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•Droit
Social•
Congés : c’est le temps des vacances !
Les
drôleries de l’article L223-1 du Code du Travail |
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L’article
L223-1 dispose :
«Tout ouvrier ou apprenti des établissements inustriels, commerciaux,
artisanaux, agricoles, même s’ils ont la forme coopérative, et tout
salarié des professions libérales, des offices ministériels, des syndicats
professionnels, des sociétés civiles, associations et groupements
de quelque nature que ce soit, a droit chaque année à un congé payé
à la charge de l’employeur.» |
Cet article est très original car il institue un paiement par l’employeur
alors que l’employé n’a pas travaillé. On aurait pu constituer un
système de salaire comprenant la partie du mois non travaillée, en
laissant à disposition la possibilité pour l’employé de choisir s’il
veut prendre des vacances ou non. Mais ne pas imposer la même règle
à tous, alors que nous avons affaire à des personnes différentes,
est le principe. Au risque de choquer les politiquement corrects ?
L’employeur
a toujours raison :
C’est en effet lui qui organise et décide les congés. S’il ne le faisait
pas, il engagerait sa responsabilité.
Quelle
paye pendant les congés payés ?
Les calculs peuvent se faire de deux façons: soit en appliquant la
règle du 10ème, soit en maintenant le salaire. Dans le premier cas,
l’indemnité de congé payé est égale au 1/10ème de la rémunération
brute perçues au cours de la période de référence. Ce n’est pas une
raison pour inclure une prime versée par l’employeur de façon inhabituelle.
Bien sûr les frais professionnels ne rentrent pas dans le calcul de
l’indemnité surtout s’ils sont remboursés par l’employeur.
Les
congés sont-ils dus après une semaine de travail ?
Non. Il faut avoir travaillé un mois minimum pour bénéficier des congés
payés, et il ne faut pas que la période d’un mois soit à cheval sur
la date du 31 mai pour la période de référence.
Quand
prendre ses congés ?
La période de congé principal doit comprendre la période du 1er mai
au 31 octobre de chaque année.
Le droit à congé ne dépassant pas 12 jours ouvrables doit obligatoirement
être pris en continu.
La cinquième semaine doit être prise en dehors de la période du 31
mai au 31 octobre.
La convention collective peut être plus favorable. Dans ce cas, c’est
elle qui s’applique.
Comment
l’employeur choisit ?
Il doit tenir compte du congé du conjoint, des vacances scolaires
et de l’ancienneté dans l’entreprise.
Les
obligations :
Le salarié se doit de respecter les dates de début et de fin des congés.
Un retard tardif sans justificatif (maladie, accident…) est synonyme
de licenciement pour faute grave ou cause réelle et sérieuse dans
le meilleur des cas.
Fermeture
et congés :
L’employeur peut choisir de fermer pendant la durée du délai légal.
Les employés sont alors obligés de prendre leurs vacances au même
moment. Cependant les deux périodes de congés «forcés» doivent être
prévues simultanément: quatre semaines plus la cinquième. En cas de
droit non acquis, les employeurs ne sont pas obligés de payer les
jours non couverts par le nouveau salarié, mais ils peuvent intervenir
auprès de la DDTE pour faire bénéficier ses salariés du versement
des allocations de dommage partiel.
En
cas de maladie, que se passe-t-il ?
Si la maladie se déclare avant ou au moment de son départ en congé,
le salarié pourra bénéficier de son congé après son arrêt maladie,
à condition qu’il reste du temps dans la période de congé à prendre.
En étant malade pendant ses congés, le salarié cumule les indemnités
journalières maladie et ses indemnités de congés payés. Par contre,
il est tenu de rentrer à la date prévue. En cas de maternité, tout
dépend du retour des congés maternités; si c’est avant que la période
ne soit close, les congés peuvent être pris bien évidemment, sinon
ils sont perdus.
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