Concernant
le personnel, nous employons aujourd’hui au sein des
différentes sociétés du groupe, 160
salariés répartis principalement sur 3 sites
Paris, Montpellier et Aix-en-Provence.
Notre résultat net prévisionnel consolidé
part du groupe 2005 s’établit à environ
6,5 %, soit 1 000 000 d’Euros.
Aujourd’hui, le groupe Planet Fitness,
au travers de ses filiales, s’est spécialisé
dans la formation et l’assistance auprès des
clubs sportifs et de fitness en se dotant de compétences
dans 4 métiers :
1/ le Contrôle de Gestion
/ Finance et Comptabilité
2/ la Vente
3/ le Produit sportif
4/ le Marketing / la Communication
Nos objectifs sont de pouvoir répondre, par un contrat
d’assistance ou des formations aux clubs de fitness
qui ont des besoins dans l’un ou dans plusieurs de
ces 4 métiers. Nous avons, dans 2 métiers
sur 4, acheté de la compétence à l’étranger
(cours Les Mills de Nouvelle Zélande) et les techniques
de vente Impact Training (programme de formation aux techniques
de vente spécifiques au métier du Fitness,
mise en place par une équipe australienne et anglaise).
Michel
PAJOL : Pourriez-vous faire un point,
à ce jour, sur la reprise des clubs à Paris
?
Alain
BARASZ : Notre cœur de métier
étant d’apporter un certain nombre de services
aux clubs de Fitness, cela ne nous prédestinait pas
à exploiter un grand nombre de clubs de Fitness en
gestion directe.
Le Groupe Planet Fitness était seulement
propriétaire du club Espace Vit’Halles
de Paris, place Beaubourg, créé en
1983 par Monsieur et Madame ANDANSON. Ce
club a toujours été à l’avant-garde
du Fitness français et sert toujours de référence
à un grand nombre d’enseignants qui fréquentent
ce club mythique.
Espace Vit’Halles était vraiment
la vitrine du Groupe Planet Fitness et
le reflet de la mise en place de toutes les compétences
qui sont aujourd’hui commercialisées par le
groupe.
L’opportunité soudaine de nous porter candidat
à la reprise de plusieurs établissements parisiens
de l’ancienne chaîne Gymnasium
est intervenue au moment où un certain nombre de
clubs de Fitness de Province ont été mis en
liquidation judiciaire. Ces mises en liquidation judiciaire
ont atteint notre capital, (Compagnie Bleue et Gymnasium
le même jour) et notre Comité de Direction
a décidé de relever le grand défi qui
est de rendre ces clubs profitables, alors qu’ils
ne l’étaient plus depuis longtemps et ont subi
pour la plupart deux liquidations judiciaires en 2 ans.
Nous pensons que nous avons en interne suffisamment de compétences
pour nous engager à remettre de l’ordre dans
ces clubs, en apportant un véritable produit Fitness
qui saura, nous l’espérons, enthousiasmer les
parisiens.
Après avoir fait partie des 28 candidats de la reprise,
puis des 6 finalistes, le Tribunal de Commerce de Paris
nous a donné la préférence, ainsi qu’à
notre confrère, Monsieur Franck KOUTCHINSKY
du Club Montmartrois pour l’établissement
du XVIIIème, compte tenu de nos engagements communs,
pour accueillir, dans son centre et dans les nôtres,
la totalité des anciens adhérents Gymnasium
qui avaient encore un contrat en cours à la date
de la cession (15 000 adhérents).
C’est dans ces conditions que nous avons été
amenés à mettre en oeuvre un plan de reprise
pour ces clubs qui se résume en 4 points :
1/ Rouvrir les installations et effectuer
une mise aux normes techniques,
2/ Remettre au travail les 73 salariés que nous avons
repris en les affectant à des postes définis
et en mettant en place un plan de formation pour chacun
d’entre eux.
3/ Accueillir dans les meilleures conditions, les anciens
adhérents qui ont été floués
par la ou les anciennes sociétés successives
en mettant en place à leur attention un produit irréprochable
afin de bien positionner notre volonté et notre professionnalisme.
4/ Fixer clairement les objectifs et la stratégie
de l’entreprise en responsabilisant et en motivant
l’ensemble du personnel.
5 mois après le début de la reprise, le personnel
était au travail avec beaucoup de motivation et un
grand sens des responsabilités, l’ensemble
du parc de tout le matériel était en fonction.
Tous les travaux se sont terminés cet l’été,
l’organisation informatique et administrative est
parfaitement en place et l’encadrement opérationnel
pour assurer les objectifs de la rentrée et ceux
de cette fin d’année 2004.
Michel
PAJOL : Comment les adhérents
ont-ils vécu cette reprise ?
Alain
BARASZ : Pour la plupart d’entre
eux et après avoir pris certains renseignements,
ils ont très bien accueilli l’enseigne Vit’Halles.
Concernant les modalités de reprise d’abonnement,
nous avons petit à petit transformé les anciens
contrats repris en contrats Vit’Halles et nous avons
remis à l’ensemble de ces adhérents
une carte de membre avec photo personnalisée qui
leur permet de profiter des divers clubs.
Très rapidement, les adhérents se sont rendus
compte des efforts que nous avons déployés
pour la remise en état des matériels et la
remise en service des piscines, comprenant que les travaux
entrepris, s’ils provoquaient une gêne provisoire,
ne pouvaient que leur permettre d’avoir une salle
dédiée au RPM et des vestiaires séparés
tout neufs.
Nous avons réglé certains litiges avec les
adhérents concernant notamment ceux qui n’avaient
plus de contrat, plus de carte de membre et qui, par ailleurs
étaient eux-mêmes en conflit avec l’organisme
financier Financo, qui avait financé leur abonnement
auprès de Gymnasium.
Nous ne sommes pas favorables à l’utilisation
du crédit à la consommation pour le financement
des contrats de membre d’un club de fitness, de même
que nous ne sommes pas favorables à la vente d’abonnements
de longue durée. Ces deux raisons nous ayant conduits
à mettre en place, comme dans les pays anglo-saxons,
la vente d’abonnements payables chaque mois par prélèvement
automatique pouvant être interrompu à tout
moment par simple courrier.
Michel
PAJOL : Quelle est votre stratégie
de développement pour faire évoluer le produit
?
Alain
BARASZ : Le taux de fidélisation
des membres d’Espace Vit’Halles Beaubourg
est de 68 %. Chaque année, nous réalisons
auprès d’un échantillon représentatif
de notre clientèle, une enquête de satisfaction
nous permettant d’analyser les demandes et les comportements
de nos adhérents.
En réponse à cette enquête, nous prenons
l’engagement de répondre et de mettre en place,
ce qui apparaît comme fondé dans l’intérêt
de nos adhérents.
Notre stratégie concernant les nouveaux clients acquis
est la même. Nous souhaitons que les membres soient
fidélisés grâce à des établissements
bien tenus et un produit qui correspond aux attentes des
clients c’est-à-dire qui réponde à
3 critères :
1/ le produit doit être simple,
2/ le produit doit être ludique,
3/ le produit doit donner des résultats.
Lorsque l’on a répondu à cette problématique,
il n’y a pas de raison que les clients nous quittent.
L’ensemble de nos clubs pratiquent tous les programmes
Les Mills ((RPM, Body Attack, Body Combat, Body Pump, Body
Step, Body Jam, Body Balance et l’Aqua Dynamic).
Ce qui a fait considérablement évoluer le
produit auprès des anciens adhérents qui nous
ont largement encouragés et félicités
pour cette démarche qui va dans le sens de la fidélisation.
C’est également pour renouer avec la confiance
des membres envers nos clubs de fitness que nous nous interdisons
de proposer des crédits à la consommation
et des durées longues d’abonnement, considérant
que c’est à nous de démontrer que notre
produit est suffisamment attractif pour que des gens qui
s’abonnent sur des courtes durées, reconduisent
tacitement leur abonnement, de mois en mois et, nous l’espérons,
d’année en année.
Concernant nos tarifs, pour les clients qui choisissent
de s’inscrire pour un mois tacitement reconductible,
nous nous engageons à ne jamais augmenter la mensualité
qui est prélevée sur le compte du client,
tant qu’il n’y a pas d’impayés
sur ces prélèvements et qu’il y a continuité
de l’abonnement.
Nous voulons en effet privilégier des relations de
confiance et de fidélité avec nos clients.
Toujours avec la même volonté de faire évoluer
notre produit, nous avons mis en place pour chaque club,
la possibilité pour nos membres d’être
suivis dans le cadre de cours particuliers, avec des professeurs
qui ont été formés spécialement
comme Personal Trainer. Ce service est bien sûr facturé
au client.
Enfin, pour ce qui est du parc de machines (musculation
et cardio-training), nous sommes équipés à
90 % de matériel Technogym haut
de gamme et nous renouvelons chaque année un tiers
du parc des machines, ce qui nous permet d’avoir en
permanence des équipements dernière génération.
Michel
PAJOL : Sentez-vous une évolution
dans l’attente de la clientèle ? Est-elle plutôt
sportive, prévention, santé, cocooning…
?
Alain
BARASZ : La clientèle, d’une
manière générale, est de plus en plus
attentive aux prestations qui lui sont proposées,
ce qui est parfaitement justifié. Il est donc indispensable
que l’ensemble des produits proposés puissent
correspondre aux attentes parfois différentes de
nos clients.
La grande majorité des membres fréquentent
nos centres afin d’une part, d’obtenir des résultats
par rapport à leurs attentes personnelles et d’autre
part, trouver un lieu de convivialité et de bien-être
avec la possibilité d’être suivi par
un professeur particulier, par un kinésithérapeute
ou de poursuivre un certain nombre de soins (Cellu M6, Power
Plate, massages, balnéothérapie, etc.).
Notre mission est donc d’apporter à chacun
la solution à ses attentes, afin que chaque personne
puisse se reconnaître dans le produit présenté
et de devenir un membre fidèle. Si l’on devait
noter une évolution particulière, nous pourrions
dire qu’il y a véritablement une prise de conscience
de devoir pratiquer une activité sportive, afin d’être
mieux dans son corps, mieux dans sa tête et donc mieux
dans sa vie. Cette évolution sensible n’est
pas liée à un phénomène de mode,
mais un phénomène de santé publique,
qui doit être traité par la prévention.
On peut noter également une évolution considérable
dans le déroulement et le contenu des cours de fitness,
qui sont devenus, grâce aux produits Les Mills,
beaucoup plus attractifs, car ce sont des cours simples
et accessibles à tous, particulièrement ludiques,
grâce à l’animation de ces cours et qui
permettent d’obtenir des résultats.
Les cours d’abdos-fessiers, bodysculpt… sont
aujourd’hui dépassés, laissant la place
à des machines sophistiquées, et à
des cours collectifs Les Mills.
Michel
PAJOL : Votre référence
Espace Vit’Halles à Paris vous incite-t-elle
à essayer de vous implanter en Province ?
Alain
BARASZ : Notre vocation n’est
pas de développer un réseau de franchises
ou de salles exploitées en gestion directe, en dehors
de Paris. Notre seule volonté est de faire de nos
clubs Espace Vit’Halles parisiens des clubs pilotes
représentant l’ensemble des métiers
du groupe. Notre stratégie de développement
ne prévoit pas d’implantation en province,
ni la création ou le maintien de franchisés.
Michel
PAJOL : Il semblerait que la formation
professionnelle, l’encadrement technique vous tiennent
particulièrement à cœur. Pourquoi ?
Alain
BARASZ : Comme nous l’avons déjà
évoqué précédemment, notre cœur
de métier est basé sur la formation professionnelle
dans toutes les activités nécessaires à
l’exploitation profitable d’un club de fitness.
Nous considérons que, depuis trop longtemps, le métier
d’entrepreneur, de chef d’entreprise, dans les
métiers du fitness, était parfois pratiqué
par des personnes inexpérimentées. Comme chacun
le sait, ces attitudes ont conduit à de multitudes
liquidations judiciaires, disparitions d’enseignes
et aujourd’hui notre métier est particulièrement
mal ressenti dans les médias et dans le secteur bancaire,
en particulier.
Il nous paraît indispensable de professionnaliser
notre métier en mettant en place de la formation
professionnelle, dans les techniques d’enseignement,
en complément des brevets d’Etat, délivrés
par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, mais
également dans les techniques de vente, techniques
de gestion et dans l’approche marketing.
En Angleterre, il existe 7 groupes importants dans le secteur
du fitness, cotés à la bourse de Londres et
comportant de gros investisseurs.
En France, nous devons nous attacher à reconstruire
l’image de notre métier, afin d’intéresser
et amener de grandes entreprises ou des institutionnels
à investir davantage dans les métiers du sport
et de la santé.
Si l’encadrement et la formation nous tiennent beaucoup
à cœur, c’est dans le but de sensibiliser
nos confrères afin de tout mettre en œuvre pour
que notre métier soit bien exercé et devienne
profitable pour tous.
Michel
PAJOL : Votre nouveau slogan est : «
le fitness a changé ». Pourriez-vous nous dire
en quoi il a changé ?
Alain
BARASZ :« Le fitness a changé
». L’attente de la clientèle s’est
faite beaucoup plus précise.
Exemple :
Le matériel : les pratiquants veulent utiliser les
meilleures machines du moment.
En matière de cours collectifs, plus de 10 000 clubs
dans le monde enseignent les cours Les Mills.
Le succès indiscutable de ce développement
mondial démontre que d’une manière générale,
il n’appartient plus à chaque professeur de
créer son cours, de choisir sa musique et d’inventer
à lui seul un cours complet, les musiques des cours
Les Mills sont choisies par des musiciens professionnels,
les chorégraphies sont créées par les
meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline,
l’ensemble étant encadré par des équipes
médicales et faisant l’objet de tests approfondis,
avant d’être exportés dans le monde entier.
On ne demande plus au professeur d’être un créateur,
de choisir les musiques, on lui demande d’être
un acteur, un répétiteur, il va devoir animer
le cours Les Mills qu’il aura appris.
Les clients auront ainsi la sécurité de suivre
une chorégraphie parfaite, sur une musique bien choisie.
Ces cours répondent parfaitement aux 3 critères
essentiels de notre métier : simple, ludique et donnant
des résultats.
En 1990, Christophe ANDANSON a été
le premier à importer le step Reebok
des Etats-Unis. Aujourd’hui, tous les clubs français
pratiquent le step.
Depuis 1997, Christophe ANDANSON distribue,
à travers Les Mills France, les
cours Body Training System et 636 clubs
en France reproduisent ces cours chaque jour, tandis que
près de 3000 professeurs se forment chaque trimestre
sur les nouvelles chorégraphies, afin d’apporter
en permanence de la nouveauté pour les cours.