• News
• Salon Equip'Salles 2002
• Le SNEISS
• Revue de presse
• Les pros du fit : Le coaching
• Les résultats des Championnats FISAF
• Zoom sur... : GERVA SPORT
Juridique : Les aides à l'emploi
Le net du fitness
Diététique : Hommes-Femmes : mangeurs inégaux
Alimentation et fitness
En direct des clubs
Stages
Les petites annonces







Diététique
Hommes - Femmes :
les mangeurs inégaux
Par le Docteur Agnès Mouton Gensburger, Endocrinologue-Nutritionniste

Les problèmes de surcharge pondérale doivent être traités médicalement, et l’on ne doit plus chercher des remèdes miracles ni des méthodes stéréotypées. Chaque cas est un cas particulier, et seule une bonne croissance de la physiologie de la nutrition permet d’apporter une réponse appropriée à chaque personne.
Homme et femme sont différents et la connaissance de ces différences va nous permettre de mieux conduire notre démarche thérapeutique.

Evolution du poids avec l’âge
Hormis les populations qui ont une alimentation céréalière prédominante, on observe une augmentation du poids avec l’âge, de 12 kilos sur 40 ans en moyenne. Chez l’homme, ce phénomène est très rapide entre 20 et 30 ans alors que, chez la femme, c’est après 40 ans qu’il se produit. On peut expliquer cette différence en examinant l’évolution du métabolisme de base chez l’homme et la femme. Chez la femme, le métabolisme de base a tendance à s’accroître jusqu’à 30 ans pour baisser ensuite rapidement. Chez l’homme, le métabolisme de base baisse lentement et très régulièrement à partir de 18 ans.


Les facteurs déclenchants
Chez l’homme, se sont essentiellement des facteurs extérieurs :
• Le changement de mode de vie s’accompagne souvent d’une diminution de l’activité physique et d’une augmentation des apports alimentaires.
• L’arrêt de l’activité sportive, souvent brutale dès les débuts de la vie professionnelle, entraîne inéluctablement une prise de poids.
L’immobilisation pour accident ou traumatisme est une cause importante de prise de poids chez l’homme jeune.

Chez la femme, même si ces facteurs extérieurs de retrouvent, ils viennent aggraver des situations hormonales bien particulières
: • Il existe par exemple un rebond de poids post-pubertaire physiologique mais qui peut être majoré par un changement d’habitudes alimentaires. On retrouve le même phénomème avec la prise d’une pilule contraceptive. Physiologiquement, la contraception oestro-progestative fait prendre 1 à 2 kilos ; mais cette prise de pilule correspond souvent à un changement de vie qui va modifier les habitudes alimentaires.

• Les grossesses augmentent le poids en moyenne de 1 à 2,3 kilos pour chacune d’elles. Là aussi le phénomème est aggravé si l’alimentation n’est pas contrôlée.

• Au moment de la ménopause, la carence oestrogénique est associée à une réduction de la lipolyse stimulée par l’adrénaline au niveau des cellules adipeuses abdominales (récepteurs B3).

Il y a surtout le phénomème de vieillissement qui diminue considérablement le métabolisme de base ; phénomène aggravé par la diminution de l’activité physique et un contexte «psycho-socio-familial» difficile, créant un climat de stress préjudiciable à l’équilibre pondéral. Une cause de prise de poids est à présent commune aux deux sexes : l’arrêt du tabac. En effet, le tabagisme est responsable de la thermogenèse équivalant à 200 Kcal pour 24 cigarettes par jour. A l’arrêt de l’intoxication tabagique, c’est comme si la personne emmagasinait 200 Kcal de plus par jour, sans compter les phénomènes de compensation alimentaire.


Les comportements alimentaires

On peut opposer, sur le plan quantitatif, le groupe des «petites mangeuses diversifiées» (15 % de la population), composé de 80 % de femmes où l’obésité est quasiment absente et le groupe des «gros mangeurs diversifiés» constitué à 85 % d’hommes avec une fréquence élevée de surpoids.
Sur le plan quantitatif, c’est l’excès de lipides qui entraîne la prise de poids. Mais la nature de ces lipides est différente selon les sexes. Chez l’homme, d’après l’étude de Fleubaix Laventie Ville Santé, le beurre et la viande sont les aliments les plus contributifs aux apports lipidiques alors que chez la femme obèse, les frites et le fromage sont prédominants. Les gâteaux secs sucrés ou salés représentent également 13 % des apports énergétiques quotidiens chez la femme.
Chez les femmes l’on retrouve beaucoup plus que chez les hommes un comportement de restriction cognitive qui entraîne un double désaveu de soi : celui de sa propre apparence par soumission aux normes idéales de la minceur et celui de son mode d’alimentation spontané pour appliquer le modèle alimentaire supposé propice à l’amaigrissement.

En matière de corrections diététiques, il faut se souvenir que les hommes sont en général de gros mangeurs. Il faudra donc à la fois autoriser des aliments sans trop de limite et en interdire certains car il leur est, en effet, très difficile de manger un peu de pain ou de fromage ou de boire un peu de vin. En revanche, les femmes sont en général satisfaites de garder dans un régime un peu d’un aliment réputé «mauvais» pour leur ligne. On pourra donc leur proposer un de pain ou de fromage, voire du chocolat qu’elles sauront apprécier en petites quantités.


Le rôle de l’activité physique
La graisse fémorale, riche en récepteurs x2, à effet antilipolytique qui inhibent la production de chaleur, est très peu sensible à l’exercice. Les femmes jeunes sont plutôt pourvues de cette graisse fémorale en raison de leur taux de Leptine. En revanche, le tissu adipeux intra-abdominal riche en récepteurs B3 à effet lipolytique, sera sensible à l’exercice physique. Cet effet lipolytique de l’activité physique est d’autant plus important que le sujet est entraîné.
L’activité physique aura donc peu d’effet amincissant sur une surchage gynoïde, mais elle peut muscler les cuisses et leur donner un aspect galbé.
En revanche, chez l’homme jeune et surtout chez la femme après 40 ans, l’activité physique est essentielle pour éviter le développement de la graisse intra-abdominale.

Pour en savoir plus :

Office de Tourisme de Contrexéville
BP 42 - 88142 Contrexéville Cedex
Tél : 03 29 08 08 68 - Fax : 03 29 08 25 40
N° Vert 0800 88 09 22
e-mail Contrex.Tourisme@Wanadoo.fr
Site internet : www.contrex.minceur.com