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les pros du fit

Vincent Lartigue et David Hurst
 


Prenez un prof anglais, David Hurst, personal trainer dans l’âme. Ajoutez-y un prof français, Vincent Lartigue, diplômé d’une école de gestion toulousaine.

Mettez le tout dans un lieu unique, l’Espace Léonard de Vinci de Lisses (91). Mélangez les savoir-faire, et vous obtenez une salle où l’on se donne les moyens de proposer aux adhérents de vrais cours personnalisés. Interview à trois voix d’un tandem de formateurs dynamiques et perfectionnistes.



le personal training ne s’improvise pas !

VLF : Pourquoi avoir instauré des cours de personal training à l’Espace Léonard de Vinci ?

David Hurst : A Londres, c’était déjà ma façon de travailler, être un entraîneur particulier qui motive, stimule, encourage et corrige en permanence. J’ai passé les deux premières années de mon installation en France à tourner dans les salles de sports. Et j’ai pu constater que les profs ne savent pas mettre en place, vendre et assurer le service de leurs produits. J’ai même essayé d’expliquer aux gérants de salles que l’on ne doit pas laisser passer l’occasion de mieux faire notre business, mais il est difficile d’offrir des conseils... J’ai ensuite rencontré Vincent et la super équipe de Lisses, qui comprend un kiné du sport, un cardiologue et des profs au top du métier : all systems go !

Vincent Lartigue : Pour résumer, nous avions envie de faire un travail de grande qualité, et de faire avancer le métier. Les résultats que nous obtenons en cours particuliers dépassent d’ailleurs ce que l’on voit ailleurs. Nos clients parlent de nous autour d’eux et nous envoient leurs amis. Ils sont satisfaits, donc fidèles, et augmentent ainsi considérablement le chiffre d’affaires de l’entreprise !

VLF : Dans une salle, le personal training n’empêche-t-il pas le suivi des clients qui ne prennent pas de cours particuliers ?


Vincent Lartigue : Pas du tout. Nos clients peuvent profiter à la fois des programmes personnalisés et de cours collectifs très complets. Et la formule marche : notre centre à un taux de réabonnement important (plus de 40%). Pas mal en comparaison de la moyenne des autres clubs ! Le chiffre d’affaires dégagé par le personal training nous permet d’investir et d’embaucher plus de profs, pour assurer un meilleur suivi des adhérents au quotidien.

David Hurst : Il faut rappeler que le système de personal training que l’on a instauré ici est vraiment un plus. C’est un service additionnel. Si nos clients souhaitent plus de services, ça ne leur pose pas de problèmes de payer quelque chose en plus de leur abonnement. Pourtant, le centre n’est pas situé dans un quartier riche. C’est pour cela que je suis convaincu que d’autres salles en France pourraient faire la même chose. Le personal training peut marcher aussi bien ici qu’il marche dans d’autres pays. Tout ce qu’il faut, c’est un savoir-faire spécifique de la part du gérant, des profs, et de l’ensemble de l’équipe.

VLF : Que pensez-vous des salles qui affichent “Personal training gratuit avec l’abonnement” ?

David Hurst : (...sourire...) Vincent Lartigue : Mon collègue sourit parce qu’il sait compter ! Imaginez un club qui prétend offrir un cours particulier tous les 15 jours à chacun de ses adhérents, sans supplément. Si le club a 2000 inscrits, ça fait 1000 cours particuliers par semaine, avec seulement deux ou trois profs, déjà à plein temps sur le plateau de muscu et de cardiotraining, pour assurer. Alors là deux solutions. Soit 2 plus 2 font 6, soit ils n’ont pas vraiment la même conception que nous du personal training ! Notre service demande du temps pour préparer les séances, chaque cas étant particulier. Ça engendre forcement un coût supplémentaire pour le client.

VLF : Depuis cette année, vous faites profiter les autres professionnels de votre expérience. Vous pouvez nous en dire un peu plus ?

David Hurst : En Mai 2001, nous avons animé notre premier séminaire de personal training, ciblé sur les besoins du métier. Avant, j’avais fait le tour d’une quarantaine de clubs en France, pour noter les pratiques, bonnes et mauvaises. Nous sommes donc vraiment en mesure de délivrer, pendant nos stages, ce qui est utile pour faire avancer le métier.

Vincent Lartigue :
Cette première expérience était vraiment positive, et les profs ont eu quelques surprises. En 2002, le séminaire se tiendra sur deux jours, avec encore plus d’intervenants.

VLF : Mais il existe déjà des formations de personal training. Quelle différence avec ce que vous faites ?


Vincent Lartigue : Ce n’est pas vraiment la même chose. Ce sont souvent des formations de base, menées par des formateurs au concours du BEMF. Ce que nous faisons ici, c’est vraiment un séminaire à proprement parler où nous développons la mise en place commerciale et technique de notre méthode, mais je laisse David en parler, ça le passionne !

David Hurst : Ce que nous proposons est modelé sur les formations qui ont du succès depuis longtemps en Angleterre, aux Etats-Unis et en Australie. Les journées rassemblent plusieurs intervenants, tous experts dans leur spécialité. Ils font une prestation de une à deux heures chacun. Le résultat est un séminaire dense, riche, vraiment spécialisé et d’un niveau nettement plus élevé que les formations actuelles pour passer son BEMF. Ces formations de base “Personal trainer” sont utiles, mais elles ne suffisent pas. Si l’on veut améliorer le niveau d’enseignement actuel dans le métier, il faut repérer les points faibles, et les travailler. C’est ce que nous faisons.

Espace Léonard de Vinci : l’atout coeur

Inauguré en 1993, l’Espace Léonard de Vinci emploie aujourd’hui 50 salariés. Avec 72 chambres d’hôtel, 2 restaurants et 13 salles de conférence, ce lieu accueille séminaires professionnels, soirées et mariages. Côté sport et bien-être, les moyens sont là : un plateau muscu et cardiotraining, une salle de fitness, une piscine intérieure et une extérieure, 2 saunas, 2 hammams, un jacuzzi, un terrain de foot et un autre de volley. L’espace forme, qui dispose de 15 employés, reçoit plus de 3 000 adhérents qui peuvent profiter de cours collectifs de fit, mais aussi de cours particuliers, de soins esthétiques et de balnéothérapie. L’Espace Léonard de Vinci est aussi un lieu de stages pour de nombreuses équipes sportives, du stade français de Rugby à l’équipe de France d’Athlétisme. Et ce n’est pas tout ! Dernier-né du tandem David Hurst-Vincent Lartigue, le module “Coeur-effort-santé” permet le suivi et la réadaptation des cardiaques après un infarctus ou une opération du coeur. Pour cette activité, Vincent et David travaillent en collaboration avec un cardiologue médecin du sport, Sully-Pierre Rosier, et un kiné du sport, Guy Janodet.


Portrait
David Hurst
D’origine anglaise, David a 28 ans. Educateur sportif 2ème degré, il possède une licence d’Education physique et sciences du sport obtenue à l’Université de Loughborough (Angleterre). Il débarque en France en 1998, pour rejoindre celle qui est devenue sa femme l’été dernier. Personal trainer à l’Espace Léonard de Vinci, il est intervenant pour “Les entretiens de l’Insep” et rédige des fiches scientifiques pour le projet “Savoir sport” de l’Insep. Judoka de haut niveau, sélectionné en équipe de judo d’Angleterre, il est partenaire d’entraînement à l’Insep et consultant pour la section “Compétition” du Judo club olympique de Vigneux. David assure aussi le suivi et la préparation physique et mentale de sportifs de haut niveau, footballeurs, cyclistes et rugbymen.

Ce qu’il adore
Voir la santé de ses clients s’améliorer Animer des formations professionnelles, à l’Espace Léonard de Vinci comme à l’Insep

Ce qu’il déteste
Les techniques dangereuses ou inutiles enseignées par des profs diplômés Ceux qui fument dans le train

Hobbies
La randonnée en montagne, le ski, et les longues balades avec son chien pour se détendre.
Vincent Lartigue
Diplômé de l’Ecole de gestion et commerce de Toulouse en 1993, Vincent passe son Brevet d’Etat des métiers de la forme 4 ans plus tard. A 30 ans, il est aujourd’hui responsable des activités sportives à l’Espace Léonard de Vinci de Lisses (91). Chef des profs, il est aussi prof lui-même, puisqu’il donne des cours collectifs de LIA et de Step. Vincent est également formateur en nouvelles techniques de la remise en forme à l’Anthony school (Paris).

Ce qu’il adore
Partir en vacances au bout du monde avec sa femme Donner un cours de LIA avec un maximum de participants motivés et la musique à fond !

Ce qu’il déteste
Quand le micro tombe en panne au beau milieu d’un cours de LIA... La pluie Hobbies Les voyages, et la plongée sous-marine.












Rendez-vous
Le prochain séminaire “Personal training” de David Hurst et Vincent Lartigue aura lieu les 17 et 18 mai 2002.