OPALE GYM

OPALE GYM porte bien son nom, situé au coeur de la ville du Touquet Paris Plage sur la côte d’Opale, une station synonyme de forme et d’énergie, David DEBYSER atterrit un jour dans ce «jardin de la Manche» pour donner l’envie de pratiquer «le sport de tous les sports» à ce monde du bord de mer.
Philippe GOETHALS : David DEBYSER, qui êtes-vous ?
Et pourquoi OPALE GYM ?


David DEBYSER :
J’ai trente ans. Je suis passionné de sport. Mes débuts dans la musculation ont commencé parallèlement à la pratique du karaté. En effet, elle me fut présentée comme un plus pour ce sport et rapidement mes résultats en compétition s’en sont tout de suite ressentis. De là, j’ai passé quelques années dans l’armée, puis à la protection de dirigeants pendant environ six ans, ce qui m’a permis de continuer mon entraînement sportif intense pour être au mieux de ma forme et tout autour du monde.
Mon métier m’a permis de fréquenter des clubs dans le monde entier avec toujours cette idée de vouloir créer mon propre club. Cette assiduité m’a permis d’être au contact des clients, de connaître leurs envies et leurs besoins, les points faibles et forts des clubs, ce qu’on pouvait apporter comme nouveautés et m’apercevoir que le point le plus important était d’être présent au service du client.
Je me suis installé au Touquet tout simplement parce que ma famille y vit depuis 1927 et que c’est une ville que j’aime beaucoup ; j’y suis revenu il y a maintenant trois ans.
Quand je suis arrivé ici, Moving était déjà en place depuis quelques années et vient de fermer il y a un an. L’idée de l’installation d’OPALE GYM a fait son chemin dans ce contexte un peu particulier, c’est-à-dire celui d’un marché qui existe mais qui est difficile à reconquérir. Il faut donc redonner confiance à la clientèle déçue et donc je me suis investi, étape par étape, souhaitant faire les choses bien. Aujourd’hui, seule une partie du club est opérationnelle et s’y grefferont d’autres activités dans les mois à venir.
Pour l’instant, l’objectif est de redonner confiance à la clientèle avec un produit qui répond à ses besoins.


P.G. : Quelle est la structure actuelle d’OPALE GYM ?

D.D. :

Le club fait 620 m2 au sol et nous avons installé trois plateaux de travail. Le premier est un plateau de cardiotraining avec 17 machines de toute dernière génération. Notre clientèle est composée de personnes peu ou pas sportives ; il faut qu’elles puissent travailler sur des machines confortables aux caractéristiques techniques simples. Notre clientèle «senior» sur laquelle nous investissons beaucoup, peut travailler ici sur les différentes machines (l’elliptique, le vélo-assis… ) en position confortable sans aucun traumatisme pour le corps.
Sur le plateau musculation, les machines sont moins récentes mais totalement professionnelles dans l’utilisation ; elles ont fait leurs preuves. Sur les deux types de plateaux, on retrouve toujours un conseiller à l’écoute des clients, pour les motiver et mener à bien l’entraînement.

ESPACE MUSCULATION


Le troisième plateau est un espace cours collectifs avec des activités fitness qui s’articulent avec 6 jours de cours par semaine. On y retrouve les classiques abdo-fessiers et body-sculp et on introduit de nouvelles activités comme le body-pump et le tout nouveau body-balance qui satisfera une clientèle qui recherche des étirements, de l’assouplissement, de la relaxation ou du travail de renforcement, toujours avec un bon encadrement.
Le dernier plateau concerne un espace détente sauna hammam où nous allons développer d’autres services.


P.G. : Parlons de vos abonnés ?


ESPACE DETENTE
D.D. :
Nous arrivons après Moving qui a fait énormément de tort sur la région, au Touquet comme à Boulogne, il nous faut donc faire un travail énorme de remise en confiance du public ; pour cela, notre club doit être crédible au niveau de la prise en charge du client, du matériel et notre volonté est d’être à son service depuis la signature de son abonnement et de l’accompagner tout au long de son parcours chez nous. Notre objectif, c’est la fidélisation de la clientèle et notre idéal est d’être au-dessus de la moyenne française (c’est-à-dire 20 %) et pour ce faire, il faut s’occuper des abonnés ; il faut se donner les moyens de les prendre en charge, de prendre le temps de les écouter et de s’intéresser à eux.
Notre clientèle rassemble des personnes de 17 à 77 ans, avec un fort pouvoir d’achat et notre zone de chalandise s’étale sur 30 km, soit 80 000 habitants.

Nos abonnés étaient au départ assez frileux et nous avons dû communiquer, regagner leur confiance et les rassurer. Le fait que je sois moi-même de la région m’a beaucoup aidé puisque les gens me connaissaient et savaient à qui ils avaient à faire. Dans un second temps, ils se sont rapprochés de la structure et des investissements. La confiance commence tout juste à s’installer et il faudra encore du temps pour effacer les mauvais épisodes précédents pour que la clientèle soit totalement en confiance avec leur nouveau club. Nous avons depuis notre ouverture le 4 août 2001, 120 abonnements valides. On espère 400 à 500 abonnés pour l’année à venir avec différentes plages horaires d’ouverture et une fréquentation variée.


P.G. : Etes-vous l’homme d’un club ?

D.D. :

L’idée est d’avancer doucement mais sûrement avec OPALE GYM, c’est mon club pilote. Si le pari est réussi ici au Touquet et je m’attache à tout faire pour, l’ouverture d’un second club dans la région germe déjà dans ma tête. Mais ceci ne se fera qu’une fois le concept développé ici. Ce concept n’existe pour l’instant qu’à 50 % puisque beaucoup de projets sont en cours et l’expérience de celui-ci permettra de connaître réellement le souhait de la clientèle, les grands axes à suivre et les activités à amener pour lancer un second club, tout en essayant de se démarquer de ce qui existe ou a existé.


P.G. : Peut-on dire qu’il y a deux types de clientèle au Touquet, celle des résidents et celle des vacanciers ?

D.D. :
En effet, le Touquet a été pendant très longtemps une ville saisonnière animée deux à trois mois par an. Maintenant, avec l’arrivée de l’autoroute et le développement de la fréquentation, on sait que le Touquet vit dix mois sur douze ; ce n’est plus une ville de 5 000 habitants mais une agglomération qui regroupe à peu près 30 000 personnes.

Ces perspectives sont en augmentation, la clientèle a un bon pouvoir d’achat et la zone de chalandise s’étend sur 30 km, ce qui permet d’attirer des clients de Berck, Boulogne… C’est une clientèle à l’année et pour nous la clientèle de passage est un plus, mais l’avenir du club ne peut se reposer que sur elle.


P.G. : Est-ce que vous pensez que les activités en extérieur peuvent intéresser l’activité des adhérents d’une salle ?

D.D. :
En effet, les activités «out door» (sortie VTT, char à voile, footing collectif…) peuvent être envisagées. Il faut analyser cette question car la clientèle d’un club vient chercher aussi une certaine convivialité et l’esprit de groupe ; les irréductibles indépendants sont minoritaires, donc le «out door» ne doit pas être négligé.



P.G. : Que proposeriez-vous pour faire venir la population, qui s’entraîne seule à la maison, dans votre club ou les clubs en général ?

D.D. :
Lors du dernier salon des associations sportives qui a eu lieu ici, j’ai réalisé que les gens ont une certaine image des centres de remise en forme avec une clientèle plutôt professionnelle ou de personnes qui maîtrisent totalement leur activité sportive.

ESPACE CARDIO
Il faut donc démocratiser cette idée reçue, aller vers ces profanes, leur faire comprendre ce que l’on est capable d’apporter comme produits et comme encadrement. La différence avec un entraînement à la maison est la présence permanente d’un conseiller. Il s’agit donc de leur faire prendre conscience que le prix d’une machine est à peu près celui d’un abonnement annuel dans un centre de remise en forme et que le plus du club, c’est l’encadrement dans une structure où le matériel est de dernière génération, avec la convivialité, souvent difficile à reproduire chez soi. C’est donc au club qu’il incombe de développer tous les atouts et toute la communication nécessaires pour attirer ces clients potentiels.


P.G. : Comment voyez-vous le sport en France et comment vous représentez-vous le sportif français ?

D.D. :

On s’aperçoit que des changements récents ont eu lieu dans les institutions françaises et notre présence sur le devant de la scène internationale sportive ne date que de 5 à 10 ans.
La France a tendance à devenir de plus en plus sportive et performante.
Mon humble expérience à travers le monde m’a permis de voir le culte du sport qui existe aux Etats-Unis, en Australie… Il existe une mentalité du sport, on retrouve le sport 4 à 5 fois par semaine en milieu scolaire, les plages horaires d’ouverture des clubs sont immenses (6-7 heures du matin ailleurs, 9 heures en France).
La France n’a pas le réflexe du sport de par l’éducation et les habitudes sportives pendant l’enfance ; il y a une mentalité qui est en train de changer, à nous de faire bouger les choses…

P.G. : Le fitness est un peu le sport de tous les sports. Est-ce que les autres activités sportives du Touquet jugent OPALE GYM comme un concurrent ou comme un partenaire et dans ce dernier cas, vous envoient-ils leurs adhérents ?

D.D. :

J’ai été amené à me poser la question ayant moi-même pratiqué le tennis pendant une dizaine d’années et nous sommes arrivés à sponsoriser des remises de coupes en tennis et en golf pour nous faire connaître et faire apprécier nos compétences.
Nous serons donc présents sur certains événements d’athlétisme pour que les sportifs comprennent que le renforcement musculaire est un bonus quel que soit le sport, pour leur montrer ce que l’on peut apporter.
Le matériel qui se trouve dans notre club et ce que la fréquentation d’une salle peut améliorer dans la pratique de leur sport, qu’ils soient amateurs ou compétiteurs. Nous mettons en place un partenariat et nous serons sponsor de la « Coupe de Tennis des Vétérans » de la région : Nous apportons des lots, une dynamique sur un tournoi et, en échange, nous sommes présents en sponsor publicitaire et nous présentons l’activité d’OPALE GYM lors d’un petit discours. Il y a donc échange et complémentarité.


P.G. : Que doit apporter le dirigeant d’un club à sa qualité ?

ESPACE COURS COLLECTIF
D.D. :
Une entreprise est à l’image de son dirigeant. Mon cheval de bataille est de travailler sur la propreté, sur la qualité du service clients et la décoration. Je veille donc à ce que les douches, toilettes, vestiaires soient impeccables.
C’est un travail difficile mais important et primordial et le club est nettoyé dans ses moindres recoins deux fois par jour. Je souhaite que le label qualité qui devrait être mis en place le soit, ce qui permettrait d’éliminer tous les clubs qui ne sont pas dignes de ce nom. C’est, je pense, une question d’image !


P.G. : Verriez-vous un intérêt à vous inscrire dans une franchise ?

D.D. :

Je pense que si j’ai développé OPALE GYM c’est que j’ai les capacités de le faire moi-même, de prendre le créneau et de développer notre concept et notre façon de travailler. En six mois d’activité, j’ai mis en place ce que j’ai appris pendant mes études de commerce. Au lancement du club, des spots radio, des affiches urbaines publicitaires, des tracts ont été nécessaires mais ce qui est resté le plus porteur, c’est le simple bouche à oreille ; c’est ce qui revient le plus souvent dans nos statistiques. La présence de publicité est bonne pour l’image du club mais c’est le travail qui est fait par le club et sa réputation qui amènent de nouveaux adhérents.


P.G. : Que pensez-vous de la fidélisation de la clientèle ?

D.D. :

C’est un travail de tous les jours que je rassemble autour de quatre mots ECOUTER, SUIVRE, CONSEILLER, MOTIVER. Un client n’est fidèle que si l’on s’occupe de lui, s’il est satisfait des prestations, de l’ambiance, de l’accueil du club. Un client satisfait reviendra.


P.G. : Est-ce qu’une salle de remise en forme peut penser à une activité de cours de danse ?

D.D. :

Nous faisons une étude de marché auprès de nos clients et effectivement une partie danse pourrait être mise en place. Notre clientèle est demandeuse de certains cours de danse dans l’air du temps, comme la salsa par exemple.





Le club “Pleine Forme” d’Hendaye (64)

A Hendaye, on avait vraiment besoin de se muscler ! A peine le club de musculation et remise en forme “Pleine Forme” s’est-il créé, en 2000, qu’il rassemblait déjà prés de 200 adhérents, son chiffre actuel. C’est essentiellement un club de musculation, cardio-training et préparation physique, sans cours collectifs.

Ce club sympathique, fondé sous le régime association loi 1901, est placé sous le signe du sport, de la famille et de la convivialité. En effet, les adhérents, individuels, viennent souvent des clubs de sport de la ville (judo, karaté, foot, rugby, cyclisme), et pratiquent souvent en famille, y compris avec les grand-parents. Les couples viennent ensemble, ou alternent pour mieux garder les enfants. Pas de ségrégation d’âge : on y commence la musculation à 13 ans, et on peut y rester jusqu’à 78 ans ! Pas de culturisme pur et dur non plus : le club, outre la musculation individuelle, assure aussi la préparation physique tous sports, la rééducation, le renforcement du dos, et la remise en forme pour tous. L’ambiance est à la fois sportive et décontractée, ce qui explique peut-être le taux élevé de femmes : plus de 50% !
Un tarif spécial deux mois d’été permet au club d’attirer des vacanciers ou des gens ne voulant pratiquer que durant les vacances.

Les 12 travaux
de Benat

” Le club “Pleine Forme” a créé une compétition annuelle rassemblant 12 épreuves sportives de musculation réparties sur l’année, mettant en jeu force, vitesse, endurance et détente. Chaque printemps, les dix meilleurs sont récompensés (cinq garçons, cinq filles) par des trophées et cadeaux.


L’unique salarié du club, Bernard Pinchon, éducateur sportif diplômé d’état, est passé par différentes structures (grands clubs de marque, clubs de toutes tailles de fitness) avant d’être embauché par ce club associatif d’Hendaye. Mais il est ravi de son travail dans cette petite salle : “Je reçois environ entre 20 et 40 personnes chaque matin et chaque soir, et je tiens à avoir un suivi personnel pour chacune. C’est très important. Je renouvelle tous les deux mois les programmes de musculation, et c’est aussi l’occasion de conseils personnalisés.” L’espace prêté par la mairie au club est attenant au dojo municipal, et couvre 300 m2. Une quarantaine de machines y sont installées.
Pas d’écrans, de vidéo, ou d’électronique compliquée. Les appareils sont neufs, mais simples et traditionnels. Outre les classiques de la musculation, on trouve en particulier 6 vélos, 2 tapis roulants, 1 stepper, 1 rameur.

“Pour stimuler les adhérents, on organise tout au long de l’année des épreuves sportives où tout le monde participe, explique Bernard Pinchon. Une quarantaine d’adhérents s’y inscrivent. Certains abandonnent parfois en cours de route, car à chaque trimestre, on renouvelle les épreuves en mettant les compteurs à zéro. Un classement général est établi à la fin de l’année. La bataille est rude, car ils sont tous très motivés. C’est ouvert à qui veut, et le plus âgé a cinquante ans !”

Pour entretenir le coté convivial du club, Bernard Pinchon tient aussi à ses activités annexes : deux repas dans l’année, ainsi qu’une sortie sportive par mois : randonnée, VTT, canyonning, karting, paintball, plongée, en variant à chaque fois.


La carte d’identité du club
• 300 m2 de superficie
• 40 machines
• 200 adhérents
• Prix à l’année : 200€ par personne, 300€ pour les couples, 100€ pour les scolaires et étudiants ainsi que les chômeurs. Certificat médical demandé pour l’inscription.
• Horaires : 9h30-13h et 16h-20h ou 21h, sauf lundi matin et samedi soir.
• Adresse : Dojo Municipal, place Pellot, 64700 Hendaye,
T. 05 59 20 39 06

A. Réale