles ne prennent pas en compte les composants psychologiques, enfin tout théorème ne peut se nourrir que des connaissances présentes, ce qui paraît juste aujourd'hui peut s'avérer faux demain, il ne s'agit pas pour autant de refuser une approche logique et scientifique, mais il faut aussi s'avoir en apprécier les limites. Et c'est ce qui fait toute la richesse de la « thérapie manuelle. » |