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Isabelle
Zowczak

Que répondez-vous à ceux qui disent : encore une enseigne de plus dans le paysage français de la forme ?


S’il n’y avait qu’une seule enseigne en France, ce serait exactement la même chose !
Les enseignes actuelles n’ont d’autre identité que le nom qu’elles se donnent. Elles proposent toutes la même communication et les mêmes services, et n’apportent rien de nouveau. Les seules nouveautés viennent de cours créés par des professeurs extérieurs à ces enseignes qui, eux et eux seulement, font du travail d’innovation. Et les enseignes, qui ont les moyens d’investir pour faire avancer la remise en forme, ne font que mettre le mot «nouveau» sur des tracts publicitaires parce qu’elles ont rajouté dans leur planning le dernier cours à la mode enseigné dans tous les clubs, ou le dernier joggeur performant.
Il est donc temps, pour l’évolution et la diversité de notre métier, que des nouvelles enseignes soient créées. Par contre, il faut qu’elles proposent une alternative, aussi bien au public qu’aux managers des Centres de remise en forme.
Partant de la réflexion qu’il y a différentes façons d’envisager la remise en forme, et différents publics, l’alternative est trouvée ! Le public attiré par les techniques américaines est largement servi. C’est pour cela que nous avons choisi, Formapolis, de donner une réponse à un public de culture française, c’est à dire peu sportif, avec malgré tout une grande demande de remise en forme, ce qui n’est pas incompatible !



Le fitness à la française, c’est quoi ?

En fait, la notion de fitness a perdu son sens premier. Le fitness est une notion d’hygiène de vie globale, qui comprend des activités dynamiques, en salle ou bien de plein air. Pour les français, le fitness est devenu l’ensemble des techniques de cours très sportifs et très élitistes, comme le step ou le hilo. Même des cours abdos-fessiers sur un tempo trop rapide sont lunaires pour la plupart des gens ! Cette idée est aussi véhiculée par les médias qui cherchent toujours à montrer du spectaculaire ou, pour le moins, du télévisuel : rien d’emballant à montrer une grand-mère qui pédale gentiment…alors on montre des fans qui sprintent avec une musique hurlante : ça calme pas mal de velléités parce que ça ancre dans l’esprit des français cette image inaccessible du fitness. Il y a une partie du public qui recherche des activités sportives, intensives ou très chorégraphiées, mais cela représente une minorité qui a des capacités physiques et psychomotrices. En France, la culture sportive avoisine le point zéro. Alors on peut dire que le fitness tel que se le représente notre public, ne correspond pas et ne peut pas correspondre à la demande générale française d’activité de mise en forme. Et de plus en plus, la demande de forme passe par du «cocooning» et des soins du corps.



Quelle est la lecture «d’une femme dirigeante» par rapport au produit, dominé par les hommes ?

Le produit est terriblement abstrait aujourd’hui, et cela démontre justement que les hommes dirigeants du milieu n’ont pas su le faire évoluer. Comme je vous le disais, à part de nouveaux cours que l’on a vu naître à foison, et du matériel plus perfectionné, on fait toujours la même chose qu’il y a 20 ans. Le public des Centres se plaint du manque de suivi en salle, on leur promet du personnal training, mais aucun outil de travail d’aide au suivi et à l’encadrement sur le long terme n’a été mis en place : actuellement, on ne fait que compter sur les ressources humaines. Il faut pourtant, afin que les profs évoluent, mettre des outils au point. Et que dire des commerciaux des centres en général ! Ils vendent de la remise en forme comme on vend de la margarine, ils n’ont pas de formation technique, et pas d’outil de travail. Impossible, dans ces conditions, de montrer au public que notre métier n’en est plus à la préhistoire. Impossible de recruter du personnel commercial avec une formation solide. Impossible d’évoluer !
Il était visiblement temps, non seulement qu’une femme s’en mêle, mais surtout que ce soit une professionnelle de la remise en forme ! C’est aussi à la base de la démarche de formapolis : un produit de remise en forme conçu par rapport à la vision des femmes, de la culture française, et celle des professionnels du métier, qui enseignent, éduquent, et sont confrontés quotidiennement à la réalité de terrain. Le marketing et l’image Formapolis ont été construits ensuite, par rapport au produit et à ce que nous souhaitions induire dans l’esprit des gens, ce qui fait que nous sommes cohérents… et différents !



Définissez ce qui change par rapport aux autres


En premier lieu, car c’est le plus évident, nous avons une identité unique et forte. Cette identité nous correspond et parle au public que nous ciblons qui représente la plus grande partie de la population. Cela nous démarque complètement auprès de ce public, qui sait d’emblée qu’il va trouver autre chose derrière notre enseigne.
Ensuite, nous sommes différents au niveau structurel : nous préconisons de l’intimité et de la confidentialité. Nous proposons plusieurs ambiances dans un même Centre, pour garantir le respect de l’humeur de chacun : toujours dans cette notion forte de Psychoforme. Cela passe par certains cloisonnements, l’isolation phonique des structures plus dynamiques, l’isolation visuelle des structures où l’on est en maillot de bain, sans le désir d’être vu, une ambiance lumineuse bleutée qui donne une atmosphère sereine.
Ensuite, les outils de travail et les formations sur site basés sur nos concepts de Formanalyse, de Psychoforme et de Celluloplastie : ces concepts permettent d’encadrer les adhérents de manière très structurée et adaptée à chaque individu.

Avec ces outils, toutes nos équipes travaillent sur PC, en intranet. Nos logiciels sont conçus pour encadrer les adhérents dès le premier contact avec une personne de l’équipe, en l’occurrence un technico-commercial, qui leur fait une proposition d’abonnement ciblé en fonction des besoins et des objectifs. Ensuite, les profs, les celluloplasticiennes, les esthéticiennes prennent le relais, et le logiciel leur permet d’assurer un suivi à long terme, avec une grande variété d’interventions et d’orientations possibles parmi tous les services que nous proposons. Nous adaptons une véritable stratégie d’encadrement propre à chaque individu. Ce suivi aura un développement très interactif courant 2001 sur internet, mais nous en reparlerons d’ici là.
Nous avons mis également au point un type de cours, appelés de façon générique cours «symphoniques», qui apportent un travail et une prise en charge différents. Ce sont des cours enseignés sur des supports musicaux mélodieux, avec une pédagogie basée sur le placement et la compréhension du corps, et sur les temps de respiration pour éviter le travail en apnée vu dans les cours fitness traditionnels.
Pour les managers, une partie du logiciel permet le suivi du fichier adhérent, toutes les statistiques imaginables et les possibilités de mailing envisageables pour travailler selon des axes à objectif de rentabilité. Et aussi la gestion du Centre, des stocks de produits etc.. En ce qui concerne le média planning, nous établissons avec eux la stratégie qui s’adapte à leur chalandise, à leur région, aux différents types de consommateurs que l’on souhaite toucher : le marketing est donc varié et, règle de base, prévu sur des périodes relativement courtes afin de s’adapter au CA réellement encaissé pour éviter toutes les dérives de gestion rencontrées avec des investissements publicitaires utopistes prévus trop longtemps à l’avance.

Enfin, en ce qui concerne les partenaires du réseau, nous avons aussi un principe qui n’a pas cours dans notre milieu en France. Nous sommes en SAS pour le développement, afin de permettre aux franchisés de pouvoir devenir actionnaires et participer de façon effective au développement de la franchise et de bénéficier de sa progression. C’est ainsi que nous envisageons un partenariat réciproque.



Les mots nouveaux apparaissent : psychoforme ?
Les mots ça veut dire quoi ?
N’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt des choses connues et rabâchées ?


Une chose est sûre, ce mot de psychoforme interpelle tout le monde, on nous dit que c’est «tendance», parce que ça correspond vraiment à cette aspiration et à ce besoin social de mieux être d’accord entre son corps et sa mentalité. Derrière ce mot qui reprend l’esprit de cette maxime tant rabâchée «d’esprit sain dans un corps sain», nous sommes les premiers à avoir mis une méthode en application, une technique à part entière qui crédibilise notre discours et répond à une demande de longue date. La Psychoforme, permet, entre autres, de déterminer le tempérament des adhérents, leur niveau de stress ou encore leur hygiène de vie. Cela vient compléter les tests de formanalyse. La stratégie de prise en charge et du type d’encadrement de chaque individu est alors définie en fonction de ces éléments et c’est ainsi qu’il y a possibilité d’épanouissement.
Lorsqu’on travaille avec la psychoforme, on se rend compte à quel point on a besoin d’avoir ces données sur chaque personne, car plusieurs personnes avec un objectif identique sont en général complètement différentes les unes des autres. Comment envisager de leur faire alors le même programme ?
On a pu constater que les gens se connaissent mal en général, et ils apprécient énormément cet encadrement car ils apprennent à mieux se connaître : cela les aide à mieux se gérer pour être en forme. Ils l’estiment indispensable et indissociable de leur programme d’entraînement.



La question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous auriez aimé répondre ?

L’avenir de notre métier et celui de Formapolis, qui sont liés. Surtout dans cette période où débarquent les investisseurs américains, et où le discours est plutôt alarmiste.
C’est vrai que notre métier est à un tournant très important. Nous arrivons à un stade relatif de maturité et sommes dans une période clé, où l’on a un peu de recul par rapport à tout ce qui a bougé depuis l’émergence de l’aérobic et où il faut mettre la suite en place. Ces dernières années, ce sont des commerciaux qui tenaient les rênes de notre profession et il y en avait besoin : on a appris à vendre notre produit. Hélas, il y a eu dérive avec de la braderie à tout vent qui a dévalorisé l’image de la remise en forme auprès du public. Nous devons aujourd’hui re-instaurer la confiance du consommateur dans la qualité de notre produit : notre avenir appartient donc aux professionnels qui sont seuls capables de créer, d’innover et de faire évoluer le produit. Outre le marketing et les techniques de commercialisation, c’est l’arme qu’il faut savoir utiliser aujourd’hui : le produit. Et le produit, ce n’est pas un joggeur ou un nouveau cours, c’est la capacité à répondre au public sur une notion de service, dans une notion de durée. Ce qui tout seul, est un pari impossible à tenir aujourd’hui. Il faut rassembler les forces et les intelligences, savoir choisir ses partenaires, et avoir conscience des armes nécessaires pour se battre dans la guerre de communication que l’on connaît actuellement. Formapolis a un bel avenir tout tracé dans le marché français.

Quelques infos complémentaires

Fondateurs de la franchise

- Daniel Zowczak - 46 ans Professeur de gym et d’arts martiaux - Adepte de la psychocinétique (éducation par le mouvement). Manager de plusieurs Centres en Lorraine depuis 1985.

- Isabelle Zowczak - 39 ans - 3 enfants
Nike Athlète Fitness
BEAECPC - Formatrice en CREPS - UFRSTAPS - IUP
Management du Sport. Animatrice de 93 à 95 d’une émission Fitness sur RTL9.

Partenaires de travail sur la franchise
- Cabinet juridique FIDAL de la KPMG
- Cabinet d’expertise comptable FIDAGECO
- Agence de communication - marketing LIGNE DE MIRE
- Agence de développement informatique NANCY SERVICES
- Assurances ACE Europe (Assurances aux Personnes)
- Organisme de Financement FRANFINANCE

Objectifs
- 8 à 12 Centres en 2001
- 20 à 25 centres en 2002

CONFIGURATION DES CENTRES
- 800 à 1200 m2
- Services offerts : Formanalyse • psychoforme • Remise en Forme • Fitness •Cardio Training • Musculation • Détente (hammam, sauna, bain bouillonnant, balnéo, UVA, Chroma, relaxation…) • aquagym • aquarelaxation • celloluplastie : esthétique corporelle • remodelage • soins du corps • enveloppements d’algues marines, de boue auto-chauffante • soins esthétiques • amincissement haute technologie.

Les abonnements proposés aux adhérents varient en fonction des services et de la durée.
On peut donner une fourchette allant de 3 000 à 16 000 francs.