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Renoncer à un contrat dès après sa signature
>> A faire
L’assuré a le droit de renoncer à un contrat dans les 30 jours qui suivent
le versement de sa première cotisation. Il doit pour cela adresser à son
assureur une lettre recommandée avec accusé de réception lui faisant part
de son désir de renonciation. En règle, l’assureur rembourse la cotisation
payée.
>> A savoir
La proposition d’assurance, ou le contrat, doit comporter un projet de lettre
de renonciation. A défaut, le délai se trouve prolongé de 30 jours à compter
de la remise effective des documents. Pour qu’un contrat soit valide, l’assureur
est tenu de fournir au souscripteur certaines informations -tarifs, garanties,
clauses d’exclusions, obligation de l’assuré- et de vérifier qu’elles ont
été bien comprises avant la signature. C’est l’article L.112-2 du code des
assurances qui le dit.
- Désaccord en cours de contrat
>>
A faire
En premier lieu, contacter son interlocuteur habituel. Si le désaccord
persiste après explications, envoyer un dossier le plus complet possible
au service chargé de traiter les litiges, dont l’intitulé varie selon
les compagnies (service consommateur, clientèle ou réclamation). Si
la réponse obtenue n’est pas satisfaisante, on peut saisir un médiateur,
à condition de le faire dans un délai de deux ans suivant la déclaration
du litige, d’avoir utilisé avant les voies de recours interne et de
n’avoir encore engagé aucune procédure judiciaire. Les principales
sociétés d’assurance et mutuelles disposent de leur propre médiateur.
Lorsque ce n’est pas le cas, elles font appel à celui de la FFSA (Fédération
Française des Sociétés d’Assurance) pour les compagnies, ou du Gema
(groupement des entreprises mutualistes) quand il s’agit d’une mutuelle.
Dans tous les cas, le médiateur est une personnalité extérieure, indépendante
de l’entreprise d’assurance. En ce qui concerne le Gema, l’avis du
médiateur doit être obligatoirement suivi par la mutuelle en cause.
A contrario, l’avis du médiateur de la FFSA ne s’impose pas à une
société d’assurance. Dans tous les cas, l’assuré reste libre, s’il
n’est pas satisfait de l’avis rendu, d’entamer une procédure judiciaire,
l’ultime recours en cas de litiges. |
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Assurance
vie : des plaintes à la hausse
Les produits d’assurance vie se multiplient,
et les litiges à leur propos subissent le même essor. Selon la Commission
de contrôle des assurances, les réclamations concernant les assurances
vie sont d’ailleurs plus nombreuses que celles qui ont pour objet
des contrats d’assurance automobile, et ce depuis 1998.
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>> A savoir
Le recours au médiateur est gratuit. Les délais de traitement d’un dossier
de médiation varient, selon la nature du litige, de 3 à 14 mois, avec une
moyenne de 6 mois et demi. Un dossier bien constitué dès le début permet
de revoir ce chiffre à la baisse.
Si l’assuré décide de recourir à la justice, rien ne l’empêche de faire
fonctionner sa garantie “protection juridique”, qu’elle ait été souscrite
auprès d’un autre assureur... ou de celui contre lequel il engage une procédure
!
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La
loi le dit
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Outre
le risque d’avoir à rembourser les dégâts toute sa vie en cas de pépins,
le défaut d’assurance est illégal. En effet, la loi fait obligation
à tout exploitant d’un établissement où se pratiquent des activités
physiques ou sportives de garantir sa responsabilité civile. A défaut,
la peine encourue est de 6 mois d’emprisonnement et d’une amende de
7622 euros (50 000 francs).
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La
médiation
en chiffres
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Si les litiges déclarés entre assurés et assureurs
restent peu fréquents, le recours à un médiateur est encore plus rare.
C’est ainsi que l’an dernier, le responsable médiation de la MACIF
n’a reçu que 183 réclamations. Dans près de la moitié des cas, il
a rendu un avis favorable à l’assuré. Les litiges exposés au médiateur
du FFSA sont plus nombreux, 488 en 1998. L’année suivante, celui du
Gema n’a rendu que 141 avis, un chiffre en augmentation de 27%. Neuf
déclarations sur dix concernaient des contrats automobile et habitation.
Dans moins de 2 dossiers sur 5, le médiateur a conclu en faveur du
sociétaire.
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Pour en savoir plus
> “De quoi se plaint-on ?”, hors série Argent n°81 (février 2001)
du magazine Que choisir
> la rubrique “Assurance” du site : www.misterdroit.com
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