• Interview : Charles ELLIA
• Zoom sur... NORDIQUE FRANCE
• News    • Reflexion
Salon Mondial Body Fitness 2003
• Interview : Jean-Pierre BIBE
Info            Vie syndicale : Le S.N.E.F.
Nouveauté     Réaction
En direct des clubs : OPTION FORME
Portrait        Reflexion

En direct des clubs : LA TREMOILLE
Fitnet         • International news
Loisirs sportifs
Stages et formations







Un chantier où tout reste à construire…
Philippe MASSEBEUF, Président du SNEF

VIVE LA FORME a le plaisir de s’engager avec les professionnels de la forme dans ce qui semblerait être un vrai chantier où exploitants, salariés et pratiquants trouveront demain les fruits de leurs efforts pour le mieux être de tous et des générations à venir. L’auteur nous fait part, dans ce texte, de ce qui pourrait être engagé pour permettre de prendre en compte les risques professionnels et éviter les accidents ou maladies professionnelles qui peuvent ne pas manquer d’arriver dans des entreprises où l’exercice physique est l’essence de leur existence.


A la lecture, dans le dernier VIVE LA FORME, de l’article de Jean-Pierre ZANA intitulé « La forme, oui… Mais attention aux pathologies d’hyper sollicitations », celui-ci m’a d’abord étonné parce qu’il me semblait en décalage avec l’objet de la revue. Après l’avoir parcouru et lu attentivement, son contenu m’a incité à aller plus loin. En effet, je me suis d’abord rendu sur le site de l’INRS1 où j’ai découvert une mine d’informations et de textes sur les risques professionnels, qu’il s’agisse de l’évaluation ou de la prévention.

Ensuite, j’ai pu échanger avec l’auteur qui, maîtrisant bien son sujet, m’a surpris par la connaissance qu’il a également de notre profession. Il est kinésithérapeute, cadre de santé, il a, pendant quelques années, fait des animations de gymnastique et de relaxation dans des centres de vacances mais aussi dans des structures de soins. Il est aujourd’hui expert à l’INRS sur le sujet des troubles musculosquelettiques.

Les professionnels de la forme ont besoin, dès aujourd’hui, de prendre en compte ces problèmes de santé publique qui, pour les TMS, représentent 74% des maladies professionnelles. Un chiffre considérable qui n’a pas de raison d’épargner nos salariés. Mais au-delà de ces pathologies complexes et coûteuses, c’est toute la problématique de la prévention qu’il conviendrait d’aborder. En effet, depuis le 05 novembre 2002, toutes les entreprises françaises sont dans l’obligation d’avoir produit une évaluation des risques professionnels dans chaque établissement sous forme d’un document unique2.


Où en sommes-nous ?

Le SNEF, en qualité de représentation professionnelle, ne pourrait-il pas compiler les documents uniques produits et faire un inventaire des risques auxquels toute la profession serait soumise ?

Notre profession est jeune et du fait de sa spécificité, on peut facilement penser qu’en faisant du bien, nos salariés vont bien. Pourtant, des accidents arrivent et certains peuvent laisser, à moyen et long terme, des séquelles douloureuses. Les matériels mis à la disposition des salles sont tous conformes aux normes mais nous savons très peu de choses, voire rien, sur l’utilisation intensive et à long terme de certaines machines. Le mouvement, c’est la vie, mais nos professeurs, en multipliant les heures de cours, ne se trouvent-ils pas dans les mêmes situations que certains salariés qui effectuent, toute leur vie professionnelle durant, les mêmes gestes répétitifs.

Loin de noircir le tableau, mon objectif est de sensibiliser tous les chefs d’entreprises responsables, de les faire s’interroger sur les risques auxquels nous pouvons être confrontés. Il faut, avec l’aide des institutions dont c’est le métier, les CRAM et l’INRS en particulier, nous engager à évaluer nos pratiques et élaborer des plans de prévention pour nos personnels. Il me semble, à la lecture de quelques articles, que l’on peut rapidement se convaincre que l’amélioration de nos conditions de travail s’inscrit dans le champ des démarches qualité auxquelles nous sommes tous attentifs.

Cette pratique m’apparaît indispensable si l’on veut que notre métier se développe et assure à sa clientèle une juste rigueur. Elle permettra de nous engager ensemble dans des projets de prévention qui offriront la possibilité aux professionnels de la forme de le rester et aux adhérents et pratiquants qui fréquentent nos salles d’être assurés de notre souci de participer au bien être physique et peut-être moral aussi du plus grand nombre

• 1 www.inrs.fr
• 2 ANDEOL B. ; GUILLEMY N. ; LE ROY A.»Évaluation des risques professionnels. Questions/réponses sur   le document unique», ED 887, 2002, 20 p. (format pdf, 262 ko)