Bientôt
la cinquantaine !
Les « pourquoi
cours-tu encore ? » ou les « mais tu vas te fatiguer
! » d'une maman qui en sera toujours une, fusent régulièrement.
Qu'est-ce qui peut bien pousser un ex-athlète de haut niveau
de continuer à participer à des compétitions
?
Est-ce un besoin perpétuel
de reconnaissance signe de narcissisme du sportif de haut niveau
ou pour les quelques primes à ramasser dans la catégorie
vétéran ?
Je me passe de l'avis du psy et de son divan. Vivre ma PASSION
sera ma réponse. COURIR est ma vie. J'aime m'entraîner,
ressentir encore des sensations de bien-être que me procure
mon corps, vieille machine bien huilée que je maîtrise
parfaitement…Endorphines diront certains ! J'aime la compétition,
sentir mes forces décuplées dès le dossard
accroché sur ma poitrine, et tel un vieux baroudeur faire
parler des années de pratique « l'expérience
» pour compenser ma perte de vitesse.
Le vrai déclin
s'est ressenti vers les 43 ans, le port de lunettes fut un premier
indicateur ! En vieillissant l'homme s'assèche, la fonte
musculaire est irrémédiable. La perte de puissance
dans les cuisses se traduit par des foulées plus courtes,
moins dynamiques et par conséquence par quelques secondes
perdues à chaque kilomètre parcouru pour un même
effort donné. Une légère baisse du rythme
cardiaque, un moteur diesel, des muscles réfractaires à
toute accélération violente sont autant de symptômes
à prendre en compte dans la composante de l'entraînement.
Je ne peux plus progresser, je le sais !
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Mes
records seront désormais à vie.
J'essaie seulement de freiner la régression : Comment
? Endurant je suis, endurant je resterai.
A quoi
bon entasser les kilomètres à l'entraînement.
Un seul long footing par semaine de plus d'une heure, les
autres seront de 45' à 50'. Une sortie à vélo
si possible les lendemains de compétitions pour éviter
de nouveaux traumatismes.
De la
musculation légère et dynamique : plusieurs
séries de demi squats à 35 kg par ex. répétées
régulièrement pour atténuer cette fonte
musculaire. Abdominaux et étirements obligatoires
pour essayer de garder un semblant de souplesse.
Accélérations
sur pelouse sur des longueurs de terrain de foot pour la
technique de course et l'amplitude de foulée. Enfin
et surtout une séance de qualité hebdomadaire,
appelée VMA « vitesse maximale aérobie
», travail de fractionné autour d'une piste
pour conserver au mieux des capacités cardio-pulmonaires.
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Dominique CHAUVELIER
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PALMARES
SPORTIF :
• 4 titres de champion de France de marathon
1981.90.91.93
• Champion de France semi-marathon 1990
• 3ème championnats d'Europe 1990
• Sélectionné Olympique
1992
• 30 sélections Equipe de France
: Cross, Route et 1000m
RECORDS
PERSONNELS :
• 10km : 28'50 / semi-marathon :1h2'38''
/ Marathon : 2h11'24''
Catégorie
vétéran :
• Vainqueur Marathons : New-York 96 -
Boston 97 - Chicago 97
• Record vétéran: 2h16'35''
Paris 96 |
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LA séance
qui me permet d'entretenir au mieux mes qualités pédestres
et de damer encore et parfois le pion à quelques jeunes.
Un ou deux jours sans
sport permettent à l'organisme d'assimiler les efforts
qui lui sont encore demandés. De bonnes nuits de sommeil,
une bonne hydratation, une alimentation saine avec apport protéinique
pour le reconstituant musculaire. Quelques soins de corps : massage,
bains, saunas … mais le principal carburant sera toutefois
le mental, l'envie et le savoir profiter de la vie car elle est
trop belle.
Le « tu ne fais
pas ton âge! » sera le plus beau compliment pour mon
ego, merci la course à pied !
Crédit
Photo : DOMINIQUE CHAUVELIER