| Un
matin de juillet sur le marché de Brive, alors
que je me délectais des parfums limousins et
ne savais plus comment m’arrêter face à
ma boulimie de produits du terroir, j’ai surpris
une conversation d’une femme du cru qui expliquait
à un couple visiblement du même cru que
sa vie et celle de son mari avait changé depuis
que, sous la surveillance de kinésithérapeutes,
ils pratiquaient des activités physiques, que
cela les occupait deux après midi par semaine,
qu’ils y rencontraient des gens de tous âges
et qu’ils s’étaient même fait
des amis de randonnées. De plus, elle avait découvert
des soins identiques à ceux qu’elle avait
eu en thalasso il y a deux ans. Je ne pouvais qu’être
interpellée et je n’ai pas eu de mal à
obtenir de ces Brivistes l’adresse de ce lieu
apparemment magique pour ces jeunes retraités.
Créer dans une agglomération de 80 000
habitants, un institut de Prévention-Santé
par l’eau et le mouvement sur une superficie de
1500 m2 (investissement proche de 2 millions d’euros),
c’est l’idée un peu folle qu’ont
eu 3 kinésithérapeutes de Brive la Gaillarde.
Au premier coup d’œil, pour la parisienne
habituée aux salles de la capitale, je fus un
peu surprise. A la sortie de la ville, un cube et une
entrée simple, un parking facile d’accès
et gratuit et un accueil qui n’a pas à
pâlir devant les halls d’accueil des grands
noms de la remise en forme. Le sourire et l’accueil
chaleureux de l’hôtesse ont fini par m’inciter
à rencontrer et à vouloir en savoir plus.
C’est ainsi qu’une fois installée
dans un salon-bar convivial, un homme en peignoir blanc
m’a fait les honneurs de la maison. |
Daniel DELPY :
Ce centre est le fruit d’une collaboration heureuse
de trois kinésithérapeutes Alain Golfier,
Gilbert Fauré et moi-même. Installés
depuis plus de 20 ans dans nos cabinets libéraux respectifs,
nous avions, chacun de notre côté, déjà
mis en place des activités de prévention hors
convention essentiellement sous forme de cours de gym préventive
et éducative ainsi que des soins esthétiques
et de bien-être (Cellu M6, massage californien etc.)
et l’idée de créer un lieu spécifique
permettant une approche plus globale de la prévention
a progressivement vu le jour dans notre imaginaire puis dans
sa réalisation jusqu’à l’ouverture
de VITHALIA en Mai 1999.
Marthe BENA :
Un espace de remise en forme géré par des kinésithérapeutes,l’idée
est intéressante mais pourquoi faire du différent
et pour qui ?
D.D. :
Vithalia est un institut de prévention par l’eau
et le mouvement et comme l’indique notre logo, Vithalia
prend soin de vous. Nous avons construit le concept de cet
institut en cherchant à conjuguer l’accueil,
l’écoute, le conseil et l’encadrement de
clients et non plus de patients. Lorsqu’ils rencontrent
un kinésithérapeute à Vithalia, celui-ci
leur propose des solutions adaptées à leurs
demandes grâce à un plateau technique très
complet et des compétences professionnelles dans le
domaine de la prévention et du bien-être afin
d’aider chacun à être et à rester
en bonne santé le plus longtemps possible.
On vient chez nous parce qu’on a 16 ans, un problème
de surpoids et qu’on veut faire une activité
physique adaptée ; on vient chez nous parce qu’on
a 45 ans, une vie professionnelle intense, des douleurs au
dos et qu’on voudrait un soin relaxant et peut-être
apprendre à se relaxer ; on vient chez nous parce qu’on
a 75 ans, plus de difficulté pour monter ses escaliers,
quelques douleurs dans les articulations et on voudrait un
programme pour rester en forme.Voici quelques exemples mais
je pourrais vous parler aussi des problèmes de madame
et sa culotte de cheval, de monsieur qui vient d’arrêter
de fumer et ne veut pas grossir etc.
Comme vous le voyez, la cible de clientèle est très
large mais globalement la notion de prévention-santé
concerne principalement la tranche d’âge 40 –
65 ans avec une légère dominante féminine
même si les choses sont en train d’évoluer
rapidement chez les messieurs aussi bien au niveau des soins
que des activités physiques.
Une
bonne visite vaut mieux que de longsdiscours, Daniel
DELPY m’entraîne dans les 1500 m2 de son
centre et m’explique… |
D.D.
:
L’institut comprend 3 secteurs, un secteur esthétique
et bien-être, un secteur hydrothérapie
et un secteur activités physiques. Dans chaque
secteur nous avons des équipements de pointe
ayant prouvé leur efficacité :
- Le Cellu M6 pour le traitement et la prévention
de la cellulite.
- Le Lift 6 pour le traitement et la prévention
de l’apparition des rides sur le visage.
Le
secteur hydrothérapie comprend d’une part
l’ensemble des équipements d’hydrothérapie
(douche à affusion, douche à jet, baignoire…)
mais aussi un parcours de détente aquatique avec
bassin, jacuzzi, hammam. Pour le secteur activité
cardio training et renforcement musculaire, nous sommes
équipés d’un matériel très
pointu (Technogym) garantissant un contrôle et
un suivi indispensable pour effectuer un travail de
prévention de qualité dans le domaine
cardio-vasculaire. |
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M.B.
: Vos confrères se plaignent
de la concurrence déloyale que leur font certains
professionnels de l’esthétique ou de la
forme, de ne pas pouvoir évoluer, progresser,
la source kinésithérapique semblerait
se tarir, votre concept serait-il une opportunité
de diversification de l’activité thérapeutique
et de consolidation de la clientèle ?
D.D. :
Il y a maintenant quatre ans que notre institut fonctionne
et on peut parler de réussite. Nos débuts
ont été un peu laborieux, avec pas mal
de remise en question, car malgré le potentiel
de clientèle que nous possédions déjà,
il a été difficile d’imposer ce
nouveau concept et de communiquer auprès du grand
public sur quelque chose d’inconnu, sans être
assimilés aux clubs de gym existants. |
Le scepticisme qui a prévalu à l’ouverture
de notre structure, tant dans le milieu médical qu’en
dehors, a laissé place à la curiosité,
puis à l’envie et enfin à la reconnaissance.
En fait, il s’agissait pour nous aussi, d’apprendre
de nouveaux métiers : la communication, le marketing,
le management… Il fallait être créatif,
innovant tout en restant fidèle à notre ligne
directrice. Alors qu’il est vrai qu’en kinésithérapie,
la tendance est plutôt d’être réactionnaire.
Bien sûr, nous avons eu des moments de doute ; et dans
ces périodes de doute, la tentation a été
grande à certains moments de revenir aux standards
des clubs de gym avec moniteurs de sport, cours de fitness,
de biking etc. Finalement nous avons tenu bon, nous sommes
restés fidèles à nos convictions kinésithérapiques
d’un concept de Prévention-Santé-Bien-Être
et nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons eu raison.
M.B. :
Je vous ai découvert par hasard, est-ce que je reviendrai
(parce que j’ai entendu parler de vous) ?
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D.D.
: L‘avenir, c’est d’abord
confirmer ce départ réussi et pour cela
rester attentif aux attentes des gens, toujours être
à la pointe de l’innovation.
Mais notre objectif est aussi de pouvoir démontrer
l’efficacité de notre travail aussi bien
auprès des organismes sociaux que des mutuelles,
démontrer que la prévention santé
bien faite peut générer des économies
substantielles et s’appuyant sur ces résultats,
obtenir de la part des mutuelles la prise en charge,
au moins partielle, de nos activités.
Nous sommes, à l’heure actuelle, en train
de mettre en place cette évaluation.Enfin mon
dernier souhait serait de voir davantage de confrères
s’impliquer dans le domaine de la prévention
et nous sommes prêts à les accueillir,
leur présenter notre structure et leur parler
de notre expérience. |
Toutes
les études l’annoncent, à côté
des problèmes de dos qui ont marqué la
fin du 20ème siècle, le 21ème sera
celui des maladies cardio-vasculaires, de l’obésité
avec ses prolongements : diabète, hypertension...,
si l’on ajoute à cela le souhait de chacun
de vivre plus longtemps et en bonne santé. Il
y a un large potentiel à développer dans
ce domaine, mais, là encore, ne laissons pas
la place à d’autres, bien moins compétents
que nous. Déjà commence à apparaître
le mot santé dans les publicités des clubs
de gym ou associations de gym volontaire. Il convient
de rappeler que le Ministère de la jeunesse et
des sports est le Ministère de rattachement des
moniteurs et des éducateurs sportifs, alors que
notre Ministère est celui de la santé.
On pourrait lever nos boucliers et partir aussi en croisade
juridico-médiatique qui ne servirait pas à
grand chose, nous pensons qu’il vaut mieux arrêter
de penser uniquement soins curatifs, le préventif
santé existe aussi, nous l’avons rencontré. |
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Vous
souhaitez rencontrer ces trois confrères,
échanger avec eux, en savoir plus
VITHALIA
22, avenue du progrès
19360 MALEMORT
Tél. : 05 55 92 29 22 |
Crédit photos : Alexis |
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