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Un
chantier où
tout reste à construire…
Philippe MASSEBEUF, Président
du SNEF
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| VIVE
LA FORME a le plaisir de s’engager
avec les professionnels de la forme dans ce qui semblerait
être un vrai chantier où exploitants, salariés
et pratiquants trouveront demain les fruits de leurs
efforts pour le mieux être de tous et des générations
à venir. L’auteur nous fait part, dans
ce texte, de ce qui pourrait être engagé
pour permettre de prendre en compte les risques professionnels
et éviter les accidents ou maladies professionnelles
qui peuvent ne pas manquer d’arriver dans des
entreprises où l’exercice physique est
l’essence de leur existence. |
A la lecture, dans le dernier VIVE LA FORME, de l’article
de Jean-Pierre ZANA intitulé «
La forme, oui… Mais attention aux pathologies d’hyper
sollicitations », celui-ci m’a d’abord étonné
parce qu’il me semblait en décalage avec l’objet
de la revue. Après l’avoir parcouru et lu attentivement,
son contenu m’a incité à aller plus loin.
En effet, je me suis d’abord rendu sur le site de l’INRS1
où j’ai découvert une mine d’informations
et de textes sur les risques professionnels, qu’il s’agisse
de l’évaluation ou de la prévention.
Ensuite, j’ai pu échanger avec l’auteur
qui, maîtrisant bien son sujet, m’a surpris par
la connaissance qu’il a également de notre profession.
Il est kinésithérapeute, cadre de santé,
il a, pendant quelques années, fait des animations
de gymnastique et de relaxation dans des centres de vacances
mais aussi dans des structures de soins. Il est aujourd’hui
expert à l’INRS sur le sujet des troubles musculosquelettiques.
Les professionnels de la forme ont besoin, dès aujourd’hui,
de prendre en compte ces problèmes de santé
publique qui, pour les TMS, représentent 74% des maladies
professionnelles. Un chiffre considérable qui n’a
pas de raison d’épargner nos salariés.
Mais au-delà de ces pathologies complexes et coûteuses,
c’est toute la problématique de la prévention
qu’il conviendrait d’aborder. En effet, depuis
le 05 novembre 2002, toutes les entreprises françaises
sont dans l’obligation d’avoir produit une évaluation
des risques professionnels dans chaque établissement
sous forme d’un document unique2.
Où en sommes-nous ?
Le SNEF, en qualité de représentation professionnelle,
ne pourrait-il pas compiler les documents uniques produits
et faire un inventaire des risques auxquels toute la profession
serait soumise ?
Notre profession est jeune et du fait de sa spécificité,
on peut facilement penser qu’en faisant du bien, nos
salariés vont bien. Pourtant, des accidents arrivent
et certains peuvent laisser, à moyen et long terme,
des séquelles douloureuses. Les matériels mis
à la disposition des salles sont tous conformes aux
normes mais nous savons très peu de choses, voire rien,
sur l’utilisation intensive et à long terme de
certaines machines. Le mouvement, c’est la vie, mais
nos professeurs, en multipliant les heures de cours, ne se
trouvent-ils pas dans les mêmes situations que certains
salariés qui effectuent, toute leur vie professionnelle
durant, les mêmes gestes répétitifs.
Loin de noircir le tableau, mon objectif est de sensibiliser
tous les chefs d’entreprises responsables, de les faire
s’interroger sur les risques auxquels nous pouvons être
confrontés. Il faut, avec l’aide des institutions
dont c’est le métier, les CRAM et l’INRS
en particulier, nous engager à évaluer nos pratiques
et élaborer des plans de prévention pour nos
personnels. Il me semble, à la lecture de quelques
articles, que l’on peut rapidement se convaincre que
l’amélioration de nos conditions de travail s’inscrit
dans le champ des démarches qualité auxquelles
nous sommes tous attentifs.
Cette pratique m’apparaît indispensable si l’on
veut que notre métier se développe et assure
à sa clientèle une juste rigueur. Elle permettra
de nous engager ensemble dans des projets de prévention
qui offriront la possibilité aux professionnels de
la forme de le rester et aux adhérents et pratiquants
qui fréquentent nos salles d’être assurés
de notre souci de participer au bien être physique et
peut-être moral aussi du plus grand nombre
•
1 www.inrs.fr
• 2 ANDEOL B. ; GUILLEMY N. ; LE ROY A.»Évaluation
des risques professionnels. Questions/réponses
sur le document unique», ED 887, 2002,
20 p. (format pdf, 262 ko) |
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